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Panorama des conventions Cabinets d’avocats
Convention collective Cabinets d’avocats

Mis à jour le 16 février 2026

Convention collective Cabinets d’avocats - IDCC 3253

Cette page présente un résumé des dispositions générales de la convention collective Salariés des cabinets d'avocats. Le contenu est conçu à partir des conventions collectives des Éditions Tissot.

Qu'est ce que la convention collective Cabinets d’avocats ?

Vous travaillez dans un cabinet d’avocats ? Alors un accord spécifique encadre votre quotidien professionnel. Ce texte définit vos droits et obligations au sein de ce secteur particulier. Il complète le Code du travail en tenant compte des réalités propres à l’univers juridique. Salaires minimums, classifications des postes, congés, formation : tous ces aspects sont précisés pour s’adapter aux métiers exercés.


Que vous soyez juriste, secrétaire ou collaborateur, cette réglementation vous concerne directement. Elle résulte d’un dialogue entre représentants des employeurs et organisations syndicales. L’objectif ? Créer un cadre équilibré qui respecte les spécificités de votre profession tout en protégeant les salariés du secteur.

Entreprises tenues d'appliquer la CCN Cabinets d’avocats

Catégorie d’activitéCode APE (ou NAF)Description de l’activité
Activités juridiques69.10ZActivités juridiques – Cabinets d’avocats et structures professionnelles liées à la profession d’avocat
Organisations professionnelles94.12ZActivités des organisations professionnelles – Ordres et organisations ordinales liés à la profession d’avocat

bon à savoir

Depuis septembre 2025, cette convention unifie les anciennes conventions IDCC 1000 et IDCC 1850, offrant ainsi un cadre harmonisé pour toute la profession.

Contrat de travail

Période d’essai

La période d’essai permet à l’employeur et au salarié de s’assurer que le poste convient. Sa durée varie selon votre catégorie professionnelle et doit impérativement figurer dans votre contrat de travail. Pour les employés (coefficient inférieur à 300), comptez 1 mois renouvelable une fois, soit 2 mois maximum. Les agents de maîtrise (coefficient entre 300 et 384) bénéficient de 2 mois, extensibles à 4 mois. Pour les cadres (coefficient égal ou supérieur à 385) et les avocats salariés, la durée initiale est de 3 mois, avec possibilité de renouvellement pour atteindre 6 mois au total.
 

CatégorieCoefficientDurée initialeRenouvellementDurée totale
Employé< 3001 mois1 fois2 mois
Agent de maîtrise300 à 3842 mois1 fois4 mois
Cadre= 3853 mois1 fois6 mois
Avocat salarié3 mois1 fois6 mois

Temps de travail

Durée du travail

Au sein des cabinets d’avocats, la durée légale du travail est fixée à 35 heures par semaine. Cette base peut être répartie de manière égale ou inégale sur les jours ouvrables, selon l’organisation du cabinet. Pour protéger votre santé, des limites strictes s’appliquent :

  • Durée maximale quotidienne : 10 heures en principe, pouvant exceptionnellement atteindre 12 heures en cas de besoin imprévu.
  • Durée maximale hebdomadaire : 48 heures sur une semaine isolée, avec une moyenne de 46 heures maximum calculée sur 12 semaines consécutives.
  • Repos hebdomadaire : Vous bénéficiez de 2 jours de repos consécutifs (généralement samedi et dimanche). Pour les avocats salariés, le repos minimal est de 35 heures incluant obligatoirement le dimanche.

Aménagements du temps de travail

Votre employeur peut adapter l’organisation du temps de travail selon trois modalités principales, tout en vous garantissant une rémunération lissée sur 151,67 heures mensuelles. Le système des jours de repos (ex-RTT) compense les heures effectuées au-delà de 35 heures par semaine : l’employeur fixe ces jours après concertation, mais vous pouvez choisir librement 25% de vos jours acquis en prévenant deux mois à l’avance. La modulation annuelle fait varier votre temps de travail selon les périodes (maximum 44 heures par semaine sur 10 semaines), en contrepartie de quoi vous obtenez 2 jours de repos supplémentaires par an. Enfin, l’organisation pluri-hebdomadaire répartit votre activité sur un cycle de 2 à 12 semaines. Un dispositif d’horaires individualisés vous permet même de reporter jusqu’à 8 heures d’un mois sur l’autre, dans la limite d’un solde total de 12 heures.

