Aller au contenu principal
Panorama des conventions Confiserie chocolaterie biscuiterie
Convention collective Confiserie chocolaterie biscuiterie

Mis à jour le 22 janvier 2026

Convention collective Confiserie chocolaterie biscuiterie - IDCC 1286

Cette page présente un résumé des dispositions générales de la convention collective Confiserie, chocolaterie, biscuiterie (détaillants et détaillants-fabricants). Le contenu est conçu à partir des conventions collectives des Éditions Tissot.

Qu'est ce que la convention collective Confiserie chocolaterie biscuiterie ?

Vous travaillez dans la fabrication de chocolats, de bonbons ou de biscuits ? Cette convention s’adresse directement à vous. Elle encadre les relations professionnelles dans un secteur gourmand qui fait travailler des milliers de salariés en France. Des artisans aux grandes industries agroalimentaires, ce texte définit vos droits et obligations au quotidien.

Concrètement, il s’agit d’un accord négocié entre les organisations patronales et syndicales du secteur. Son rôle ? Compléter le Code du travail avec des règles adaptées aux spécificités de ces métiers. Salaires minimums, primes, congés, classifications : autant d’éléments précisés pour garantir un cadre équitable à tous les professionnels de la gourmandise.

Entreprises tenues d'appliquer la CCN Confiserie chocolaterie biscuiterie

Catégorie d’activitéCode APE (ou NAF)Description de l’activité
Fabrication de biscuits et pâtisseries1072ZFabrication de biscuits, biscottes et pâtisseries de conservation
Fabrication de chocolat et confiserie1082ZFabrication de cacao, chocolat et de produits de confiserie
Commerce spécialisé4724ZCommerce de détail de pain, pâtisserie et confiserie en magasin spécialisé
Commerce sur marchés4781ZCommerce de détail alimentaire sur éventaires et marchés

Contrat de travail

Période d’essai

Lorsque vous débutez dans le secteur de la confiserie, chocolaterie ou biscuiterie, votre employeur peut soumettre votre embauche à une période d’essai. Cette phase permet aux deux parties de vérifier que le poste vous convient. La convention collective fixe des durées spécifiques selon votre catégorie professionnelle, mais attention : la loi prévoit des durées minimales qui s’appliquent en priorité lorsqu’elles sont plus avantageuses.
 

Catégorie professionnelleDurée légale applicable
Employé ou ouvrier2 mois
Agent de maîtrise3 mois
Cadre4 mois

Ces durées peuvent être renouvelées une fois, sous réserve que cette possibilité soit expressément prévue dans votre contrat de travail. Durant cette période, vous comme votre employeur pouvez rompre le contrat de manière simplifiée, sans avoir à justifier votre décision. Toutefois, un délai de prévenance doit être respecté dès lors que vous avez dépassé une certaine ancienneté dans l’entreprise.

bon à savoir

Si vous êtes embauché comme vendeur débutant ou ouvrier spécialisé avec moins de six mois d’expérience, votre période d’essai reste soumise aux durées légales, qui vous protègent davantage que les dispositions conventionnelles initiales.

Régimes applicables

La convention collective distingue plusieurs catégories de salariés, chacune bénéficiant de droits et d’obligations spécifiques. Vous êtes classé selon votre fonction et votre niveau de qualification :

  • Classe 1 : Vendeurs et ouvriers débutants ou spécialisés, ainsi que les manutentionnaires et employés de bureau
  • Classe 2 : Vendeurs classiques, ouvriers confirmés, dactylos et chauffeurs-livreurs
  • Classe 3 : Vendeurs et ouvriers qualifiés, sténodactylos correspondancières
  • Classe 4 : Vendeurs principaux et comptables
  • Agents de maîtrise : Personnel d’encadrement intermédiaire avec deux échelons d’évolution
  • Cadres : Personnel d’encadrement supérieur, du débutant à l’expert

Votre classification détermine directement votre salaire minimum, vos avantages sociaux et certaines modalités de votre contrat comme la durée du préavis. Cette grille permet une progression de carrière claire : vous pouvez évoluer d’une classe à l’autre en fonction de votre expérience, de vos compétences acquises et des responsabilités qui vous sont confiées. N’hésitez pas à consulter régulièrement votre classification pour vous assurer qu’elle correspond bien à vos missions réelles.

