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Mis à jour le 16 février 2026
Convention collective Commissaires de justice - IDCC 3250
Cette page présente un résumé des dispositions générales de la convention collective Commissaires de justice et sociétés de ventes volontaires. Le contenu est conçu à partir des conventions collectives des Éditions Tissot.
Sommaire
- Qu'est ce que la convention collective Commissaires de justice ?
- Entreprises tenues d'appliquer la CCN Commissaires de justice
- Contrat de travail
- Temps de travail
- Rémunération et avantages
- Congés et absences
- Conditions de travail et sécurité
- Maladie et prévoyance
- Fin de contrat
- Avantages sociaux
- Questions fréquentes sur la convention collective Commissaires de justice
Qu'est ce que la convention collective Commissaires de justice ?
Vous travaillez dans une étude de commissaire de justice ou vous envisagez de rejoindre cette profession ? Un texte spécifique encadre votre quotidien professionnel. Il s’agit d’un accord conclu entre représentants des employeurs et des salariés du secteur. Son rôle : définir vos droits et obligations au travail, bien au-delà de ce que prévoit le Code du travail.
Cette réglementation particulière s’applique aux personnes employées par ces officiers publics et ministériels, héritiers des anciens huissiers. Elle détaille les éléments essentiels comme la rémunération, les congés, la formation ou encore les conditions d’exercice. Chaque branche professionnelle possède ses spécificités, et celle-ci ne fait pas exception en adaptant les règles générales aux réalités du métier.
Entreprises tenues d'appliquer la CCN Commissaires de justice
| Catégorie d’activité | Code APE (ou NAF) | Description de l’activité |
| Commerce et ventes spécialisées | 4779Z | Commerce de détail de biens d’occasion en magasin |
| Vente à distance | 4791A | Vente à distance sur catalogue général |
| Vente à distance | 4791B | Vente à distance sur catalogue spécialisé |
| Commerce hors magasin | 4799B | Vente par automates et autres commerces de détail hors magasin, éventaires ou marchés n.c.a. |
| Services juridiques | 6910Z | Activités juridiques |
| Soutien aux entreprises | 8299Z | Autres activités de soutien aux entreprises n.c.a. |
bon à savoir
Contrat de travail
Période d’essai
La période d’essai permet à l’employeur comme au salarié de s’assurer que le poste correspond bien aux attentes de chacun. Dans la convention collective des commissaires de justice, sa durée varie selon votre catégorie professionnelle. Les ouvriers et employés bénéficient d’une période initiale de 2 mois, renouvelable une fois pour atteindre 4 mois maximum. Pour les agents de maîtrise et techniciens, cette durée passe à 3 mois, extensible jusqu’à 6 mois. Enfin, les cadres disposent d’une période de 4 mois, pouvant aller jusqu’à 8 mois avec renouvellement.
| Catégorie professionnelle | Durée initiale | Durée maximale avec renouvellement |
| Ouvriers et employés | 2 mois | 4 mois |
| Agents de maîtrise et techniciens | 3 mois | 6 mois |
| Cadres | 4 mois | 8 mois |
bon à savoir
Temps de travail
Durée du travail
Dans les offices de commissaires de justice et les sociétés de ventes volontaires, la durée légale du travail est fixée à 35 heures par semaine. Toutefois, votre employeur peut organiser votre activité sur une durée hebdomadaire supérieure, jusqu’à 39 heures, en vous accordant en contrepartie des jours de repos compensateurs (RTT). La durée quotidienne de travail ne peut excéder 10 heures, sauf dispositions légales particulières.
- Durée hebdomadaire : 35 heures
- Durée quotidienne maximale : 10 heures
- Possibilité d’aller jusqu’à 39 heures avec octroi de 23 jours de RTT
Aménagements du temps de travail
Pour s’adapter aux variations d’activité propres à la profession, votre employeur peut choisir d’organiser votre temps de travail sur une période étendue : mensuelle, trimestrielle, semestrielle ou annuelle. Cette souplesse permet d’ajuster vos horaires en fonction des besoins, tout en respectant une moyenne de 35 heures hebdomadaires sur la période de référence. L’amplitude peut atteindre 48 heures par semaine, sans dépasser une moyenne de 44 heures sur 12 semaines consécutives.
Jours de repos
Le repos hebdomadaire est en principe accordé le dimanche. Si votre horaire hebdomadaire dépasse 35 heures, vous bénéficiez de jours de RTT dont le nombre varie selon la durée pratiquée : 6 jours pour une semaine de 36 heures, 12 jours pour 37 heures, et ainsi de suite jusqu’à 23 jours pour une semaine de 39 heures. Ces jours permettent de compenser le dépassement de la durée légale et d’assurer un équilibre entre vie professionnelle et personnelle.