Heures supplémentaires

Lorsque vous travaillez au-delà de la durée légale, vos heures supplémentaires sont encadrées et valorisées. Le contingent annuel est fixé à 160 heures. Les majorations varient selon l’effectif de votre cabinet :

  • Cabinets de 20 salariés ou moins : 10% de majoration pour les 4 premières heures, 25% pour les 4 suivantes, puis 50% au-delà.
  • Cabinets de plus de 20 salariés : 15% pour les 4 premières heures, 25% pour les 4 suivantes, puis 50% au-delà.

Vous pouvez choisir de remplacer le paiement de ces heures par un repos compensateur équivalent (RCR), à prendre dans un délai de 3 mois.

Régimes spécifiques

Le travail à temps partiel impose un minimum de 3 heures de travail par jour, avec une seule coupure autorisée de 2 heures maximum. Vos heures complémentaires ne peuvent dépasser un tiers de votre durée contractuelle et sont majorées de 10% à 25%. Vous pouvez bénéficier jusqu’à 8 avenants « complément d’heures » par an pour augmenter temporairement votre activité. Pour les avocats salariés autonomes, un forfait annuel de 218 jours travaillés s’applique, avec des garanties strictes : journée limitée à 11 heures, suivi trimestriel de la charge de travail et entretien annuel obligatoire. Vous pouvez accepter de travailler jusqu’à 225 jours moyennant une majoration de salaire d’au moins 20%.

bon à savoir

Ces aménagements visent à concilier les impératifs d’activité des cabinets avec votre équilibre vie professionnelle-vie personnelle, tout en vous garantissant une rémunération stable et des temps de repos respectés.

Rémunération et avantages

Salaire

La rémunération dans les cabinets d’avocats s’articule autour de grilles salariales distinctes selon que vous exercez comme avocat salarié ou personnel non-avocat. Pour les avocats, le minimum conventionnel est fixé sur une base annuelle et évolue en fonction de votre expérience : de la première à la troisième année, puis après la quatrième année, avec un palier spécifique dès cinq ans d’exercice ou l’obtention d’une mention de spécialisation. Le personnel non-avocat, quant à lui, bénéficie d’une classification par coefficients hiérarchiques (de 207 à 560) qui détermine le salaire minimal mensuel, avec une valeur de point conventionnel variant selon le niveau.
 

NiveauCoefficientSalaire brut sur une base de 151,67 heures/mois
42071 851,23 €
2151 875,00 €
2251 900,00 €
2401 930,00 €
32401 930,00 €
2502 010,00 €
2652 130,00 €
2702 170,00 €
2852 290,00 €
3002 390,00 €
3502 748,35 €
23852 994,11 €
4103 188,53 €
4503 499,61 €
4803 732,92 €
15103 966,23 €
5604 355,07 €

bon à savoir

Pour les barreaux de Paris et d’Île-de-France, les minima conventionnels des avocats salariés sont majorés d’environ 8 à 13 % selon l’ancienneté.

Primes et indemnités

Le personnel non-avocat bénéficie d’un dispositif de primes particulièrement avantageux. La prime d’ancienneté démarre dès trois ans de présence et peut atteindre 15 % de la rémunération brute au-delà de quinze ans. À cela s’ajoute un treizième mois obligatoire, versé généralement en décembre et calculé sur le salaire mensuel le plus favorable de l’année. Les avocats salariés, eux, profitent d’une structure de rémunération souvent mixte (fixe et variable) avec la possibilité de conserver les indemnisations perçues au titre des missions d’intérêt public.
 

Ancienneté dans le cabinetTaux de la prime
Entre 3 et 6 ans3 %
Entre 6 et 7 ans6 %
Entre 7 et 8 ans7 %
Entre 10 et 11 ans10 %
Supérieure à 15 ans15 %

Le Complément de Salaire-Formation (CSF) constitue une reconnaissance financière des efforts de formation continue : chaque cycle validé ajoute entre 6 et 14 points conventionnels à votre rémunération mensuelle, cumulables jusqu’à 30 points maximum. Les indemnités de licenciement et de fin de carrière sont également prévues, avec des majorations spécifiques pour les salariés de plus de 51 ans.

