- Trouver mon job s
- Trouver mon entreprise s
-
Accès recruteur
- Diffuser ma première offre
- Déjà client
-
Emploi
- Formation
-
Mon compte
- Se connecter Mon compte
- S'inscrire
-
- Mon espace
- Mes CV vus
- Mes candidatures
- Mes alertes
- Mon profil
- Paramètres
- Déconnexion
Lien copié
Mis à jour le 11 février 2026
Convention collective Coopératives de consommation - IDCC 179
Cette page présente un résumé des dispositions générales de la convention collective Coopératives de consommation (personnel). Le contenu est conçu à partir des conventions collectives des Éditions Tissot.
Sommaire
- Qu'est ce que la convention collective Coopératives de consommation ?
- Entreprises tenues d'appliquer la CCN Coopératives de consommation
- Contrat de travail
- Temps de travail
- Rémunération et avantages
- Congés et absences
- Conditions de travail et sécurité
- Maladie et prévoyance
- Fin de contrat
- Avantages sociaux
- Questions fréquentes sur la convention collective Coopératives de consommation
Qu'est ce que la convention collective Coopératives de consommation ?
Vous travaillez dans une enseigne comme Biocoop, Système U ou une autre structure organisée sous forme coopérative ? Ce texte encadre spécifiquement votre quotidien professionnel. Il définit les règles du jeu entre vous et votre employeur : salaires, congés, horaires, primes ou encore conditions de travail.
Contrairement au Code du travail qui reste général, ce document s’adapte aux particularités du secteur coopératif. Il prend en compte les spécificités de ces entreprises où les adhérents sont aussi propriétaires. Résultat : des garanties pensées pour votre réalité terrain, qu’il s’agisse de distribution alimentaire, de magasins de proximité ou de grandes surfaces.
Entreprises tenues d'appliquer la CCN Coopératives de consommation
| Catégorie d’activité | Code APE (ou NAF) | Description de l’activité |
| Commerce alimentaire | 4711B | Commerce d’alimentation générale |
| Commerce alimentaire de proximité | 4711C | Supérettes |
Contrat de travail
Période d’essai
La convention collective des coopératives de consommation prévoit des durées d’essai adaptées à chaque catégorie professionnelle. Cette phase vous permet, en tant que salarié, de vous familiariser avec votre nouvel environnement, tandis que l’employeur évalue vos compétences. Les durées varient selon votre statut : plus la responsabilité est importante, plus la période d’essai s’allonge. Voici un récapitulatif des durées applicables :
| Catégorie | Durée initiale | Renouvellement possible | Durée maximale |
| Ouvriers et employés | 2 mois | Oui | 4 mois |
| Agents de maîtrise | 3 mois | Oui | 6 mois |
| Cadres et assimilés | 4 mois | Non | 4 mois |
bon à savoir
Régimes applicables
Votre contrat de travail au sein d’une coopérative de consommation est encadré par des règles spécifiques qui varient selon votre fonction. La convention distingue plusieurs catégories professionnelles, chacune bénéficiant de dispositions adaptées. Que vous soyez employé en magasin, agent logistique, personnel administratif ou cadre, les droits et obligations diffèrent notamment en matière de rémunération, de temps de travail et d’indemnités. Les principales catégories concernées sont :
- Les ouvriers et employés (personnel de vente, caissiers, employés libre-service, agents logistiques)
- Les agents de maîtrise (chefs d’équipe, responsables de secteur)
- Les cadres et assimilés (fonctions d’encadrement et de direction)
Chaque statut ouvre droit à des avantages conventionnels spécifiques, notamment en termes de primes d’ancienneté, d’indemnités de licenciement ou de maintien de salaire en cas d’arrêt maladie. La classification de votre emploi détermine également votre grille salariale et vos perspectives d’évolution professionnelle au sein de la structure.
Temps de travail
Durée du travail
Dans les coopératives de consommation, la durée légale de travail est fixée à 35 heures par semaine. Cette référence s’applique à l’ensemble des salariés, quelle que soit leur catégorie professionnelle. Elle constitue le socle à partir duquel sont calculées les heures supplémentaires et sert de base aux différents aménagements du temps de travail mis en place dans la branche.
Aménagements du temps de travail
La convention prévoit des dispositifs d’organisation du temps de travail adaptés aux besoins spécifiques de l’activité commerciale. Les cadres autonomes, qu’ils soient sédentaires ou itinérants, peuvent bénéficier d’un forfait annuel en jours plafonné à 215 jours travaillés. Ce système offre une grande souplesse dans la gestion de leur emploi du temps tout en garantissant un équilibre entre vie professionnelle et personnelle. Les modalités précises de ces aménagements sont définies par accord individuel ou collectif.