Heures supplémentaires
Les heures supplémentaires correspondent aux heures effectuées au-delà de la moyenne de 35 heures, appréciée sur la période de référence choisie. Le contingent annuel est fixé à 220 heures. Ces heures donnent lieu à majoration selon les dispositions légales en vigueur.
- Contingent annuel : 220 heures
- Majoration conforme au Code du travail
- Possibilité de remplacement par un repos compensateur équivalent, à prendre dans un délai de 6 mois
bon à savoir
Régimes spécifiques
Pour les salariés à temps partiel, des heures complémentaires peuvent être effectuées dans la limite du tiers de la durée contractuelle. Ces heures sont majorées à 10 % pour celles accomplies dans la limite d’un dixième du temps autorisé, et à 25 % au-delà. Cette distinction permet de garantir une rémunération équitable tout en préservant le caractère partiel de votre contrat.
Rémunération et avantages
Salaire
La rémunération des collaborateurs s’articule autour d’une grille de coefficients associés à trois grandes catégories professionnelles : support, exercice de la profession, et responsables de l’office. Chaque coefficient correspond à un minimum conventionnel calculé sur la base d’une valeur de point fixée à 8,65 euros. Les échelons progressent en fonction du niveau de qualification requis, depuis les emplois ne nécessitant aucun diplôme particulier jusqu’aux cadres dirigeants et officiers publics ministériels.
| Catégorie I : support | Coefficient | Minimum conventionnel (151,67 heures) |
| Niveau 1 (employé) | 214 | 1 851,10 € |
| 215 | 1 851,10 € | |
| Niveau 2 (employé ou technicien) | 219 | 1 892,05 € |
| 223 | 1 924,81 € | |
| 270 | 2 309,74 € | |
| 283 | 2 416,21 € | |
| 299 | 2 547,25 € | |
| Niveau 3 | 270 (AM) | 2 309,74 € |
| 300 (AM) | 2 555,44 € | |
| 302 (AM) | 2 571,82 € | |
| 317 (AM) | 2 694,67 € | |
| 331 (AM) | 2 809,33 € | |
| 345 (AM) | 2 923,99 € | |
| 360 (Cadre) | 3 046,84 € | |
| 410 (Cadre) | 3 456,34 € |
Primes et avantages
Au-delà du salaire de base, vous bénéficiez d’une majoration pour ancienneté qui s’élève à 3 % du minimum conventionnel pour chaque tranche de trois années de présence, plafonnée à quinze ans. En cas de départ à la retraite, une indemnité progressive vous est versée : un mois de salaire après dix ans, jusqu’à trois mois après trente ans d’ancienneté.
bon à savoir
| Ancienneté | Majoration pour ancienneté | Indemnité de départ à la retraite |
| 3 ans | 3 % du salaire minimum | — |
| 10 ans | 9 % du salaire minimum | 1 mois |
| 15 ans | 15 % du salaire minimum (plafond) | 1,5 mois |
| 20 ans | 15 % du salaire minimum | 2 mois |
| 30 ans | 15 % du salaire minimum | 3 mois |
Évolutions
Votre parcours professionnel peut évoluer selon plusieurs axes : la progression au sein de votre catégorie via les échelons et coefficients, l’accès à des fonctions de supervision ou de spécialisation, ou encore l’obtention d’un examen professionnel ouvrant la voie aux postes de commissaire-priseur habilité ou de commissaire de justice. La formation professionnelle, via le compte personnel de formation, le contrat de professionnalisation ou la validation des acquis de l’expérience, constitue un levier essentiel pour accompagner ces transitions. Les diplômes et certifications reconnus par la convention favorisent également les passages d’une catégorie à l’autre, notamment du niveau employé vers technicien, puis agent de maîtrise et cadre.
Congés et absences
Congés payés
Vous bénéficiez d’un droit à congés annuels selon les règles habituelles d’acquisition. La convention prévoit toutefois des modalités spécifiques concernant le fractionnement de vos vacances. Si vous décidez de prendre une partie de vos jours de repos en dehors de la période de référence, vous pouvez obtenir des journées supplémentaires : un jour ouvrable pour trois à cinq jours pris hors période, et deux jours ouvrables dès six jours fractionnés.
