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Panorama des conventions Caoutchouc
Convention collective Caoutchouc

Mis à jour le 12 janvier 2026

Convention collective Caoutchouc - IDCC 45

Cette page présente un résumé des dispositions générales de la convention collective Industries et commerces du caoutchouc. Le contenu est conçu à partir des conventions collectives des Éditions Tissot.

Qu'est ce que la convention collective Caoutchouc ?

Vous travaillez dans une entreprise qui fabrique des pneus, des joints industriels ou des articles en élastomère ? Alors cette réglementation professionnelle vous concerne directement. Elle encadre les relations entre employeurs et salariés du secteur de la transformation du caoutchouc.
Concrètement, ce texte vient compléter le Code du travail en définissant les règles spécifiques à votre branche : rémunération minimale, durée des congés, primes particulières ou encore conditions de travail adaptées aux métiers de l’industrie. Chaque secteur d’activité possède ses propres spécificités, et celui du caoutchouc ne fait pas exception. Cette convention garantit vos droits tout en tenant compte des réalités économiques et techniques de la filière.

Entreprises tenues d'appliquer la CCN Caoutchouc

La convention collective du caoutchouc s’adresse principalement aux structures exerçant dans les secteurs de la fabrication et de la transformation du caoutchouc, ainsi que dans le commerce des articles qui en découlent. Vous êtes concerné si votre activité porte sur la production de pneumatiques, d’articles techniques en caoutchouc, de produits dérivés ou encore sur leur distribution. L’identification se fait grâce au code APE (ou NAF) attribué lors de l’immatriculation de votre entreprise.
 

Catégorie d’activitéCode APE (NAF)Description de l’activité
Textile technique1392ZFabrication d’articles textiles, sauf habillement
Textile industriel1396ZFabrication d’autres textiles techniques et industriels
Textile divers1399ZFabrication d’autres textiles n.c.a.
Habillement professionnel1412ZFabrication de vêtements de travail
Habillement1413ZFabrication de vêtements de dessus
Accessoires vestimentaires1419ZFabrication d’autres vêtements et accessoires
Chimie du caoutchouc2017ZFabrication de caoutchouc synthétique
Adhésifs2052ZFabrication de colles
Pneumatiques2211ZFabrication et rechapage de pneumatiques
Caoutchouc transformé2219ZFabrication d’autres articles en caoutchouc
Construction navale3012ZConstruction de bateaux de plaisance
Équipements sportifs3230ZFabrication d’articles de sport
Fabrications diverses3299ZAutres activités manufacturières n.c.a.
Réparation industrielle3319ZRéparation d’autres équipements
Recyclage3831ZDémantèlement d’épaves
Valorisation des déchets3832ZRécupération de déchets triés
Négoce industriel4669BCommerce de gros de fournitures et équipements industriels divers
Distribution chimique4675ZCommerce de gros de produits chimiques
Produits intermédiaires4676ZCommerce de gros d’autres produits intermédiaires
Revêtements4753ZCommerce de détail de tapis, moquettes et revêtements de murs et sols en magasin spécialisé
Commerce spécialisé4778CAutres commerces de détail spécialisés divers
Réparation9529ZRéparation d’autres biens personnels et domestiques

bon à savoir

même si votre code APE figure dans cette liste, vérifiez toujours que votre activité principale correspond bien au champ d’application détaillé de la convention, car c’est elle qui détermine réellement les règles applicables à votre entreprise et à vos salariés.

Contrat de travail

Période d’essai

La période d’essai constitue une étape clé lors de votre intégration dans une entreprise du secteur du caoutchouc. Cette phase permet à l’employeur d’évaluer vos compétences, tandis que vous découvrez votre nouveau poste. La convention collective prévoit des durées spécifiques selon votre catégorie professionnelle.
 