Évolutions

Votre parcours professionnel dans un cabinet d’avocats s’accompagne d’une progression salariale structurée. Pour le personnel non-avocat, l’évolution repose sur un système de niveaux (de 4 à 1) et d’échelons, permettant de passer d’employé à agent de maîtrise, puis cadre et cadre de direction. Cette montée en compétences, couplée à l’expérience et aux formations validées, ouvre la voie à des coefficients supérieurs et donc à une rémunération accrue. Les avocats salariés voient leur minimum conventionnel progresser automatiquement durant les premières années, avec un bond significatif après cinq ans d’exercice ou l’obtention d’une spécialisation reconnue.

  • Reconnaissance de l’ancienneté via la prime progressive jusqu’à 15 %
  • Valorisation des formations par le CSF (jusqu’à 30 points cumulés)
  • Passage du statut d’employé à cadre de direction selon l’expérience et les diplômes
  • Forfait jours pour les avocats autonomes avec possibilité de rachat de jours majorés à 20 %

La convention prévoit également des entretiens annuels obligatoires pour les avocats en forfait jours, garantissant un suivi de la charge de travail et des perspectives d’évolution. Cette attention portée au développement professionnel favorise une carrière dynamique, où compétences et fidélité sont récompensées concrètement.

Congés et absences

Congés payés

Les salariés des cabinets d’avocats acquièrent 2,5 jours ouvrables de congé par mois de travail effectif, calculés sur une période de référence allant du 1er juin au 31 mai de l’année suivante. L’indemnité versée correspond au mode de calcul le plus avantageux : soit le dixième de la rémunération brute totale perçue, soit la rémunération habituelle. La prise des congés s’effectue principalement entre le 1er mai et le 31 octobre, avec une durée minimale de 12 jours consécutifs pour le congé principal. Les collaborateurs bénéficient également de jours supplémentaires selon leur ancienneté : 1 jour entre 5 et 10 ans, puis 2 jours au-delà de 10 ans.

Congés spécifiques

La convention prévoit différents congés pour événements familiaux, avec des durées adaptées à chaque situation. Ces absences rémunérées permettent d’accompagner les moments importants de la vie personnelle et familiale.
 

ÉvénementDurée du congé
Mariage ou PACS du salarié5 jours
Mariage d’un enfant2 jours
Naissance ou adoption d’un enfant3 jours
Décès d’un enfant de moins de 25 ans12 jours ouvrables (14 si l’enfant était parent)
Congé de deuil (enfant de moins de 25 ans)8 jours supplémentaires
Décès du conjoint, partenaire de PACS ou concubin6 jours
Décès du père ou de la mère6 jours
Décès du beau-père ou de la belle-mère6 jours
Décès d’un frère ou d’une sœur6 jours
Survenue d’un handicap chez son enfant5 jours

RTT

Pour les salariés dont le temps de travail dépasse les 35 heures hebdomadaires, un système de jours de repos est mis en place pour compenser les heures effectuées au-delà de la durée légale. L’employeur fixe les dates après concertation, mais vous conservez la possibilité de choisir 25% de vos jours acquis, moyennant un délai de prévenance de deux mois. Ces jours s’ajoutent aux congés payés annuels et contribuent à équilibrer votre charge de travail sur l’année. En cas d’organisation en modulation annuelle, deux jours de repos supplémentaires viennent compléter ce dispositif.

Conditions de travail et sécurité

Travailler dans un cabinet d’avocat implique de respecter un cadre garantissant votre bien-être et votre protection au quotidien. Si la convention n’entre pas dans le détail de dispositions spécifiques en matière d’hygiène ou d’équipements de protection individuelle, elle pose néanmoins les bases d’un environnement professionnel équilibré et respectueux de votre santé.


L’employeur a la responsabilité de veiller à ce que les locaux soient adaptés à l’exercice de vos fonctions, qu’il s’agisse d’un bureau individuel, d’un espace partagé ou d’une zone d’accueil. Cela inclut la mise à disposition du matériel nécessaire à l’accomplissement de vos missions : ordinateur, logiciels juridiques, téléphone, mobilier ergonomique. Ces équipements doivent être fonctionnels et entretenus régulièrement pour éviter tout risque lié à une utilisation prolongée.


La prévention des risques professionnels repose également sur une organisation du travail cohérente. Les horaires, les aménagements du temps de travail et les garanties liées aux congés ou aux arrêts maladie participent à préserver votre équilibre entre vie professionnelle et personnelle. Vous disposez de droits clairs en matière de repos, de durée maximale de travail et de suivi médical, autant de leviers pour prévenir l’épuisement ou les troubles liés au stress.