Temps de travail

Durée du travail

La convention collective de la confiserie, chocolaterie et biscuiterie prévoit plusieurs modalités d’organisation du temps de travail. La durée légale de référence reste fixée à 35 heures hebdomadaires, mais des aménagements spécifiques sont possibles selon les besoins de l’entreprise.

  • Durée annuelle plafonnée à 1 600 heures en cas de modulation
  • Amplitude hebdomadaire pouvant varier de 0 à 48 heures selon les périodes d’activité
  • Possibilité de mettre en place un horaire collectif modulable d’une semaine à l’autre

Aménagements du temps de travail

La convention autorise la modulation du temps de travail sur l’année civile ou sur la période de référence des congés payés. Ce dispositif permet d’adapter les horaires aux variations d’activité du secteur, particulièrement marquées par les fluctuations saisonnières. En cas de modification de la programmation, l’employeur doit respecter un délai de prévenance de 7 jours minimum. Ce délai peut toutefois être réduit à 48 heures dans des circonstances exceptionnelles comme un absentéisme imprévu ou des commandes urgentes, moyennant l’octroi d’une demi-journée de repos compensateur au salarié concerné.

Jours de repos

Le repos hebdomadaire est fixé à une journée calendaire, avec un minimum garanti de 2 dimanches par mois. Le personnel encadrant bénéficie quant à lui de 2 jours de repos compensateur par trimestre. Des journées ou demi-journées de repos supplémentaires peuvent être octroyées au cours de l’année : l’employeur fixe la moitié de ces jours (avec un préavis de 7 jours), tandis que le salarié choisit librement l’autre moitié (sous réserve d’un préavis de 15 jours). Ces repos doivent être pris dans l’année de référence, au plus tard le 31 janvier de l’année suivante.

Heures supplémentaires

Le contingent annuel d’heures supplémentaires varie selon que l’entreprise applique ou non une modulation du temps de travail. Les taux de majoration sont clairement définis :

  • 25% pour les 8 premières heures supplémentaires effectuées dans la même semaine
  • 50% pour les heures suivantes
  • Contingent de 130 heures par an avec modulation, ou 220 heures sans modulation

D’un commun accord entre l’employeur et le salarié, la rémunération des heures supplémentaires peut être remplacée, totalement ou partiellement, par un repos compensateur équivalent incluant la majoration.

Régimes spécifiques

Le travail de nuit, du dimanche et des jours fériés fait l’objet de majorations particulières. Le travail dominical est majoré de 50%, tandis que le travail de nuit (entre 22h et 5h) bénéficie d’une majoration de 25%. Lorsque ces deux situations se cumulent, la majoration atteint 87,5%. Les jours fériés travaillés donnent droit à une majoration de 25%, portée à 50% si le jour férié tombe un dimanche. Pour les salariés à temps partiel, la limite des heures complémentaires est portée à 30% de la durée contractuelle. Enfin, un régime de travail intermittent est prévu pour certaines catégories (personnel de vente, ouvriers de fabrication, chauffeurs-livreurs, manutentionnaires) avec une durée minimale de 300 heures par an.

bon à savoir

La rémunération peut être lissée sur l’année en cas de modulation, ce qui garantit un salaire stable même si les heures travaillées varient d’une semaine à l’autre.

Rémunération et avantages

Salaire

La convention collective de la confiserie, chocolaterie et biscuiterie établit une grille de rémunération structurée par classes et coefficients, garantissant un salaire minimal à chaque niveau de qualification. Les montants évoluent selon votre position dans la classification professionnelle, allant du vendeur débutant au cadre expert.
 