Catégories de salariésDurées maximales
Employés des niveaux I et IISelon dispositions légales (2 mois maximum)
Autres collaborateurs3 mois maximum
Ingénieurs et cadresConformément aux dispositions légales (4 mois maximum)

bon à savoir

si vous êtes cadre et que votre période d’essai se termine par une rupture avec un préavis d’au moins 15 jours, vous bénéficiez de 30 heures d’absence rémunérées pour rechercher un nouvel emploi.

Régimes applicables

Votre contrat de travail dans l’industrie du caoutchouc s’inscrit dans un cadre conventionnel qui distingue clairement plusieurs catégories professionnelles. Cette organisation structure l’ensemble de vos droits et obligations.

  • Ouvriers : réalisation de tâches d’exécution, du niveau élémentaire aux opérations les plus qualifiées
  • Collaborateurs (employés et techniciens) : fonctions administratives et techniques, réparties en cinq niveaux de qualification
  • Agents de maîtrise : encadrement et coordination d’équipes, avec des responsabilités croissantes
  • Ingénieurs et cadres : missions de conception, gestion et direction nécessitant une expertise approfondie

Chaque catégorie bénéficie d’un système de classification par coefficients, déterminant votre rémunération et vos avantages conventionnels. Cette grille évolutive accompagne votre progression professionnelle tout au long de votre parcours dans l’entreprise.

Mobilité

La convention collective prévoit des dispositions spécifiques en cas de déplacement professionnel de longue durée. Si vous êtes amené à travailler loin de votre domicile, vous bénéficiez d’un congé de détente régulier aux frais de l’employeur. Pour les missions situées à moins de 300 km, vous avez droit à une journée de repos tous les 15 jours. Au-delà de cette distance, la convention accorde deux jours de repos par mois, dont un jour non travaillé. Ces trajets aller-retour sont pris en charge par votre employeur, vous permettant ainsi de maintenir un équilibre entre vos obligations professionnelles et votre vie personnelle.

Temps de travail

Durée du travail

Dans la convention collective du caoutchouc, la durée légale de travail est fixée à 35 heures par semaine, dans la limite de 1 600 heures par an. Cette organisation permet de concilier rythme de production et respect des équilibres professionnels. Chaque salarié bénéficie également d’un repos quotidien minimal de 11 heures consécutives, garantissant une récupération suffisante entre deux journées de travail.

  • Durée hebdomadaire : 35 heures
  • Durée annuelle : 1 600 heures maximum
  • Repos quotidien : 11 heures consécutives (réductible à 9 heures en cas de circonstances exceptionnelles)
  • Repos hebdomadaire : peut être réduit à 32 heures par accord d’entreprise

Aménagements du temps de travail

La convention prévoit plusieurs dispositifs pour adapter les horaires aux contraintes de l’activité. La modulation du temps de travail peut s’organiser sur une période de 12 mois, avec des calendriers individualisés permettant de faire varier la durée hebdomadaire. La rémunération reste lissée sur le mois, quelle que soit la variation des horaires effectués. Pour les salariés à temps partiel, la journée peut être continue si elle est inférieure à 6 heures, et ne peut comporter plus d’une interruption par jour. Les heures complémentaires sont plafonnées à 10 % de la durée contractuelle.

bon à savoir

En cas de modification d’horaires en cours de mois, l’employeur doit respecter un délai de prévenance de 7 jours ouvrés, sauf circonstances exceptionnelles où ce délai peut être réduit à 2 jours en contrepartie d’une compensation financière ou en repos.

Jours travaillés et jours fériés

Les journées de travail s’organisent dans une amplitude maximale de 10 heures par jour et 48 heures par semaine. Lorsqu’un jour férié légal tombe un jour habituellement travaillé, les ouvriers ayant au moins un mois d’ancienneté reçoivent une indemnité égale au salaire qu’ils auraient perçu. Les heures effectuées le dimanche ou les jours fériés donnent lieu à une majoration de 25 %, portée à 50 % si le salarié opte pour un repos compensateur équivalent.

Heures supplémentaires

Toute heure travaillée au-delà de la durée légale ouvre droit à rémunération majorée. La convention encourage le recours aux repos compensateurs, mais le choix final revient au salarié. Ces repos doivent être pris dans un délai maximum de 6 mois.