Enfin, le dialogue avec votre employeur reste essentiel. Toute difficulté rencontrée dans l’exercice de vos fonctions, qu’elle soit matérielle, organisationnelle ou liée à la charge de travail, doit pouvoir être abordée pour trouver des solutions adaptées et garantir des conditions d’exercice saines et sécurisées.

Maladie et prévoyance

Lorsque vous êtes confronté à un arrêt de travail pour maladie ou accident, la convention met en place un dispositif d’indemnisation qui vient compléter les prestations versées par la Sécurité sociale. Les modalités varient selon votre statut professionnel au sein du cabinet.


Pour le personnel non-avocat, l’accès au maintien de salaire dépend directement de votre ancienneté. Si vous totalisez entre 1 an et moins de 3 ans de présence, vous percevez 90 % de votre rémunération brute pendant 30 jours. Un délai de carence de 7 jours s’applique en cas de maladie ordinaire ou d’accident de trajet, mais disparaît dès le premier jour en cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle. À partir de 3 ans d’ancienneté, les conditions s’améliorent sensiblement : vous bénéficiez de 100 % de votre salaire net dès le premier jour d’absence, et ce pendant 2 mois. Au-delà de 5 années de service, cette protection s’étend à 4 mois complets.
 

AnciennetéDurée d’indemnisationTaux de maintienCarence
1 an à moins de 3 ans30 jours90 % du brut7 jours (maladie/accident de trajet) / 0 jour (AT/MP)
3 ans à moins de 5 ans2 mois100 % du net0 jour
5 ans et plus4 mois100 % du net0 jour

Les avocats salariés profitent d’une garantie renforcée. Après 6 mois d’ancienneté, aucune diminution de rémunération nette n’intervient durant les 30 premiers jours calendaires d’absence par an, quelle que soit la cause de l’arrêt. L’employeur avance l’intégralité du salaire et récupère ensuite les indemnités journalières de la Sécurité sociale. Au-delà de cette période, le relais est assuré par le régime de prévoyance collectif, qui verse une indemnité complémentaire permettant d’atteindre 80 % du salaire brut.


Ce dispositif de prévoyance obligatoire couvre également les situations d’invalidité et de décès. En cas d’invalidité reconnue, une rente pouvant représenter jusqu’à 80 % de la rémunération brute est versée. Le décès d’un avocat salarié ouvre droit à un capital-décès substantiel, assorti de majorations pour les bénéficiaires. Le financement de cette protection repose sur une cotisation partagée à parts égales entre l’employeur et le salarié.

bon à savoir

Pour que votre indemnisation soit effective, vous devez justifier votre incapacité sous 48 heures, être pris en charge par la Sécurité sociale et recevoir vos soins en France ou dans un pays de l’Espace économique européen. Les périodes d’indemnisation se reconstituent après une année complète de reprise du travail effectif.

Fin de contrat

Rupture du contrat

Plusieurs modalités s’offrent à vous pour mettre un terme à votre collaboration au sein d’un cabinet d’avocats. Le licenciement à l’initiative de l’employeur, la démission que vous décidez vous-même, le départ ou la mise à la retraite, ainsi que la rupture conventionnelle individuelle constituent les principales formes de séparation. Cette dernière option permet d’ailleurs de conclure un accord amiable entre les deux parties, excluant ainsi les procédures classiques de licenciement ou de démission. Pour les salariés bénéficiant d’une protection particulière, l’autorisation administrative reste nécessaire avant que la rupture ne devienne effective.

Préavis de licenciement

La durée du préavis varie selon votre catégorie professionnelle et votre ancienneté dans le cabinet. Pour le personnel non-avocat, cette période dépend également de votre coefficient hiérarchique. Voici les durées applicables en cas de licenciement :

  • Personnel non-avocat avec un coefficient inférieur à 385 : 1 mois si vous avez moins de 2 ans d’ancienneté, 2 mois au-delà de cette durée
  • Personnel non-avocat avec un coefficient égal ou supérieur à 385 : 2 mois pour une ancienneté de moins de 2 ans, 3 mois si vous comptez 2 années ou plus dans l’entreprise
  • Avocats salariés : 3 mois quelle que soit l’ancienneté
  • Mise à la retraite par l’employeur : 6 mois de préavis pour toutes les catégories

Durant cette période, vous bénéficiez de deux heures rémunérées par jour pour rechercher un nouvel emploi.

bon à savoir

En cas de faute grave ou lourde, aucun préavis n’est dû et la rupture prend effet immédiatement.