Travail de nuit et du dimanche
Les contraintes horaires liées à l’activité de distribution font l’objet de compensations spécifiques. Le travail de nuit, effectué entre 21 heures et 6 heures du matin, donne droit à une majoration de 100 % lorsqu’il est exceptionnel, et de 25 % lorsqu’il devient habituel. Concernant le dimanche, les salariés amenés à travailler régulièrement ce jour bénéficient d’une majoration de 30 % de leur rémunération. Cette majoration grimpe à 50 % si le dimanche travaillé tombe un 24 ou un 31 décembre, dates particulièrement sollicitées dans le secteur.
Heures supplémentaires
Toute heure effectuée au-delà de la durée légale hebdomadaire constitue une heure supplémentaire. Votre employeur peut choisir entre deux modes de compensation :
- Un repos compensateur majoré, permettant de récupérer le temps travaillé avec une majoration
- Une rémunération majorée selon les taux prévus par la législation en vigueur
Ces modalités peuvent être définies au niveau de l’entreprise ou du magasin, en fonction des accords locaux et des besoins opérationnels.
bon à savoir
Rémunération et avantages
Salaire
La convention collective des coopératives de consommation établit une grille salariale structurée en 11 groupes, reflétant les différents niveaux de qualification et de responsabilité au sein de l’entreprise. Ces montants constituent des minima conventionnels que votre employeur ne peut descendre en dessous, quelle que soit votre fonction. Les salaires s’échelonnent du groupe 1, qui concerne les postes d’exécution simples, jusqu’aux groupes 9a et 9b réservés aux cadres confirmés et dirigeants.
| Groupe | Salaire mensuel minimal | Profil type |
| 1 | 1 747,20 € | Employés débutants, postes non qualifiés |
| 2 | 1 757,00 € | Employés avec première expérience |
| 3 | 1 778,28 € | Postes nécessitant une formation de base |
| 4 | 1 793,61 € | Employés qualifiés |
| 5 | 1 821,37 € | Postes techniques ou commerciaux qualifiés |
| 6 | 1 891,19 € | Employés hautement qualifiés, techniciens |
| 7 | 2 026,29 € | Agents de maîtrise, responsables d’équipe |
| 8a | 2 353,40 € | Cadres débutants |
| 8b | 2 491,69 € | Cadres confirmés |
| 9a | 2 604,85 € | Cadres expérimentés |
| 9b | 3 406,07 € | Cadres supérieurs, dirigeants |
Primes et indemnités
Au-delà du salaire de base, cette convention prévoit plusieurs compléments de rémunération qui valorisent votre fidélité et votre engagement. La prime d’ancienneté s’intègre directement dans votre salaire mensuel brut dès que vous atteignez trois ans de présence, et ce jusqu’à quinze années d’ancienneté. Une prime de transport peut également être mise en place, ses modalités étant définies par accord entre votre direction et les représentants du personnel de votre entreprise.
| Type d’ancienneté | Avantage |
| 3 à 15 ans | Prime d’ancienneté intégrée au salaire brut |
| Variable selon accord d’entreprise | Prime de transport |
Congés et absences
Congés payés
Les salariés des coopératives de consommation bénéficient des congés payés légaux, dont les modalités d’acquisition et de prise suivent les règles du Code du travail. La durée annuelle de repos s’établit à 2,5 jours ouvrables par mois de travail effectif, soit 30 jours pour une année complète. Les périodes de référence et les conditions de départ sont définies en concertation avec l’employeur, dans le respect des besoins de l’activité commerciale.
Congés spécifiques
La convention prévoit des autorisations d’absence rémunérées pour permettre aux collaborateurs de faire face aux événements familiaux importants. Ces congés exceptionnels s’ajoutent aux droits à repos annuel et ne peuvent être déduits du solde de jours disponibles.
bon à savoir
| Événement | Personne concernée | Nombre de jours |
| Mariage | Salarié | 4 jours |
| Naissance ou adoption | Enfant | 3 jours |
| Mariage | Enfant | 1 jour |
| Décès | Conjoint | 6 jours |
| Décès | Partenaire de PACS, concubin | 3 jours consécutifs |
| Décès | Enfant | 3 jours |
| Décès | Père ou mère | 1 jour |
| Décès | Beau-père, belle-mère | 1 jour |
| Décès | Frère ou sœur | 1 jour |
Il convient de noter que certaines dispositions légales peuvent prévoir des durées supérieures à celles mentionnées ci-dessus, notamment en cas de décès d’un enfant de moins de 25 ans. Dans ce cas, les règles les plus favorables au salarié s’appliquent automatiquement.