  • De la 40e à la 48e heure : majoration de 25 %
  • À partir de la 49e heure : majoration de 50 %
  • Possibilité de remplacement par un repos compensateur équivalent
  • Délai de prise des repos : 6 mois maximum

Régimes spécifiques

La convention met en place un dispositif de Réduction du Temps de Travail (RTT) sous forme de jours ou demi-journées de repos, répartis sur une période maximale de 4 semaines. Ces jours compensent les heures travaillées au-delà de 35 heures hebdomadaires. Un report des congés payés au-delà du cadre annuel est également possible, dans la limite de 6 mois, pour les entreprises ayant opté pour ce système. Enfin, les salariés en déplacement de longue durée bénéficient de congés de détente spécifiques : un jour tous les 15 jours pour les déplacements inférieurs à 300 km, deux jours par mois au-delà de cette distance.

Rémunération et avantages

Salaire

La convention collective du caoutchouc établit une grille salariale basée sur un système de coefficients, avec une valeur de point fixée à 7,45 € par mois. Cette structure permet d’assurer une progression claire et transparente des rémunérations selon la qualification de chaque salarié. Les salaires minima s’échelonnent ainsi du coefficient 130 (1 819,67 € mensuels) au coefficient 270 (2 011,50 € mensuels), garantissant une base de rémunération cohérente pour l’ensemble des collaborateurs.
 

CoefficientSalaire mensuel minimum
1301 819,67 €
1401 833,37 €
1501 847,07 €
1601 860,78 €
1701 874,48 €
1801 888,18 €
1901 901,88 €
2151 936,14 €
2251 949,84 €
2401 970,39 €
2551 990,95 €
2702 011,50 €

bon à savoir

Les jeunes travailleurs de moins de 18 ans bénéficient d’une grille spécifique qui évolue selon leur âge et leur ancienneté dans l’entreprise. Entre 16 et 17 ans, la rémunération démarre à 70 % du salaire minimal conventionnel pour atteindre 80 % après un an d’expérience. Pour les 17-18 ans, elle commence à 80 % et progresse jusqu’à 90 % du salaire minimal, permettant ainsi une intégration progressive dans le monde professionnel.

Primes et indemnités

La prime d’ancienneté constitue un avantage significatif pour les ouvriers et collaborateurs, récompensant la fidélité à l’entreprise de manière progressive. Calculée en pourcentage du salaire de base, elle débute à 3 % après trois années de présence et augmente par paliers jusqu’à atteindre 15 % pour les salariés comptabilisant quinze ans d’ancienneté ou plus. Cette reconnaissance financière s’ajoute naturellement à la rémunération mensuelle habituelle.
 

AnciennetéTaux de la prime
3 ans3 %
6 ans6 %
9 ans9 %
12 ans12 %
15 ans et plus15 %

Les heures supplémentaires font l’objet de majorations attractives, avec une augmentation de 25 % de la 40ème à la 48ème heure hebdomadaire, puis de 50 % au-delà. Le travail dominical et les jours fériés ouvrent droit à une majoration de 25 %, portée à 50 % si vous optez pour un repos compensateur. Une indemnité de panier est versée aux salariés dont le poste encadre minuit, tandis qu’une indemnité de rappel compense les interventions exceptionnelles après la journée de travail.

Évolutions

La progression professionnelle dans la branche du caoutchouc s’appuie sur une classification structurée en cinq niveaux pour les ouvriers, collaborateurs et agents de maîtrise, et sept niveaux pour les ingénieurs et cadres. Chaque échelon correspond à des responsabilités croissantes et à des compétences techniques plus approfondies, offrant ainsi des perspectives concrètes d’augmentation salariale. L’entretien professionnel, organisé tous les deux ans pour les salariés justifiant d’une ancienneté minimale, constitue un moment privilégié pour évoquer votre parcours et vos aspirations d’évolution.