Classe catégorieCoefficientRémunération mensuelle
1 A (SMC)1201 820,04 €
1 B1301 833,69 €
1 C1401 886,77 €
21501 945,93 €
3 (CAP) A1602 015,69 €
3 B1702 046,03 €
4 (BTM)1902 135,51 €
Agent de maîtrise 1ère échelon2102 335,72 €
Agent de maîtrise 2ème échelon2502 554,12 €
Cadre débutant3503 811,47 €
Cadre confirmé4004 170,93 €
Cadre expert5004 735,14 €

Primes et indemnités

Au-delà du salaire de base, cette convention prévoit des majorations substantielles pour certaines situations de travail. Le dimanche bénéficie d’une majoration de 50 %, tandis que les horaires nocturnes entre 22h et 5h donnent droit à une hausse de 25 % (ou 87,5 % si la nuit tombe un dimanche). Les jours fériés sont également valorisés avec un supplément de 25 %. En cas de départ, les indemnités de licenciement varient selon l’ancienneté et la catégorie professionnelle, avec des dispositions particulièrement avantageuses pour le personnel d’encadrement pouvant atteindre jusqu’à 6/10ème de mois par année d’ancienneté.
 

AnciennetéIndemnité de départ à la retraite
0 à 10 ans4/20 mois par année
11 à 20 ans5/20 mois par année
20 à 30 ans maximum6/20 mois par année (plafonné à 50 000 €)

Évolutions

Votre parcours professionnel dans ce secteur s’articule autour d’une progression par classes et coefficients, offrant une visibilité claire sur les perspectives d’avancement. Chaque catégorie professionnelle dispose de plusieurs échelons permettant une valorisation progressive de l’expérience acquise. Les vendeurs peuvent ainsi évoluer du statut de débutant (classe 1A) vers celui de vendeur principal (classe 4), tandis que les ouvriers suivent un cheminement similaire jusqu’à devenir hautement qualifiés. Pour le personnel d’encadrement, la montée en compétences se traduit par le passage d’agent de maîtrise débutant à cadre expert, avec des écarts de rémunération significatifs reflétant l’accroissement des responsabilités.

Congés et absences

Congés payés

Vous bénéficiez de 25 jours ouvrés de repos annuel, une durée légèrement supérieure au minimum légal. Cette période vous permet de vous ressourcer tout en maintenant un équilibre entre votre vie professionnelle et personnelle. Le calcul de vos droits s’effectue selon les règles habituelles de la profession, garantissant une application équitable pour l’ensemble du personnel.

Congés spécifiques

La convention prévoit des absences rémunérées pour accompagner les moments importants de votre existence. Ces congés exceptionnels varient selon la nature de l’événement et votre lien avec la personne concernée.

bon à savoir

En cas de décès d’un enfant de moins de 25 ans, vous disposez de 7 jours ouvrés d’absence, auxquels s’ajoutent 8 jours de congé de deuil, soit un total de 15 jours pour traverser cette épreuve.
ÉvénementPersonne concernéeDurée
PACSVous-même1 semaine calendaire
MariageVotre enfant2 jours ouvrés
Naissance ou adoptionVotre enfant3 jours ouvrés (dans les 15 jours)
DécèsEnfant de 25 ans et plus sans enfant5 jours
DécèsEnfant de moins de 25 ans ou ayant lui-même des enfants7 jours ouvrés
DécèsConjoint, concubin, partenaire de PACS, parent, fratrie, beaux-parents3 jours ouvrés
DeuilEnfant de moins de 25 ans ou personne à charge8 jours (dans l’année suivant le décès)
Rentrée scolaireVotre enfant1/2 journée
Enfant maladeMoins de 12 ans12 jours par an non rémunérés
Handicap, pathologie chronique ou cancerVotre enfant2 jours ouvrés

Absences

Au-delà des congés programmés, certaines situations nécessitent de vous absenter temporairement. Les dispositions conventionnelles encadrent ces moments avec bienveillance, notamment lorsqu’un enfant de moins de 12 ans tombe malade. Vous pouvez alors vous absenter jusqu’à 12 journées annuelles, bien que ces absences ne donnent pas lieu à rémunération. Cette souplesse reconnaît les contraintes familiales inhérentes à la parentalité.

