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Mis à jour le 02 février 2026
Convention collective Boulangerie pâtisserie - IDCC 843
Cette page présente un résumé des dispositions générales de la convention collective Boulangerie-pâtisserie (entreprises artisanales). Le contenu est conçu à partir des conventions collectives des Éditions Tissot.
Sommaire
- Qu'est ce que la convention collective Boulangerie pâtisserie ?
- Entreprises tenues d'appliquer la CCN Boulangerie pâtisserie
- Contrat de travail
- Temps de travail
- Rémunération et avantages
- Congés et absences
- Conditions de travail et sécurité
- Maladie et prévoyance
- Fin de contrat
- Avantages sociaux
- Classification des emplois de la CCN Boulangerie pâtisserie
- Questions fréquentes sur la convention collective Boulangerie pâtisserie
Qu'est ce que la convention collective Boulangerie pâtisserie ?
Vous travaillez dans une boulangerie ou une pâtisserie ? Un texte spécifique encadre vos droits au quotidien. Ce document définit les règles applicables à votre secteur d’activité : salaires minimums, horaires de nuit, jours fériés, congés ou encore primes. Il complète le Code du travail en tenant compte des spécificités de votre métier.
Que vous pétrissiez le pain dès l’aube ou confectionniez des gâteaux toute la journée, ces dispositions s’appliquent automatiquement dès votre embauche. Elles protègent aussi bien les ouvriers que les employés ou les agents de maîtrise et cadres. L’objectif ? Garantir des conditions adaptées à un secteur où les contraintes horaires et physiques sont bien réelles.
Entreprises tenues d'appliquer la CCN Boulangerie pâtisserie
| Catégorie d’activité | Code APE (NAF) | Description de l’activité |
| Boulangerie et boulangerie-pâtisserie | 1071C | Fabrication artisanale et vente de pain, viennoiserie et pâtisserie principalement au consommateur final |
Contrat de travail
Période d’essai
Lorsque vous intégrez une boulangerie-pâtisserie, la période d’essai permet à l’employeur comme au salarié de vérifier que le poste correspond bien aux attentes de chacun. Sa durée varie selon votre statut professionnel.
| Catégorie professionnelle | Durée de la période d’essai | Renouvellement |
| Personnel non-cadre (fabrication, vente, services) | 30 jours | Non renouvelable |
| Personnel d’encadrement (cadres) | 4 mois maximum | Renouvelable une fois pour 4 mois supplémentaires |
Ces durées conventionnelles doivent être comparées aux dispositions légales en vigueur pour déterminer lesquelles s’appliquent réellement.
Régimes applicables
La convention collective de la boulangerie-pâtisserie distingue plusieurs catégories de salariés, chacune bénéficiant de règles adaptées à la nature de son activité.
Le personnel de fabrication regroupe les boulangers et pâtissiers qui travaillent en laboratoire. Ils sont classés selon leur niveau de qualification, du coefficient 155 (sans CAP) au coefficient 240 (assistant du chef d’entreprise). Le personnel de vente assure l’accueil et le conseil en magasin, avec des coefficients allant de 155 à 190 selon l’expérience et les responsabilités. Quant au personnel de services, il comprend notamment les livreurs et le personnel administratif.
Les cadres se divisent en deux niveaux. Les cadres 1 sont des assistants du chef d’entreprise qui organisent les achats, la fabrication et coordonnent le travail avec une réelle autonomie. Les cadres 2 assurent la direction complète de l’entreprise et supervisent l’ensemble des équipes. Ces derniers ne sont pas soumis aux dispositions légales relatives à la durée du travail.
Chaque catégorie bénéficie de grilles de salaires spécifiques, de modalités d’organisation du temps de travail adaptées et de droits conventionnels qui complètent le cadre légal. Les ouvriers qualifiés titulaires de mentions complémentaires ou de diplômes supérieurs (BP, BTM, BM) accèdent à des coefficients plus élevés, reconnaissant ainsi leur expertise technique.
Temps de travail
Durée du travail
La durée légale du travail s’applique par défaut dans la boulangerie-pâtisserie. Toutefois, la convention prévoit des aménagements selon la taille de votre entreprise. Si vous travaillez dans la vente dans une structure de moins de 10 salariés, votre employeur peut vous proposer un contrat à temps partiel d’une durée minimale de 6 heures par semaine. Pour les entreprises de 10 à 20 salariés, cette durée minimale passe à 16 heures hebdomadaires. Dans tous les cas, votre journée de travail à temps partiel ne peut excéder 10 heures.