  • Accès aux formations professionnelles et aux certificats de qualification (CQP) pour développer vos compétences
  • Possibilité de validation des acquis de l’expérience (VAE) après trois ans d’activité dans la branche
  • Accompagnement via le compte personnel de formation (CPF) pour financer vos projets d’évolution
  • Progression par échelons garantissant une reconnaissance salariale de votre montée en qualification

Congés et absences

Congés payés

Les salariés bénéficient de congés annuels selon les règles légales, avec quelques spécificités intéressantes. En cas de réduction du temps de travail sous forme de jours de repos, un report des congés au-delà du cadre annuel est possible, mais ne peut excéder 6 mois. Si vous êtes rappelé pendant vos congés pour les besoins du service, vous obtenez automatiquement 2 jours de congé supplémentaire en compensation, sans compter le temps de voyage. Les frais engendrés par ce déplacement imprévu vous sont également remboursés.

Congés spécifiques

La convention prévoit des absences rémunérées pour les événements familiaux importants. Les ouvriers et ETAM profitent notamment d’une semaine complète pour leur mariage, tandis que les cadres disposent de 6 jours. Pour les déplacements professionnels de longue durée, un dispositif de congé de détente s’applique : 1 jour tous les 15 jours pour les missions à moins de 300 km, et 2 jours par mois au-delà. Les femmes enceintes bénéficient également d’aménagements spécifiques dès le 5ème mois de grossesse.
 

ÉvénementOuvriers et ETAMCadres
Mariage du salarié1 semaine6 jours
Mariage d’un enfant1 jour1 jour
Décès du conjoint3 jours3 jours
Décès du père, de la mère, de l’enfant ou du tuteur légal2 jours2 jours
Décès d’un frère, d’une sœur ou d’un beau-parent1 jour1 jour

bon à savoir

En cas de décès d’un enfant de moins de 25 ans, vous bénéficiez d’un congé de deuil complémentaire de 8 jours, en plus des 12 jours légaux, pour vous accompagner dans cette épreuve difficile.

Conditions de travail et sécurité

Dans le secteur du caoutchouc, la protection des collaborateurs constitue une priorité absolue. Les risques liés à la manipulation de produits chimiques, aux environnements de production et aux équipements spécifiques imposent une vigilance accrue et des mesures adaptées.

L’employeur a l’obligation de garantir un cadre sain et sécurisé à chaque instant. Cela passe par la fourniture gratuite d’équipements de protection individuelle adaptés aux postes occupés : gants, masques, vêtements spécialisés ou chaussures de sécurité. Ces dispositifs doivent être renouvelés régulièrement et répondre aux normes en vigueur. Par ailleurs, les locaux font l’objet d’aménagements particuliers pour limiter l’exposition aux substances potentiellement nocives et favoriser une ergonomie optimale des postes.

Les salariés bénéficient également de temps de repos stricts : au minimum 11 heures consécutives par jour, pouvant être réduites à 9 heures dans des circonstances exceptionnelles avec contrepartie. Le repos hebdomadaire, quant à lui, peut descendre à 32 heures sous certaines conditions définies collectivement. Ces règles visent à préserver la santé physique et mentale de chacun.

Enfin, chaque acteur partage des responsabilités : l’entreprise met en œuvre les moyens nécessaires, tandis que les équipes respectent les consignes établies. Cette coopération assure un environnement où prévention et performance se conjuguent au quotidien.

Maladie et prévoyance

Lorsque vous traversez une période de maladie ou d’accident, plusieurs dispositifs se mettent en place pour vous accompagner. Le maintien de votre rémunération pendant un arrêt dépend avant tout de votre ancienneté et de votre statut professionnel. Pour en bénéficier, une année complète au sein de l’entreprise constitue le premier palier à franchir.