Absences
Au-delà des congés prévus, d’autres motifs d’absence peuvent survenir au cours de la vie professionnelle : maladie, accident du travail, obligations familiales ou citoyennes. Chaque situation fait l’objet de règles spécifiques concernant la justification, l’indemnisation et le maintien des droits. Les absences pour raisons médicales donnent lieu à un maintien de salaire selon l’ancienneté du collaborateur, avec des durées d’indemnisation variant de 60 à 300 jours sur une période de référence de 12 mois consécutifs.
Conditions de travail et sécurité
Votre bien-être au quotidien repose sur des conditions de travail adaptées et sécurisées. La convention encadre plusieurs aspects essentiels pour garantir votre protection dans l’exercice de vos fonctions. L’employeur doit veiller à ce que chaque poste respecte les normes d’hygiène et de prévention des risques professionnels, particulièrement dans les environnements comme les entrepôts, les magasins ou les ateliers de production.
Selon votre activité, des équipements spécifiques peuvent être mis à disposition. Les salariés travaillant en logistique, en fabrication ou au service technique bénéficient notamment du matériel adapté à leurs missions. Les aménagements de postes tiennent compte des contraintes physiques liées à certaines fonctions : manutention, port de charges, utilisation d’engins nécessitant des autorisations particulières.
La sécurité constitue une responsabilité partagée. Vous êtes informés des procédures à suivre et des équipements de protection à utiliser. Les représentants du personnel jouent également un rôle dans l’amélioration continue des conditions d’exercice professionnel. Chaque collaborateur contribue ainsi à maintenir un environnement sain et sécurisé pour l’ensemble de l’équipe. Cette démarche collective vise à prévenir les accidents et à préserver la santé de tous dans la durée.
Maladie et prévoyance
En cas d’arrêt pour maladie, la convention prévoit un accompagnement financier qui évolue selon votre ancienneté dans l’entreprise. Le maintien de salaire s’étend sur une période de 12 mois consécutifs, avec un taux de 90 % de votre rémunération habituelle. Cette garantie débute dès 6 mois de présence et se renforce progressivement : 60 jours d’indemnisation pour les salariés comptant moins de 6 ans d’ancienneté, puis 180 jours entre 6 et 11 ans, 240 jours entre 11 et 16 ans, et jusqu’à 300 jours au-delà de 16 années de service.
| Ancienneté | Durée d’indemnisation à 90% |
| Moins de 6 ans | 60 jours |
| Entre 6 et 11 ans | 180 jours |
| Entre 11 et 16 ans | 240 jours |
| Plus de 16 ans | 300 jours |
Lorsqu’il s’agit d’un accident survenu dans le cadre professionnel ou d’une pathologie reconnue comme liée à l’activité, les dispositions deviennent plus protectrices. Vous bénéficiez alors d’un maintien intégral de votre rémunération, sans aucune diminution, selon les mêmes paliers d’ancienneté. Cette prise en charge totale souligne l’importance accordée aux situations où la santé est affectée directement par le travail.
| Ancienneté | Durée d’indemnisation à 100% |
| Moins de 6 ans | 60 jours |
| Entre 6 et 11 ans | 180 jours |
| Entre 11 et 16 ans | 240 jours |
| Plus de 16 ans | 300 jours |
Concernant la prévoyance collective, un régime obligatoire couvre l’ensemble des collaborateurs, qu’ils soient cadres ou non-cadres. Bien que l’entreprise conserve la liberté de choisir son organisme assureur, elle doit garantir certaines prestations minimales. En cas de décès notamment, vos proches percevront un capital calculé en pourcentage du salaire brut, dans la limite de la tranche B de la Sécurité sociale. Ce dispositif vise à offrir une protection financière aux familles face aux aléas les plus graves de la vie.
Une couverture santé complémentaire s’ajoute également à ces garanties. Tous les salariés en sont bénéficiaires, l’objectif étant de compléter les remboursements de l’Assurance maladie pour réduire le reste à charge sur vos dépenses de soins courants et hospitaliers.
bon à savoir
Fin de contrat
Rupture du contrat
La fin d’une relation de travail peut intervenir selon plusieurs modalités, chacune répondant à des règles précises. Que vous soyez à l’initiative de cette séparation ou que votre employeur en décide autrement, il convient de bien comprendre les mécanismes en jeu. Le licenciement, la démission, le départ volontaire à la retraite ou encore la mise à la retraite constituent les principales formes de rupture. Chaque situation ouvre droit à des compensations et impose le respect de délais spécifiques, variables selon votre ancienneté et votre statut professionnel.