Congés spécifiques
Plusieurs événements de votre vie personnelle vous donnent droit à des absences rémunérées. Ces congés exceptionnels s’appliquent sans condition d’ancienneté et permettent de vous absenter pour des moments importants ou difficiles. Voici un récapitulatif détaillé des situations concernées et des durées accordées :
| Événement | Durée accordée |
| Mariage du salarié | 8 jours ouvrables |
| Conclusion d’un Pacs | 8 jours ouvrables |
| Naissance ou adoption d’un enfant | 3 jours ouvrables dans la période de 3 semaines entourant la date de la naissance ou de l’adoption |
| Mariage d’un enfant | 3 jours ouvrables |
| Mariage du père ou de la mère | 1 jour ouvrable dans la période de 3 jours encadrant la date de l’événement |
| Décès du conjoint, du partenaire lié par un Pacs, du concubin | 5 jours ouvrables |
| Décès d’un enfant | 5 jours ouvrables se cumulant avec le congé de deuil d’une durée de 8 jours calendaires |
| Décès d’un ascendant ou descendant (autre que l’enfant) du salarié | 3 jours ouvrables |
| Décès d’un ascendant ou descendant de son conjoint, partenaire ou concubin | 3 jours ouvrables |
| Décès d’un frère ou d’une sœur du salarié | 3 jours ouvrables |
| Annonce au salarié de la survenance d’un handicap chez son enfant | 3 jours ouvrables |
| Annonce au salarié de la survenance d’un handicap chez son conjoint, son partenaire de Pacs ou son concubin | 2 jours ouvrables |
| Déménagement | 2 jours ouvrables, dans la limite d’une fois tous les deux ans |
bon à savoir
RTT
Votre organisation du temps de travail peut vous permettre de bénéficier de jours de repos compensateurs. Si votre durée hebdomadaire dépasse 35 heures, vous obtenez des RTT dont le nombre varie selon l’amplitude choisie : de 6 jours pour une semaine de 36 heures, jusqu’à 23 jours pour 39 heures hebdomadaires. Cette formule s’applique aussi bien dans un cadre hebdomadaire qu’annuel, offrant ainsi une certaine souplesse dans l’aménagement de votre activité professionnelle.
Conditions de travail et sécurité
Votre bien-être au quotidien repose sur des règles précises inscrites dans la convention collective. L’employeur doit veiller à ce que votre environnement professionnel respecte les normes d’hygiène et de sécurité en vigueur, qu’il s’agisse des locaux, du matériel mis à disposition ou de l’organisation du travail. Ces obligations visent à prévenir les risques professionnels et à garantir des conditions d’exercice adaptées à chaque fonction.
Si votre poste nécessite des équipements spécifiques, l’employeur a la responsabilité de vous les fournir. Cela peut concerner des outils de travail, du matériel informatique ou encore des protections adaptées selon la nature de vos missions. L’aménagement des espaces de travail doit également tenir compte de l’ergonomie et du confort, afin de limiter la pénibilité et de favoriser votre santé sur le long terme.
Au-delà de ces aspects matériels, vous bénéficiez de droits en matière de prévention. Vous pouvez signaler toute situation dangereuse ou toute dégradation de vos conditions de travail. L’employeur, de son côté, doit mettre en place les mesures nécessaires pour corriger ces situations et assurer un cadre professionnel sain. Cette vigilance partagée contribue à créer un climat de travail serein et respectueux de chacun.
Maladie et prévoyance
En cas d’arrêt de travail pour raison de santé, les modalités de prise en charge varient selon votre ancienneté dans l’entreprise. Si vous comptez entre un et trois ans de présence, un délai de carence de sept jours s’applique avant le déclenchement du maintien de salaire. Passé ce délai, vous percevez l’intégralité de votre rémunération pendant une période de quatre-vingt-dix jours. Dès que vous atteignez trois années d’ancienneté, ce délai de carence se réduit à trois jours seulement, et le maintien à 100 % s’étend sur trente jours.
Les accidents du travail bénéficient d’un traitement spécifique : aucun délai de carence ne s’applique dans ce cas. Vous êtes donc indemnisé dès le premier jour d’absence, ce qui constitue une protection renforcée face aux risques professionnels. Cette distinction entre maladie ordinaire et accident professionnel témoigne de la volonté d’accompagner au mieux les collaborateurs confrontés à des situations subies dans le cadre de leur activité.
| Ancienneté | Délai de carence | Durée d’indemnisation à 100 % |
| De 1 à 3 ans | 7 jours (sauf accident du travail) | 90 jours |
| À partir de 3 ans | 3 jours (sauf accident du travail) | 30 jours |
Concernant la prévoyance, les salariés sont couverts par un régime collectif dont les garanties englobent plusieurs situations : décès, invalidité, incapacité temporaire, ainsi que le versement de rentes pour le conjoint survivant et les enfants. Les cotisations diffèrent selon que vous travaillez dans un office d’huissiers de justice ou dans une société de ventes volontaires. Dans le premier cas, le taux global atteint 3,25 % de la rémunération brute, réparti entre employeur (1,75 %) et salarié (1,50 %). Pour les structures de ventes volontaires, la participation patronale s’élève à 1,50 % du salaire plafonné.