Les ouvriers et collaborateurs peuvent compter sur un maintien de salaire à hauteur de 100 % pendant un mois et demi, puis à 50 % pour une durée équivalente. Si vous avez dépassé les cinq années de présence, ces périodes s’allongent chacune d’un demi-mois supplémentaire. Pour les ingénieurs et cadres, la protection s’avère plus étendue : trois mois à plein traitement, suivis de trois mois à mi-salaire. Ces durées progressent d’un mois tous les cinq ans, jusqu’à atteindre un plafond de six mois pour chaque taux.
 

CatégorieMaintien à 100 %Maintien à 50 %
Ouvriers et collaborateurs1,5 mois (+ 0,5 après 5 ans)1,5 mois (+ 0,5 après 5 ans)
Ingénieurs et cadres3 mois (+ 1 mois/5 ans, max 6 mois)3 mois (+ 1 mois/5 ans, max 6 mois)

En cas d’accident du travail, les ouvriers suivent les mêmes règles d’indemnisation que pour un arrêt classique. Lorsque plusieurs arrêts se succèdent, un délai minimal de trois mois de reprise effective s’impose entre deux périodes pour que vos droits se reconstituent pleinement. Pour les ingénieurs et cadres, la durée totale d’indemnisation ne pourra dépasser, sur douze mois consécutifs, celle acquise au moment du premier jour d’absence.

bon à savoir

les indemnités versées par la Sécurité sociale viennent en déduction du maintien de salaire conventionnel. Votre employeur complète donc la différence pour atteindre les pourcentages prévus.

Fin de contrat

Rupture du contrat

La fin de votre relation de travail peut prendre plusieurs formes selon les circonstances. Vous pouvez choisir de quitter volontairement votre poste par démission, ou convenir d’un départ négocié via une rupture conventionnelle. L’employeur peut également mettre un terme au contrat par licenciement, qu’il soit motivé par des raisons personnelles ou économiques. Enfin, le départ à la retraite constitue une autre modalité de cessation du lien contractuel. Chaque situation obéit à des règles précises en matière de préavis et de compensations financières.

Préavis de licenciement

Lorsque votre employeur décide de rompre le contrat, la durée du préavis varie en fonction de votre catégorie professionnelle et de votre ancienneté. Cette période vous permet de rechercher un nouvel emploi tout en percevant votre rémunération habituelle.

  • Ouvriers : 1 semaine si vous avez moins de 6 mois d’ancienneté, 1 mois entre 6 mois et 2 ans, puis 2 mois au-delà de 2 ans
  • Collaborateurs niveaux I et II : 1 mois, sauf si la législation prévoit une durée supérieure
  • Collaborateurs niveaux III et IV : 2 mois quelle que soit l’ancienneté
  • Collaborateurs niveau V : 3 mois de préavis
  • Ingénieurs et cadres : 3 mois pour accompagner votre transition professionnelle

bon à savoir

pendant cette période, vous disposez d’heures rémunérées pour chercher un emploi. Les ouvriers et collaborateurs bénéficient de 2 heures quotidiennes, tandis que les ingénieurs et cadres peuvent s’absenter pendant un nombre d’heures équivalant à leur durée hebdomadaire de travail chaque mois.

Indemnités de licenciement

Le montant de votre indemnité dépend directement de votre statut professionnel et de votre temps passé dans l’entreprise. Ces compensations financières reconnaissent votre contribution et facilitent votre reconversion.

  • Ouvriers : 3/10 de mois de salaire par année d’ancienneté
  • Collaborateurs niveaux I à IV : calcul progressif selon la durée (1/2 mois pour 1 à 3 ans, 1 mois pour 3 à 4 ans, puis 3/10 de mois par an au-delà)
  • Collaborateurs niveau V : application de la formule la plus avantageuse entre le calcul standard ou la formule spécifique 10 x B/(65-A), où A représente l’âge d’accès au poste et B l’ancienneté dans ce niveau
  • Ingénieurs et cadres : formule adaptée selon l’âge d’entrée dans l’entreprise, avec un calcul de 15 x B/(65-A) pour les entrées avant 50 ans, ou 1 mois par année pour les entrées après cet âge

Retraite

Le passage à la retraite représente une étape naturelle de votre parcours professionnel. Que vous décidiez vous-même de ce départ ou que l’employeur vous le propose, une indemnité viendra marquer cette transition. Pour les ouvriers ayant au moins 3 ans d’ancienneté, le calcul s’établit à 3/10 de mois par année de présence. Les collaborateurs ainsi que les ingénieurs et cadres perçoivent les indemnités prévues par la loi, avec un plafonnement à 12 mois dans les structures de moins de 45 personnes pour les collaborateurs. Cette reconnaissance financière récompense votre fidélité et votre investissement au fil des années.

