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Panorama des conventions Enseignement agricole privé (OEFMT)
Convention collective Enseignement agricole privé (OEFMT)

Mis à jour le 23 février 2026

Convention collective Enseignement agricole privé (OEFMT) - IDCC 7520

Cette page présente un résumé des dispositions générales de la convention collective Etablissements d'enseignement et organismes de formation aux métiers du territoire (OEFMT). Le contenu est conçu à partir des conventions collectives des Éditions Tissot.

Qu'est ce que la convention collective Enseignement agricole privé (OEFMT) ?

Vous travaillez dans un établissement scolaire agricole sous statut privé ? Votre quotidien professionnel est encadré par un texte spécifique qui définit vos droits et obligations. Cette convention s’applique à l’ensemble des salariés évoluant dans ce secteur particulier : enseignants, personnel administratif, agents d’entretien ou encore responsables pédagogiques.


Concrètement, ce document fixe les règles du jeu entre employeurs et employés dans l’univers de la formation agricole privée. Salaires minimums, congés, classifications des postes, conditions de rupture du contrat : tout y est détaillé. L’objectif ? Garantir un cadre harmonisé pour tous les établissements concernés, tout en tenant compte des spécificités de l’enseignement agricole.

Contrat de travail

Période d’essai

Lorsque vous intégrez un établissement d’enseignement agricole privé ou un organisme de formation aux métiers du territoire, votre contrat débute généralement par une période d’essai. Cette phase permet à l’employeur comme au salarié de vérifier que le poste correspond bien aux attentes de chacun. La durée varie selon votre catégorie professionnelle et offre à chacun la possibilité de se rétracter sans justification particulière.
 

Catégorie professionnelleDurée de la période d’essai
Ouvriers et employés2 mois
Agents de maîtrise et techniciens3 mois
Cadres4 mois

bon à savoir

Pour les contrats à durée déterminée (CDD), la période d’essai suit les règles fixées par le Code du travail, qui prévoient des durées proportionnelles à la longueur du contrat.

Régimes applicables

La convention collective OEFMT distingue clairement trois grandes catégories de salariés : les ouvriers et employés, les techniciens et agents de maîtrise, ainsi que les cadres. Chaque catégorie bénéficie de droits spécifiques, notamment en matière de rémunération, de préavis et d’indemnités. Les salariés relevant de cette convention profitent également des accords interbranches des établissements d’enseignement privés, notamment pour la prévoyance, la complémentaire santé et la formation professionnelle. Votre classification professionnelle détermine votre indice de rémunération de base, auquel s’ajoutent des points liés à votre ancienneté et à vos critères classants. Ces éléments composent votre salaire annuel brut, calculé en multipliant l’ensemble de ces indices par la valeur du point conventionnel, fixée à 19,94 euros et réévaluée chaque année.

  • Catégorie 1 : ouvriers et employés (indice de base 850)
  • Catégorie 2 : techniciens et agents de maîtrise (indice de base 880)
  • Catégorie 3 : cadres (indice de base 950)

Chaque catégorie bénéficie également de taux d’ancienneté progressifs qui viennent majorer l’indice de rémunération au fil des années de service.

Temps de travail

Durée du travail

La convention collective de l’enseignement agricole privé fixe des règles claires pour protéger votre équilibre professionnel. Votre journée ne peut excéder 10 heures de travail effectif, sauf dérogations spécifiques. Pour les salariés en travail de nuit, cette limite peut être portée à 12 heures dans certaines conditions.

  • Repos quotidien : vous bénéficiez d’au moins 12 heures consécutives entre deux journées de travail (réduit à 9 heures pour le travail de nuit)
  • Repos hebdomadaire : un minimum de 24 heures consécutives, incluant généralement le dimanche, auquel s’ajoute votre repos quotidien
  • Durée annuelle : pour les salariés en aménagement du temps de travail, au moins 2 semaines non travaillées sont garanties par période de référence

Aménagements du temps de travail

La convention prévoit une organisation flexible du temps de travail, particulièrement adaptée au rythme de l’enseignement agricole. Les salariés peuvent bénéficier d’un aménagement sur l’année, permettant d’alterner périodes de forte activité et périodes plus calmes. Cette organisation garantit néanmoins des semaines de repos supplémentaires, appelées ""semaines à 0″", qui s’ajoutent à vos congés payés légaux.