RTT

Le dispositif de réduction du temps de travail s’organise par l’attribution de journées ou demi-journées de repos sur l’année. La moitié de ces jours est fixée par votre employeur avec un délai de prévenance de 7 jours, l’autre moitié relève de votre choix personnel moyennant un préavis de 15 jours. Ces repos doivent être pris dans l’année de référence, ou au plus tard fin janvier de l’année suivante si la période correspond à l’année civile.

Conditions de travail et sécurité

Dans les métiers de la confiserie, chocolaterie et biscuiterie, l’hygiène et la sécurité occupent une place centrale. Les environnements de fabrication et de vente imposent des règles strictes pour protéger à la fois les salariés et les consommateurs. Votre employeur doit veiller à ce que les locaux respectent les normes sanitaires en vigueur, notamment en matière de température, de ventilation et de propreté des espaces de production.

Les équipements de protection constituent un droit essentiel. Vous devez recevoir gratuitement les vêtements de travail adaptés à votre activité : blouses, charlottes, chaussures de sécurité ou gants selon votre poste. Ces équipements sont obligatoires et leur entretien incombe généralement à l’entreprise. Les postes exposés à des risques spécifiques, comme la manipulation de machines ou le travail au froid, bénéficient d’aménagements particuliers pour limiter la pénibilité.

La prévention des risques professionnels s’organise autour de plusieurs dispositifs. Des formations régulières vous informent sur les gestes et postures à adopter, l’utilisation correcte des équipements et les procédures d’urgence. L’ergonomie des postes fait l’objet d’une attention particulière pour éviter les troubles musculo-squelettiques, fréquents dans ces métiers. En cas de situation dangereuse, vous disposez d’un droit d’alerte et de retrait que vous pouvez exercer sans risque de sanction.

Maladie et prévoyance

En cas d’arrêt pour maladie ou suite à un accident du travail, vous bénéficiez d’un accompagnement spécifique prévu par le secteur. Les dispositifs mis en place visent à vous protéger financièrement durant ces périodes d’absence et à garantir une couverture adaptée à votre situation.

Lorsque vous êtes en arrêt maladie, avec ou sans hospitalisation, un maintien de votre rémunération est prévu sous certaines conditions. Après un délai de carence de 7 jours, vous percevez une partie de votre salaire brut, dont le montant et la durée varient selon votre ancienneté. Par exemple, avec au moins un an d’ancienneté, vous recevez 90 % de votre salaire pendant 40 jours, puis les deux tiers durant 30 jours supplémentaires. Plus votre ancienneté augmente, plus ces périodes d’indemnisation s’allongent, pouvant atteindre jusqu’à 100 jours à 90 % et 90 jours aux deux tiers après 33 ans de présence.

En cas d’accident du travail ou de trajet, les règles diffèrent légèrement. L’indemnisation démarre dès la prise en charge par la Sécurité sociale, le premier jour restant à la charge de votre employeur. Ici encore, l’ancienneté joue un rôle déterminant : avec un an de présence, vous bénéficiez de 40 jours à 90 % suivis de 30 jours aux deux tiers. Cette protection s’étend progressivement, atteignant 110 jours à 90 % et 100 jours aux deux tiers pour les salariés comptant 33 ans d’ancienneté ou plus.
 