Démission

Si vous souhaitez quitter volontairement l’entreprise, vous devrez respecter un délai de préavis dont la durée varie selon votre position. Ce temps permet à votre employeur d’organiser votre remplacement et d’assurer la continuité du service. Durant cette période, vous bénéficiez également d’heures rémunérées pour votre recherche d’emploi.
 

Catégorie professionnelleDurée du préavisHeures pour recherche d’emploi
Ouvriers1 semaine2 heures par jour, rémunérées
Collaborateurs niveaux I et II1 mois2 heures par jour, rémunérées
Collaborateurs niveaux III et IV2 mois2 heures par jour, rémunérées
Collaborateurs niveau V3 mois2 heures par jour, rémunérées
Ingénieurs et cadres3 moisDurée hebdomadaire mensuelle, rémunérée

Clauses spécifiques

En cas de rappel pendant vos congés pour les besoins urgents du service, vous recevrez un congé supplémentaire de 2 jours nets, sans compter le temps de trajet. Les frais engendrés par ce déplacement vous seront également remboursés. Pour les déplacements professionnels de longue durée, un système de congés de détente est prévu : 1 jour non ouvrable tous les 15 jours si la distance est inférieure à 300 km, ou 2 jours dont un non ouvrable chaque mois au-delà de cette distance. Ces dispositions garantissent un équilibre entre les exigences professionnelles et votre vie personnelle.

Avantages sociaux

Prime d’anciennetéVersée aux ouvriers et collaborateurs selon un barème progressif : 3 % à partir de 3 ans, jusqu’à 15 % après 15 ans de présence dans l’entreprise. Cette reconnaissance de la fidélité s’ajoute directement à la rémunération de base.
Heures pour recherche d’emploiDurant le préavis, vous disposez d’un crédit d’heures pour préparer votre avenir professionnel. Les ouvriers et collaborateurs bénéficient de 2 heures par jour, tandis que les ingénieurs et cadres peuvent s’absenter l’équivalent de la durée hebdomadaire chaque mois, rémunérées comme du temps de travail effectif.
Indemnité de rappelSi votre employeur vous sollicite après votre départ de l’entreprise, une compensation financière vous est accordée : 1 heure de salaire en journée, ou 2 heures s’il s’agit d’un rappel nocturne.
Indemnité de panierPrévue pour les postes encadrant minuit, cette allocation compense les contraintes liées aux horaires atypiques et aux repas pris sur le lieu de travail en dehors des horaires habituels.
Congé de détente en déplacementLors de missions longue durée, un voyage aller-retour payé vous permet de rentrer chez vous : 1 jour tous les 15 jours pour les déplacements de moins de 300 km, 2 jours par mois au-delà. Le temps de trajet reste en dehors du décompte.
Aménagements pour femmes enceintesÀ partir du 5? mois de grossesse, une sortie anticipée de 5 minutes est autorisée. Les collaboratrices peuvent également demander une exemption du travail sur grosses machines, sans perte de coefficient ni de rémunération.

Ces dispositifs reflètent une volonté d’accompagner les parcours professionnels tout en tenant compte des situations personnelles. Ils viennent enrichir le socle de droits légaux et témoignent d’une attention portée à l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée.

bon à savoir

ces avantages s’ajoutent aux dispositifs de prévoyance et de formation prévus par ailleurs dans le texte conventionnel.

Questions fréquentes sur la convention collective Caoutchouc

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