Jours travaillés

Le travail dominical suit des règles précises selon votre contrat. Si le dimanche fait partie de votre service habituel prévu contractuellement, aucune majoration n’est due. En revanche, lorsque vous travaillez exceptionnellement un dimanche, vous recevez une indemnité de 50 % en plus de votre rémunération normale, ou vous pouvez opter pour un repos compensateur équivalent à 1,5 heure par heure travaillée.

Heures supplémentaires

Le contingent annuel d’heures supplémentaires s’élève à 220 heures. Ces heures sont rémunérées selon la législation en vigueur et peuvent, avec votre accord, être remplacées par un repos compensateur sans impact sur le contingent. Au-delà de ce seuil, toute heure supplémentaire effectuée ouvre automatiquement droit à un repos compensateur, conformément aux règles légales.

  • Dans la limite du contingent : l’employeur peut demander des heures supplémentaires après information du CSE
  • Au-delà du contingent : l’employeur privilégie le volontariat après avis du CSE
  • Compensation : paiement majoré ou repos compensateur selon les modalités convenues

Régimes spécifiques

Certains salariés peuvent conclure une convention de forfait en jours sur l’année, fixée à 218 jours incluant la journée de solidarité. Ce dispositif concerne les cadres autonomes dans l’organisation de leur emploi du temps, ainsi que les salariés disposant d’une réelle autonomie et dont la durée de travail est difficilement quantifiable. Des conventions en jours réduits peuvent également être négociées selon les besoins de chacun.

bon à savoir

Si vous êtes soumis à un aménagement du temps de travail sur l’année, vous pouvez demander à votre employeur de renoncer à vos semaines non travaillées garanties, mais cette demande nécessite son acceptation et ne peut vous être imposée.

Rémunération et avantages

Salaire

La rémunération au sein de cette convention s’articule autour d’un système de points qui prend en compte plusieurs dimensions de votre parcours professionnel. Chaque salarié se voit attribuer un indice de catégorie selon sa classification, auquel s’ajoutent des points liés à l’ancienneté et aux critères classants, notamment le nombre de semaines de congés payés supra-légales. Le tout est ensuite multiplié par la valeur du point, fixée à 19,94 euros et revalorisée automatiquement de 0,25 % chaque 1er septembre depuis 2023.
 

Valeur du point19,94 euros
Revalorisation annuelle0,25 % chaque 1er septembre depuis 2023
Formule de calcul(Indice de catégorie + Points d’ancienneté + Points congés payés + Points critères classants) × Valeur du point

bon à savoir

Plus vous bénéficiez de semaines de congés supplémentaires, moins vous cumulez de points sur ce critère, ce qui permet un équilibrage entre temps de travail et rémunération.
CatégorieClassificationIndice de base
Catégorie 1Ouvriers et employés850
Catégorie 2Techniciens et agents de maîtrise880
Catégorie 3Cadres950

Primes et indemnités

En cas de rupture du contrat, des indemnités spécifiques s’appliquent selon les circonstances. Pour un licenciement, vous percevez un quart de mois par année d’ancienneté durant les dix premières années, puis un tiers au-delà. Cette indemnité est bonifiée d’un demi-mois supplémentaire par tranche de cinq ans pour les licenciements économiques ou pour inaptitude. Le départ volontaire à la retraite ouvre droit à une compensation progressive allant d’un demi-mois à deux mois et demi selon vos années de présence.
 

AnciennetéIndemnité de départ à la retraite
Jusqu’à 6 ans½ mois
Jusqu’à 12 ans1 mois
Jusqu’à 18 ans1 mois et demi
Jusqu’à 24 ans2 mois
Jusqu’à 30 ans2 mois et demi

Évolutions

Votre rémunération progresse naturellement avec l’ancienneté grâce à un système de taux appliqués à votre indice de catégorie. Ces taux varient selon votre classification professionnelle : les ouvriers et employés bénéficient d’une progression plus rapide en début de carrière, tandis que les techniciens et cadres connaissent une évolution plus modérée mais constante. Au-delà de la simple ancienneté, les critères classants vous permettent de valoriser votre autonomie, votre expertise technique, vos compétences pédagogiques ou encore votre capacité à manager des projets ou des équipes, offrant ainsi de véritables leviers d’évolution salariale tout au long de votre parcours.

Congés et absences

Congés payés

Les salariés bénéficient des dispositions légales en matière de congés annuels. Pour ceux dont le temps de travail s’organise sur l’année, qu’ils soient à temps plein ou partiel, une garantie supplémentaire s’applique : au moins deux semaines non travaillées par période de référence, appelées « semaines à zéro ». Cette règle peut toutefois être aménagée si vous en faites la demande et que votre employeur y consent.