Pour le personnel d’encadrement, la convention instaure un forfait annuel en jours plafonné à 218 jours travaillés. Ces cadres autonomes ne suivent pas l’horaire collectif, mais restent soumis à une durée maximale quotidienne de 13 heures. Ils bénéficient également d’un repos quotidien de 11 heures et d’un repos hebdomadaire minimal de 24 heures. Les cadres peuvent, avec l’accord de l’employeur, renoncer à une partie de leurs jours de repos, sans dépasser 282 jours travaillés dans l’année.
- Personnel non-cadre : durée légale avec possibilité de temps partiel selon l’effectif
- Cadres autonomes : forfait de 218 jours maximum par an
- Temps partiel : entre 6 et 16 heures minimum selon la taille de l’entreprise
Aménagements du temps de travail
La convention collective prévoit plusieurs modalités d’aménagement du temps de travail, héritées du passage aux 35 heures. Ces dispositifs varient selon que votre entreprise compte moins ou plus de 20 salariés. Si vous êtes salarié à temps partiel, sachez qu’un délai de prévenance de 7 jours minimum est obligatoire pour toute modification de vos horaires. Les heures effectuées au-delà de la durée fixée par avenant sont considérées comme des heures complémentaires et majorées de 25 %.
bon à savoir
Heures supplémentaires
Les heures supplémentaires donnent lieu à des majorations de salaire. Ce sont les règles légales qui s’appliquent. Les ouvriers en extra bénéficient du même régime de majoration : 25 % pour la 8ème heure et 50 % dès la 9ème heure.
- Majoration à 25 % : à partir de la 8ème heure
- Majoration à 50 % : dès la 9ème heure et au-delà
- Travail de nuit : majoration de 25 % entre 20h et 6h
- Travail du dimanche : majoration de 20 % minimum (jusqu’à 30 % selon les départements)
- Jours fériés : rémunération doublée
Régimes spécifiques
Le travail de nuit fait l’objet d’un encadrement particulier dans la boulangerie-pâtisserie. Si vous êtes travailleur de nuit, votre durée maximale quotidienne ne peut excéder 8 heures, portée exceptionnellement à 10 heures. Sur 12 semaines consécutives, vous ne pouvez dépasser 40 heures hebdomadaires en moyenne (44 heures en cas de modulation). Vous bénéficiez d’une pause minimale de 20 minutes après 6 heures de travail effectif.
Au-delà de la majoration salariale de 25 %, vous avez droit à un repos compensateur : 1 journée si vous effectuez 270 heures de nuit dans l’année, et 2 jours au-delà de 600 heures. Ces dispositions visent à compenser la pénibilité du travail nocturne, particulièrement présent dans les métiers de la boulangerie.
bon à savoir
Rémunération et avantages
Salaire
La convention collective de la boulangerie-pâtisserie définit des grilles salariales précises, articulées autour d’un système de coefficients qui reflètent le niveau de qualification et l’expérience de chaque professionnel. Ces barèmes s’appliquent distinctement selon trois grandes familles de métiers : fabrication, vente et services. Chaque coefficient correspond à un salaire horaire minimum qui évolue en fonction des compétences détenues (CAP, BP, BM) et de l’autonomie exercée dans le poste.
bon à savoir
| Personnel de Fabrication | Coefficient | Salaire horaire minimum national (au 1er janvier 2025) |
| Sans CAP ou titulaire BEP | 155 | 12,26 € |
| Titulaire CAP Tourier | 160 | 12,38 € |
| Ouvrier qualifié (CAP + 1 an ou BEP + 2 ans) | 170 | 12,63 € |
| Ouvrier qualifié (CAP + CQP ou mention complémentaire) | 175 | 12,76 € |
| Ouvrier qualifié tous postes (BP, BTM, 2 MC) | 185 | 13,15 € |
| Ouvrier bivalent boulangerie/pâtisserie | 190 | 13,27 € |
| Ouvrier hautement qualifié (BM, BMS) | 195 | 13,38 € |
| Assistant chef d’entreprise | 240 | 14,42 € |
| Personnel de Vente | Coefficient | Salaire horaire minimum national (au 1er janvier 2025) |
| Sans CAP | 155 | 12,26 € |
| Titulaire CAP ou 1 an d’ancienneté | 160 | 12,38 € |
| Responsable point de vente + CQP vendeur conseil | 165 | 12,51 € |
| Responsable point de vente (jusqu’à 2 salariés) | 175 | 12,76 € |
| Responsable point de vente (jusqu’à 3 salariés) | 185 | 13,15 € |
| Responsable point de vente (au moins 3 salariés | 190 | 13,27 € |
bon à savoir
Primes et avantages
Au-delà du salaire de base, la convention institue plusieurs compléments de rémunération destinés à valoriser l’ancienneté, les conditions particulières de travail ou certains événements de carrière. La prime de fin d’année constitue l’avantage le plus significatif : versée dès un an d’ancienneté, elle représente en 2026 4,75 % du salaire brut annuel et augmentera jusqu’à atteindre 5 % en 2027. Les salariés bénéficient également d’avantages en nature sous forme de pain quotidien.