Indemnités de licenciement

Après au moins 8 mois passés dans le cabinet, vous avez droit à une compensation financière lors de votre licenciement. Le montant se calcule selon votre ancienneté et votre salaire de référence, en retenant la formule la plus avantageuse entre la moyenne des 12 derniers mois ou le tiers des 3 derniers mois de rémunération. Les modalités de calcul sont les suivantes :

  • Jusqu’à 10 ans d’ancienneté : 1/4 de mois de salaire par année de présence
  • Au-delà de 10 ans : 1/3 de mois de salaire par année supplémentaire
  • Majoration spécifique : le personnel non-avocat âgé d’au moins 51 ans révolus perçoit un mois de salaire supplémentaire

En cas de rupture conventionnelle, l’indemnité versée ne peut être inférieure au montant légal de l’indemnité de licenciement. Cette garantie vous assure une protection minimale quel que soit le mode de séparation choisi.

Retraite

Deux situations distinctes encadrent la fin de carrière selon que vous prenez l’initiative ou que votre employeur décide de votre départ. Le départ volontaire à la retraite nécessite le respect du préavis légal, tandis que la mise à la retraite imposée par l’employeur exige un délai de 6 mois. L’indemnité de fin de carrière varie selon les circonstances : en cas de mise à la retraite, elle ne peut être inférieure à l’indemnité légale de licenciement. Pour un départ volontaire, des barèmes progressifs basés sur l’ancienneté s’appliquent, avec des règles de calcul particulièrement avantageuses pour les avocats salariés qui bénéficient d’un cumul par tranches d’ancienneté. Le personnel non-avocat profite d’un système de financement spécifique : l’indemnité est remboursée à l’employeur par un opérateur désigné, via une cotisation obligatoire prélevée en amont.

Démission

Si vous décidez de quitter le cabinet de votre propre initiative, vous devez respecter un délai de prévenance qui dépend de votre statut et de votre ancienneté. Ce tableau synthétise les durées applicables :
 

Catégorie professionnelleAnciennetéDurée du préavis
Personnel non-avocat (coefficient < 385)Moins de 2 ans1 mois
Personnel non-avocat (coefficient < 385)2 ans et plus2 mois
Personnel non-avocat (coefficient = 385)Moins de 2 ans2 mois
Personnel non-avocat (coefficient = 385)2 ans et plus3 mois
Avocats salariésQuelle que soit l’ancienneté3 mois

Contrairement au licenciement, la démission ne donne généralement pas droit à une indemnité de départ, sauf dispositions contractuelles particulières négociées au moment de votre embauche.

Avantages sociaux

AvantageDescription
Compte épargne-tempsCe dispositif vous permet de mettre de côté vos jours de repos non pris pour les utiliser ultérieurement. Une souplesse appréciable pour gérer au mieux votre équilibre entre vie professionnelle et personnelle.
Congés supplémentaires pour anciennetéVotre fidélité au cabinet est valorisée par l’octroi de jours de congés additionnels. À partir de 5 ans d’ancienneté, vous bénéficiez d’un jour supplémentaire, puis de deux jours au-delà de 10 ans.
Prime d’ancienneté (personnel non-avocat)Dès 3 ans de présence, votre rémunération s’enrichit d’une prime progressive, pouvant atteindre 15 % de votre salaire brut après 15 années passées dans le cabinet.
Treizième mois (personnel non-avocat)Chaque fin d’année, vous recevez l’équivalent de votre meilleur salaire mensuel ou de votre rémunération moyenne sur 12 mois. Cette gratification reconnaît votre engagement tout au long de l’année.
Complément de salaire-formation (personnel non-avocat)Les cycles de formation juridico-administrative que vous validez se traduisent par un complément financier permanent, cumulable jusqu’à 30 points conventionnels mensuels.
Maintien de salaire en cas de maladieEn cas d’arrêt maladie, votre rémunération est préservée selon votre ancienneté. Les avocats salariés conservent leur salaire net intégral pendant 30 jours dès 6 mois d’ancienneté.
Indemnisation du congé maternitéAprès un an d’ancienneté, votre salaire net est maintenu dans son intégralité durant toute la durée légale du congé maternité, au-delà des prestations de la Sécurité Sociale.
Régime de prévoyance étenduDes garanties vous protègent en cas d’invalidité ou de décès, avec notamment le versement de rentes ou de capitaux substantiels pour sécuriser votre avenir et celui de vos proches.

Questions fréquentes sur la convention collective Cabinets d’avocats

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