Congés spécifiques

La convention ne détaille pas les congés pour événements familiaux, mais le Code du travail fixe des durées minimales obligatoires. Vous disposez ainsi de jours d’absence rémunérés lors de moments importants de votre vie personnelle.

bon à savoir

En cas de décès d’un enfant de moins de 25 ans, vous bénéficiez de 7 jours d’absence, auxquels s’ajoutent 8 jours supplémentaires de congé de deuil.
Mariage ou PACS du salarié4 jours
Mariage d’un enfant3 jours
Naissance ou adoption d’un enfant3 jours
Décès d’un enfant7 jours
Décès du conjoint, partenaire de PACS ou concubin5 jours
Décès du père ou de la mère4 jours
Décès du beau-père ou de la belle-mère4 jours
Décès d’un frère ou d’une sœur4 jours
Survenue d’un handicap chez son enfant2 jours

Maladie et prévoyance

En cas d’absence pour maladie, vous devez informer votre employeur dans les plus brefs délais. Un certificat médical précisant les dates de l’arrêt devra être transmis sous 48 heures, tant à votre structure qu’à la sécurité sociale. Cette même procédure s’applique en cas de prolongation.


Lorsqu’il s’agit d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle, les règles diffèrent avantageusement. Le versement d’un complément de salaire intervient dès le premier jour, sans condition d’ancienneté ni délai de carence. Cette disposition vous garantit une protection immédiate face aux aléas professionnels.


Pour les autres situations d’absence liées à la santé, la convention renvoie aux accords interbranches des établissements d’enseignement privés. Ces textes organisent notamment les garanties en matière d’invalidité et d’incapacité, assurant une couverture adaptée à votre situation personnelle.

bon à savoir

Les salariés bénéficiant d’un congé maternité, d’adoption ou de paternité et d’accueil de l’enfant peuvent prétendre, après six mois de présence continue, à une indemnité compensant la fraction de salaire net non prise en charge par la sécurité sociale pendant toute la durée légale de l’arrêt.

S’agissant de la prévoyance complémentaire et de la mutuelle, votre affiliation s’effectue via les dispositifs collectifs prévus par les accords interbranches EEP prévoyance et EEP santé. Ces régimes obligatoires offrent des garanties étendues couvrant les risques liés à la santé, l’invalidité et le décès, vous assurant ainsi qu’à vos proches une sécurité financière en cas de coup dur.

Fin de contrat

Rupture du contrat

La relation de travail peut prendre fin de plusieurs manières. Vous pouvez décider de démissionner, votre employeur peut procéder à un licenciement, ou encore vous pouvez convenir ensemble d’une rupture conventionnelle. Le départ à la retraite, qu’il soit volontaire ou à l’initiative de l’employeur, constitue également une forme de rupture. Chaque mode de séparation obéit à des règles spécifiques en matière de préavis et d’indemnités. La faute grave ou lourde du salarié entraîne des conséquences particulières, notamment la suppression du préavis et des indemnités de licenciement.

Préavis de licenciement

Lorsque votre employeur souhaite mettre fin à votre contrat, il doit respecter une durée de préavis qui varie selon votre catégorie professionnelle et votre ancienneté. Cette période permet d’organiser votre départ et de rechercher un nouvel emploi. Voici les durées applicables :

  • Cadres : 3 mois de préavis, quelle que soit l’ancienneté
  • Autres catégories (employés, ouvriers, techniciens, agents de maîtrise) : 1 mois si vous avez moins de 2 ans d’ancienneté, 2 mois à partir de 2 ans d’ancienneté
  • Exception : en cas de faute grave ou lourde, aucun préavis n’est dû

bon à savoir

Si vous souhaitez partir plus rapidement, vous pouvez demander à votre employeur de réduire la durée du préavis. Cette dispense reste soumise à son accord et ne doit pas perturber le bon fonctionnement du service.