Les majorations salariales récompensent les contraintes horaires : 25 % pour le travail de nuit (entre 21h et 6h), doublement du salaire les jours fériés travaillés, et majoration de 20 % minimum pour le travail dominical. Une indemnité de fin de carrière est également prévue, variant de 1 à 4 mois de salaire selon l’ancienneté, que le départ soit volontaire ou à l’initiative de l’employeur.
| Type de prime | Conditions | Montant |
| Prime de fin d’année | 1 an d’ancienneté minimum | 4,75 % du salaire brut annuel (évolutif jusqu’à 5 % en 2027) |
| Majoration travail de nuit | Heures effectuées entre 21h et 6h | + 25 % du salaire de base |
| Majoration dimanche | Travail dominical | + 20 % minimum (variable selon départements) |
| Majoration jours fériés | Travail lors des 11 jours fériés | Salaire doublé |
| Prime tutorat | Exercice fonction tuteur | 40 € bruts mensuels + 5 points après 36 mois |
Évolutions
La progression salariale dans la branche s’articule autour de l’acquisition de qualifications professionnelles et de l’expérience accumulée. Chaque diplôme obtenu (CAP, BP, BM) ou certification reconnue (CQP, mentions complémentaires) ouvre la voie à un changement de coefficient et donc à une revalorisation automatique de la rémunération. Cette logique encourage la formation continue et la montée en compétences tout au long du parcours professionnel.
Les perspectives d’évolution diffèrent selon les métiers : en fabrication, un ouvrier peut progresser du coefficient 155 au coefficient 240 en développant sa polyvalence et ses responsabilités d’encadrement. En vente, la prise de responsabilités managériales (gestion d’équipe, coordination d’un point de vente) constitue le principal levier d’augmentation. Les cadres autonomes bénéficient quant à eux d’un système de forfait jours avec possibilité de rachat de jours de repos, majorés de 10 à 15 % selon le volume.
- Évolution par les diplômes : chaque certification (CAP, BP, BM, CQP) déclenche un passage au coefficient supérieur
- Progression par l’ancienneté : certains coefficients sont accessibles après une durée minimale dans le coefficient précédent
- Valorisation de la polyvalence : les ouvriers maîtrisant boulangerie et pâtisserie accèdent à des coefficients majorés
- Reconnaissance du tutorat : après 36 mois d’exercice, attribution de 5 points supplémentaires au coefficient
- Perspectives d’encadrement : passage possible vers les fonctions de cadre 1 puis cadre 2 avec rémunérations annuelles garanties
Congés et absences
Congés payés
La période de référence pour la prise de votre congé principal s’étend du 1er mai au 31 octobre de chaque année. Cette organisation permet une meilleure planification des départs, notamment durant les périodes de forte activité du secteur. Les règles légales s’appliquent pour le calcul des jours de repos, avec une durée minimale garantie de cinq semaines par an pour un temps complet.