AnciennetéMaladie : 90% du salaireMaladie : 2/3 du salaireAccident : 90% du salaireAccident : 2/3 du salaire
1 an40 jours30 jours40 jours30 jours
6 ans40 jours40 jours
8 ans50 jours40 jours60 jours50 jours
13 ans60 jours50 jours70 jours60 jours
23 ans80 jours70 jours90 jours80 jours
33 ans100 jours90 jours110 jours100 jours

Au-delà de ces indemnisations, le secteur met en place un régime de prévoyance couvrant plusieurs risques. En cas de décès ou d’invalidité permanente et totale, un capital est versé, dont le montant varie selon votre situation familiale. Une rente est également prévue en cas d’invalidité, son niveau dépendant de la catégorie d’incapacité reconnue. Pour les enfants à charge, une rente éducation de 25 % du salaire brut est garantie jusqu’à leurs 18 ans, prolongeable sous conditions jusqu’à 26 ans. Si vous avez un enfant en situation de handicap, une rente viagère de 500 euros mensuels lui sera versée.

Concernant la mutuelle, une couverture complémentaire santé est obligatoire pour tous les salariés. Les cotisations sont prises en charge à hauteur d’au moins 50 % par l’employeur. Le taux appliqué varie selon votre régime de Sécurité sociale : 1,48 % du plafond mensuel pour le régime général, et 0,85 % pour le régime local d’Alsace-Moselle.

Fin de contrat

Rupture du contrat

Plusieurs possibilités s’offrent à vous et à votre employeur pour mettre un terme à votre collaboration. Le licenciement, qu’il soit économique ou pour motif personnel, constitue une rupture à l’initiative de l’entreprise. La démission représente votre choix de quitter volontairement vos fonctions. Le départ à la retraite, qu’il soit volontaire ou imposé, marque la fin naturelle de votre parcours professionnel. Enfin, la rupture conventionnelle permet de convenir ensemble des modalités de séparation, dans un cadre amiable et négocié.

Préavis de licenciement

La durée du préavis varie selon votre catégorie professionnelle et votre ancienneté dans l’entreprise. Ces délais vous permettent d’organiser votre transition professionnelle tout en assurant la continuité du service. Pendant cette période, vous bénéficiez d’heures pour rechercher un nouvel emploi.

  • Ouvriers et employés de classe 1 : 1 semaine si vous avez moins de 6 mois d’ancienneté, 1 mois entre 6 mois et 2 ans, puis 2 mois au-delà de 2 ans
  • Ouvriers et employés de classe 2 et 3 : 1 mois si vous avez moins de 2 ans d’ancienneté, puis 2 mois au-delà
  • Classe 4 : 2 mois quelle que soit l’ancienneté
  • Agents de maîtrise : 2 mois
  • Cadres : 3 mois

bon à savoir

Durant votre préavis de licenciement, vous disposez de 2 heures par jour pour chercher un nouvel emploi, dans la limite de 40 heures par mois pour les ouvriers et employés. Ces heures sont rémunérées et vous permettent de préparer sereinement votre avenir professionnel.

Indemnités de licenciement

Votre ancienneté et votre statut déterminent le montant de l’indemnité qui vous sera versée en cas de licenciement. Les dispositions conventionnelles prévoient des calculs spécifiques, particulièrement avantageux pour le personnel d’encadrement. Ces montants s’ajoutent aux autres éléments de solde de tout compte.

  • Salariés ayant moins de 5 ans d’ancienneté : 1/10 de mois de salaire par année travaillée
  • Salariés ayant 5 ans et plus : 1/5 de mois par année dès la première année
  • Agents de maîtrise (0 à 10 ans) : 3/10 de mois par année
  • Agents de maîtrise (11 à 25 ans) : 4/10 de mois par année supplémentaire
  • Cadres (0 à 10 ans) : 4/10 de mois par année
  • Cadres (11 à 20 ans) : 5/10 de mois par année supplémentaire
  • Cadres (21 à 30 ans) : 6/10 de mois par année supplémentaire
  • Majoration à 50 ans révolus : 20% supplémentaires en cas de licenciement économique avec au moins 15 ans d’ancienneté

Retraite

Que vous choisissiez de partir volontairement à la retraite ou que votre employeur décide de votre mise à la retraite d’office, une indemnité spécifique vous est due. Son calcul s’effectue par tranches d’ancienneté, avec un plafond fixé à 50 000 euros. Cette reconnaissance financière valorise votre parcours et votre fidélité à l’entreprise. Le préavis applicable est identique à celui prévu en cas de licenciement, selon votre catégorie professionnelle.
 