Ces dispositifs visent à sécuriser votre parcours professionnel en cas de coup dur. Que vous soyez temporairement éloigné de votre poste ou confronté à une situation plus durable, les mécanismes prévus permettent de préserver une partie substantielle de vos revenus et d’assurer une continuité financière pour vous et vos proches.
bon à savoir
Fin de contrat
Rupture du contrat
Plusieurs situations peuvent conduire à la séparation professionnelle entre vous et votre employeur. Le licenciement, qu’il soit pour motif personnel ou économique, constitue l’une des formes les plus courantes. Vous pouvez également prendre l’initiative de rompre votre engagement par une démission. La rupture conventionnelle, fondée sur un accord mutuel, offre une alternative négociée. Enfin, le départ à la retraite, qu’il soit volontaire ou mis en œuvre par l’employeur, marque la conclusion naturelle de votre parcours professionnel.
Préavis de licenciement
La durée pendant laquelle vous continuez à exercer vos fonctions après la notification varie selon votre ancienneté dans l’entreprise. Cette période permet d’organiser la transition et de rechercher un nouvel emploi dans des conditions sereines.
| Ancienneté | Durée du préavis |
| Moins de deux ans | 1 mois |
| Plus de deux ans | 2 mois |
Durant cette période, vous bénéficiez chaque jour de deux heures rémunérées pour rechercher un nouvel emploi. L’organisation de ces absences se partage équitablement : un jour choisi par vous, un autre par votre employeur.
Indemnités de licenciement
Sauf en cas de faute grave, votre départ donne lieu à une compensation financière calculée sur la base de votre ancienneté et de votre rémunération. Cette indemnisation reconnaît votre contribution à l’entreprise et facilite votre transition professionnelle.
- Pour les dix premières années : un quart de mois de salaire par année d’ancienneté
- À partir de dix ans : un tiers de mois de salaire par année d’ancienneté
bon à savoir
Retraite
Lorsque vous décidez de partir à la retraite ou que votre employeur met fin à votre contrat dans ce cadre, une indemnité spécifique vous est versée. Son montant progresse avec vos années de service, reconnaissant ainsi votre engagement sur le long terme.
| Ancienneté | Montant de l’indemnité |
| Après 10 ans de présence | 1 mois de salaire |
| Après 15 ans de présence | 1,5 mois de salaire |
| Après 20 ans de présence | 2 mois de salaire |
| Après 30 ans de présence | 3 mois de salaire |
Démission
Si vous prenez l’initiative de quitter votre poste, vous devez respecter un délai de prévenance identique à celui du licenciement. Cette réciprocité garantit un équilibre entre vos droits et ceux de votre employeur, permettant à ce dernier d’organiser votre remplacement dans des conditions optimales.
| Ancienneté | Durée du préavis |
| Moins de deux ans | 1 mois |
| Plus de deux ans | 2 mois |
Pendant cette période transitoire, vous bénéficiez également des deux heures quotidiennes rémunérées pour rechercher un nouvel emploi, selon les mêmes modalités qu’en cas de licenciement.
Avantages sociaux
| Avantage | Description |
| Compte épargne temps | Ce dispositif vous permet d’accumuler des droits à congés rémunérés ou de bénéficier d’une rémunération en contrepartie des périodes de repos ou de congés non pris, vous offrant ainsi une souplesse dans la gestion de votre temps de travail. |
| Majoration pour ancienneté | Votre fidélité est reconnue financièrement : une augmentation de 3 % du salaire minimum conventionnel s’applique pour chaque tranche de trois années passées au sein de la structure, dans la limite de quinze ans. |
| Heures pour recherche d’emploi | Durant votre préavis, deux heures rémunérées par jour vous sont accordées pour chercher un nouvel emploi, réparties entre un jour de votre choix et un jour choisi par l’employeur. |
| Aménagement du temps de travail pour les femmes enceintes | À partir du cinquième mois de grossesse, vous bénéficiez d’une réduction quotidienne de 30 minutes sans perte de rémunération, facilitant ainsi cette période particulière. |
| Maintien de salaire pendant le congé maternité | Votre rémunération est intégralement conservée durant toute la durée du congé maternité, vous assurant une sécurité financière totale. |
Questions fréquentes sur la convention collective Commissaires de justice
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