Congés spécifiques
Différents événements familiaux vous ouvrent droit à des absences rémunérées. Ces congés exceptionnels varient selon la nature de l’événement et la distance à parcourir.
bon à savoir
| Événement | Durée du congé |
| Mariage du salarié | 6 jours |
| Pacs conclu par le salarié | 6 jours |
| Naissance d’un enfant ou adoption | 3 jours |
| Mariage d’un enfant | 1 jour |
| Décès d’un enfant | 14 jours |
| Congé de deuil suite au décès d’un enfant | 8 jours (dans l’année suivant le décès) |
| Décès du conjoint, partenaire de Pacs, concubin, père, mère, beau-père, belle-mère, sœur ou frère | 3 jours |
| Décès d’un grand-parent | 1 jour |
| Handicap, pathologie chronique ou cancer chez l’enfant | 5 jours |
Absences
En cas de maladie ou d’accident, vous devez prévenir votre employeur sous 48 heures et transmettre votre certificat médical dans les trois jours. Avec deux années d’ancienneté, votre emploi reste garanti pendant six mois si votre incapacité est médicalement constatée. L’indemnisation varie selon l’origine de l’absence : dès le premier jour pour un accident du travail, à partir du huitième jour pour une maladie ordinaire, ou du quatrième jour pour une affection de longue durée reconnue.
RTT
Les cadres autonomes en forfait jours bénéficient de jours de repos annuels calculés en fonction du nombre de jours travaillés. Le forfait annuel ne peut excéder 218 jours, générant ainsi des journées de récupération. Ces jours de repos sont déterminés par la formule suivante : nombre de jours dans l’année moins les congés légaux et conventionnels, moins les repos hebdomadaires, moins les 218 jours travaillés.
Conditions de travail et sécurité
Travailler dans une boulangerie-pâtisserie implique des conditions particulières, notamment en raison des horaires décalés et des contraintes physiques du métier. Les dispositions encadrent plusieurs aspects essentiels pour protéger votre santé et votre bien-être au quotidien.
L’hygiène constitue naturellement une priorité absolue dans ce secteur. Au-delà des normes sanitaires strictes applicables à la manipulation des denrées alimentaires, les employeurs doivent veiller à mettre en place des mesures de prévention adaptées aux risques professionnels. Cela concerne notamment l’exposition à la chaleur des fours, les gestes répétitifs liés à la fabrication, ou encore le port de charges. Les équipements de protection individuelle nécessaires doivent être fournis par l’entreprise, tout comme les vêtements de travail adaptés à l’activité.
Les aménagements des postes de travail jouent également un rôle central dans la préservation de votre santé. L’ergonomie des espaces, qu’il s’agisse du laboratoire de fabrication ou de l’espace de vente, doit permettre d’exercer dans des conditions optimales. Les pauses réglementaires sont respectées : après six heures de travail effectif, vous bénéficiez d’une pause minimale de vingt minutes. Pour les travailleurs de nuit, ces temps de repos prennent une importance encore plus grande.
La durée maximale quotidienne de travail ne peut excéder dix heures pour les salariés à temps partiel, et treize heures pour les cadres autonomes, tout en garantissant un repos quotidien de onze heures consécutives minimum. Ces limites visent à préserver votre équilibre et à prévenir les risques liés à la fatigue.
Maladie et prévoyance
Lorsqu’un arrêt de travail survient, qu’il soit lié à une maladie ou à un accident, vous devez informer votre employeur dans les 48 heures. Un certificat médical doit ensuite être transmis sous trois jours. Cette réactivité permet de garantir vos droits et de faciliter la prise en charge de votre situation.
En cas d’accident du travail, d’accident de trajet ou de maladie professionnelle, l’indemnisation débute dès le premier jour d’arrêt et peut s’étendre jusqu’à 180 jours. Pour un accident de la vie privée ayant entraîné un arrêt de plus de 45 jours, la durée d’indemnisation varie selon que la pathologie est reconnue ou non comme affection de longue durée par la Sécurité sociale. Si elle l’est, le versement commence au quatrième jour ; dans le cas contraire, il débute au huitième jour, toujours pour une durée maximale de 180 jours.
À partir du 181ème jour d’arrêt, les indemnités journalières représentent 60 % du salaire journalier de référence pour les salariés non-cadres, et 70 % pour le personnel d’encadrement. Ces montants sont versés après déduction des prestations de la Sécurité sociale. Si vous justifiez de deux ans d’ancienneté, votre emploi est maintenu pendant six mois, à condition que votre incapacité soit médicalement constatée.
| Type d’arrêt | Délai de carence | Durée d’indemnisation |
| Accident du travail, trajet ou maladie professionnelle | Dès le 1er jour | 180 jours |
| Accident vie privée (arrêt > 45 jours, affection longue durée reconnue) | À partir du 4ème jour | 180 jours |
| Accident vie privée (arrêt > 45 jours, affection non reconnue) | À partir du 8ème jour | 180 jours |
bon à savoir
Fin de contrat
Rupture du contrat
Plusieurs situations peuvent mettre un terme à votre contrat de travail dans le secteur de la boulangerie-pâtisserie. Vous pouvez décider de partir de votre propre initiative via une démission, ou votre employeur peut engager une procédure de licenciement. La rupture conventionnelle constitue une alternative permettant de convenir ensemble des modalités de séparation. Enfin, le départ à la retraite, qu’il soit volontaire ou à l’initiative de l’employeur, marque également la fin de la relation contractuelle. Chaque mode de rupture obéit à des règles spécifiques qu’il convient de respecter scrupuleusement.