Indemnités de licenciement

En cas de licenciement, vous avez droit à une compensation financière dont le montant progresse avec votre ancienneté. Cette indemnité est calculée sur la base de votre salaire mensuel et peut être majorée dans certaines situations. Les modalités de calcul sont les suivantes :

  • Moins de 10 ans d’ancienneté : 1/4 de mois de salaire par année dès la première année
  • À partir de 10 ans : 1/3 de mois de salaire par année supplémentaire
  • Majoration spécifique : en cas de licenciement pour inaptitude ou motif économique, vous bénéficiez d’un demi-mois de salaire supplémentaire par tranche de 5 ans au-delà de 10 ans d’ancienneté
  • Cas particuliers : la faute grave ou lourde entraîne la perte de cette indemnité

Retraite

Le passage à la retraite peut s’effectuer de deux manières distinctes, selon que l’initiative vient de vous ou de votre employeur. Dans le premier cas, on parle de départ volontaire à la retraite, dans le second, de mise à la retraite. Les indemnités diffèrent sensiblement selon la situation. Pour un départ volontaire, le montant évolue par paliers d’ancienneté : un demi-mois de salaire jusqu’à 6 ans, 1 mois jusqu’à 12 ans, 1 mois et demi jusqu’à 18 ans, 2 mois jusqu’à 24 ans, et 2 mois et demi jusqu’à 30 ans. En cas de mise à la retraite par l’employeur, vous percevez le montant le plus favorable entre l’indemnité de licenciement et celle du départ volontaire. Le préavis applicable reste identique à celui du licenciement.

Démission

Si vous décidez de quitter votre poste de votre propre initiative, vous devez également respecter un délai de préavis. Ce temps permet à votre employeur d’organiser votre remplacement. Le tableau ci-dessous récapitule les durées selon votre situation :
 

Catégorie professionnelleAnciennetéDurée du préavis
CadreToute ancienneté3 mois
Employé, ouvrier, technicien, agent de maîtriseMoins de 2 ans1 mois
Employé, ouvrier, technicien, agent de maîtrise2 ans et plus2 mois

Comme pour le licenciement, vous pouvez solliciter une réduction de ce délai si votre départ anticipé ne compromet pas l’organisation du travail. Aucune indemnité n’est versée en cas de démission, contrairement au licenciement ou au départ en retraite.

Avantages sociaux

AvantageDescription
Compte épargne tempsVous pouvez capitaliser vos congés payés non utilisés et certains jours de repos pour constituer une réserve de temps. Ce dispositif vous offre la possibilité de financer un projet personnel ou de compléter votre rémunération à un moment choisi.
Semaines non travaillées garantiesAu-delà des congés payés légaux, vous bénéficiez d’au moins deux semaines de repos supplémentaires par an dans le cadre de l’aménagement du temps de travail. Ces périodes vous permettent de mieux concilier vie professionnelle et personnelle.
Maintien de salaire en congé maternitéAprès six mois de présence continue, vous percevez une indemnité complémentaire pendant votre congé de maternité, d’adoption ou de paternité. Cette aide compense la différence entre les prestations de la sécurité sociale et votre salaire net habituel.
Régime de prévoyance collectifVotre protection sociale est renforcée grâce à l’adhésion obligatoire à un dispositif de prévoyance interbranches. Celui-ci couvre les risques liés à l’incapacité, l’invalidité et le décès, avec des garanties adaptées à votre situation familiale.
Complémentaire santéUn régime de frais de santé collectif vous assure une meilleure prise en charge de vos dépenses médicales. Cette couverture vient compléter les remboursements de l’assurance maladie obligatoire.
Retraite complémentaireVotre employeur cotise aux caisses Agirc et Arrco pour constituer vos droits à la retraite complémentaire. Ces points accumulés tout au long de votre carrière viendront s’ajouter à votre pension de base.

Classification des emplois de la CCN Enseignement agricole privé (OEFMT)

Catégorie 1 : Ouvriers et Employés

 

Indice de catégorie850
Taux d’ancienneté maximal22 % (à partir de 43 ans d’ancienneté)
Progression d’ancienneté1 % tous les ans jusqu’à 2 ans, puis tous les 2 ans

Catégorie 2 : Techniciens et Agents de Maîtrise

 

Indice de catégorie880
Taux d’ancienneté maximal12 % (à partir de 28 ans d’ancienneté)
Progression d’ancienneté1 % par an jusqu’à 3 ans, puis tous les 3 ans

Catégorie 3 : Cadres

 

Indice de catégorie950
Taux d’ancienneté maximal12 % (à partir de 28 ans d’ancienneté)
Progression d’ancienneté1 % par an jusqu’à 3 ans, puis tous les 3 ans

Points liés aux congés payés supra-légaux

 

Nombre de semaines de CP supra-légalesPoints attribués
0 semaine150 points
1 semaine125 points
2 semaines100 points
3 semaines75 points
4 semaines50 points
5 semaines25 points
6 semaines0 point

Questions fréquentes sur la convention collective Enseignement agricole privé (OEFMT)

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