Préavis de licenciement
Lorsque votre employeur met fin à votre contrat, un délai de prévenance doit être respecté. Cette période vous permet de préparer votre transition professionnelle tout en maintenant votre activité. Les durées varient considérablement selon votre catégorie et vos années de présence au sein de l’entreprise.
- Ouvriers et employés : si vous comptez entre 6 mois et 2 ans d’ancienneté, comptez 1 mois de prévenance. Au-delà de 2 années révolues, ce délai s’étend à 2 mois.
- Agents de maîtrise : pour les salariés de moins de 50 ans, les dispositions légales s’appliquent. À partir de 50 ans, la durée passe à 3 mois.
- Cadres et assimilés : bénéficient systématiquement d’une période de 3 mois, quelle que soit leur ancienneté.
bon à savoir
Indemnités de licenciement
Au moment de votre départ contraint, une compensation financière vous est versée pour reconnaître votre contribution à l’entreprise. Son montant dépend directement de votre ancienneté et de votre classification professionnelle. Voici comment elle se calcule pour chaque catégorie :
- Ouvriers et employés : pour les 10 premières années, vous percevez 1/4 de mois de salaire par année de présence. Au-delà de cette décennie, le calcul passe à 1/3 de mois par année supplémentaire.
- Agents de maîtrise : après 1 an d’ancienneté minimum, l’indemnité représente 20 % du salaire mensuel habituel par année passée en qualité d’employé, et 30 % par année en tant qu’agent de maîtrise, dans la limite de 9 mois.
- Cadres et assimilés : les 10 premières années donnent droit à 20 % du salaire mensuel par an. Passé ce seuil, chaque année compte pour 30 % du salaire mensuel.
Retraite
Lorsque sonne l’heure de quitter définitivement la vie active, deux situations se présentent. Vous pouvez choisir de partir volontairement, ou votre employeur peut décider de vous mettre à la retraite. Dans les deux cas, une indemnité de départ vous est attribuée, calculée selon vos années de service. Pour un départ volontaire, comptez 1 mois après 10 ans, 2 mois après 15 ans, 3 mois après 20 ans, puis 3 mois augmentés d’1/5 de mois par année au-delà de 20 ans. Cette reconnaissance financière valorise votre fidélité et votre parcours au sein de la coopérative.
Démission
Si vous décidez de quitter votre poste de votre propre initiative, vous devez également respecter un délai de prévenance. Ce temps permet à votre employeur d’organiser votre remplacement et d’assurer la continuité du service. Le tableau ci-dessous récapitule les durées applicables selon votre statut :
| Catégorie professionnelle | Durée du préavis |
| Ouvriers et employés | 1 mois |
| Agents de maîtrise | Non précisé par la convention |
| Cadres et assimilés | 3 mois |
bon à savoir
Avantages sociaux
| Avantage | Description |
| Prime de transport | Les modalités d’attribution sont définies par accord entre la direction et les représentants du personnel, permettant ainsi d’adapter ce soutien aux spécificités de chaque entreprise. |
| Prime d’ancienneté | Intégrée directement dans votre salaire mensuel brut de base dès lors que vous justifiez d’une ancienneté comprise entre 3 et 15 ans au sein de l’entreprise. |
| Maintien de salaire en cas de maladie | Selon votre ancienneté, vous bénéficiez d’un maintien de 90% de votre rémunération brute pendant une durée pouvant aller jusqu’à 300 jours consécutifs sur 12 mois. |
| Maintien de salaire en cas d’accident du travail | Votre rémunération habituelle est maintenue à 100% pendant une période allant de 60 à 300 jours selon votre ancienneté, vous assurant une sécurité financière renforcée. |
| Congé maternité | Si vous comptez au moins 6 mois d’ancienneté, votre salaire est maintenu durant toute la durée du congé légal de maternité. |
| Régime de prévoyance | Un dispositif couvre l’ensemble des salariés, cadres comme non-cadres, avec notamment le versement d’un capital en cas de décès, calculé en pourcentage du salaire brut. |
| Régime de frais de santé | Une couverture complémentaire santé est mise en place au bénéfice de tous les salariés, renforçant ainsi la protection sociale collective. |
Questions fréquentes sur la convention collective Coopératives de consommation
{{title}}
{{message}}
{{linkLabel}}