AnciennetéIndemnité
0 à 10 ans4/20 de mois par année
11 à 20 ans5/20 de mois par année supplémentaire
21 à 30 ans maximum6/20 de mois par année supplémentaire
Plafond : 50 000 €

Démission

Lorsque vous décidez de quitter l’entreprise de votre propre initiative, vous devez respecter un délai de préavis. Cette période permet à votre employeur d’organiser votre remplacement et d’assurer la transmission de vos dossiers. Les durées varient selon votre classification professionnelle.
 

CatégorieAnciennetéDurée du préavis
Classe 1Moins de 6 mois1 semaine
Classe 16 mois à 2 ans1 mois
Classe 1Plus de 2 ans1 mois
Classe 2 et 3Moins de 2 ans1 mois
Classe 2 et 3Plus de 2 ans1 mois
Classe 4Quelle que soit l’ancienneté2 mois
Agents de maîtriseQuelle que soit l’ancienneté2 mois
CadresQuelle que soit l’ancienneté3 mois

bon à savoir

Durant votre préavis de démission, si vous êtes agent de maîtrise ou cadre, vous disposez de 2 heures par jour rémunérées pour rechercher un emploi. Cette disposition facilite votre transition vers de nouvelles opportunités professionnelles.

Clauses spécifiques

Votre contrat peut comporter des dispositions particulières encadrant la fin de votre relation de travail. Ces clauses visent à protéger les intérêts légitimes de l’entreprise tout en respectant vos droits fondamentaux. Leur application doit être proportionnée et justifiée par la nature de vos fonctions et les responsabilités qui vous sont confiées.

Avantages sociaux

AvantageDescription
Compte épargne tempsVous pouvez accumuler des droits à congé ou bénéficier d’une rémunération pour les jours non pris. Ce dispositif permet d’épargner vos journées ou demi-journées de repos acquises au cours de l’année, offrant ainsi une certaine souplesse dans l’organisation de votre temps.
Repos compensateursEn cas de modification de planning avec un délai réduit à 48 heures, un repos supplémentaire de 0,5 jour vous est accordé. Cette compensation intervient lorsque des circonstances exceptionnelles imposent une réorganisation rapide de vos horaires de travail.
Majoration pour travail dominicalLorsque vous travaillez le dimanche, votre rémunération bénéficie d’une majoration de 50 %. Cette prime vient reconnaître la contrainte particulière liée au travail durant cette journée traditionnellement consacrée au repos.
Prime de nuitLes heures effectuées entre 22 heures et 5 heures du matin donnent droit à une majoration de 25 %. Si ce travail nocturne intervient un dimanche, la majoration atteint même 87,5 %, valorisant ainsi la pénibilité de ces horaires atypiques.
Congés pour événements familiauxAu-delà des congés légaux, des absences rémunérées sont prévues lors de moments importants de votre vie personnelle : mariage, naissance, décès d’un proche. Des durées spécifiques s’appliquent selon la nature de l’événement et votre lien avec la personne concernée.
Congé de rentrée scolaireUne demi-journée vous est accordée pour accompagner votre enfant lors de sa rentrée des classes. Ce temps permet de concilier plus facilement vos responsabilités professionnelles et familiales à cette période charnière de l’année.

Questions fréquentes sur la convention collective Confiserie chocolaterie biscuiterie

Les sites
L'emploi
  • Offres d'emploi par métier
  • Offres d'emploi par ville
  • Offres d'emploi par entreprise
  • Offres d'emploi par mots clés
L'entreprise
  • Qui sommes-nous ?
  • On recrute
  • Accès client
Les apps
Nous suivre sur :
Informations légales CGU Politique de confidentialité Gérer les traceurs Accessibilité : non conforme Aide et contact