Préavis de licenciement
La durée du préavis varie selon votre statut et votre ancienneté au sein de l’entreprise. Pour le personnel non-cadre, elle s’échelonne progressivement : une semaine suffit si vous comptez moins de six mois de présence, puis un mois entre six mois et deux ans, et deux mois au-delà de deux années. Les cadres bénéficient de délais plus étendus, avec un mois et demi pour moins de deux ans d’ancienneté, puis trois mois une fois ce seuil franchi. Ces durées permettent d’organiser sereinement votre transition professionnelle.
- Personnel non-cadre avec moins de 6 mois : 1 semaine de préavis
- Personnel non-cadre entre 6 mois et 2 ans : 1 mois de préavis
- Personnel non-cadre avec plus de 2 ans : 2 mois de préavis
- Personnel d’encadrement avec moins de 2 ans : 1 mois et demi de préavis
- Personnel d’encadrement avec plus de 2 ans : 3 mois de préavis
Indemnités de licenciement
Lorsque votre employeur décide de rompre votre contrat, vous avez droit à une compensation financière. Le montant de cette indemnité respecte les dispositions légales en vigueur, garantissant ainsi une protection minimale. Son calcul prend en compte votre ancienneté et votre salaire de référence.
- Le calcul s’effectue sur la base du salaire brut moyen des derniers mois
- L’ancienneté constitue un facteur déterminant dans l’évaluation du montant
- Les dispositions légales fixent un plancher minimal que l’employeur doit respecter
- En cas de mise à la retraite, l’indemnité peut être plus avantageuse
Retraite
Le passage à la retraite mérite une attention particulière dans cette branche professionnelle. Si vous décidez de partir volontairement, vous devez respecter un préavis dont la durée dépend de votre ancienneté : une semaine pour moins de six mois, un mois entre six mois et deux ans, et six mois au-delà. L’indemnité de départ progresse également avec les années passées dans l’entreprise, démarrant à un mois de salaire après dix ans pour atteindre quatre mois après quarante ans. Lorsque l’employeur prend l’initiative de votre mise à la retraite, les montants restent identiques, mais ne peuvent être inférieurs à ceux prévus pour un licenciement.
Démission
Vous souhaitez quitter votre poste de votre propre chef ? Les délais de prévenance varient selon votre parcours dans l’établissement. Le tableau ci-dessous récapitule les durées applicables pour faciliter votre organisation et celle de votre employeur.
| Ancienneté | Préavis pour le personnel non-cadre | Préavis pour le personnel d’encadrement |
| Moins de 6 mois | 1 semaine | 2 mois |
| Entre 6 mois et 2 ans | 2 semaines | 2 mois |
| Plus de 2 ans | 2 semaines | 2 mois |
Avantages sociaux
| Prime de fin d’année | Versée aux collaborateurs justifiant d’au moins un an de présence, cette gratification représente 4,75 % du salaire brut annuel. Son montant évolue progressivement pour atteindre 5 % en 2027, offrant ainsi une reconnaissance concrète de votre engagement tout au long de l’année. |
| Avantage pain quotidien | Les équipes de fabrication et de vente bénéficient chaque jour travaillé d’un pain « restaurant » ou de deux baguettes. Cette attention du quotidien valorise le savoir-faire artisanal et accompagne naturellement votre journée de travail. |
| Indemnité pour frais professionnels | Les boulangers et pâtissiers non nourris perçoivent une compensation journalière équivalente à une fois et demie le minimum garanti. Ce soutien financier reconnaît les contraintes spécifiques liées aux horaires décalés du métier. |
| Indemnité de départ à la retraite | Après dix années de collaboration, vous pouvez prétendre à une gratification allant d’un à quatre mois de salaire selon votre ancienneté. Cette reconnaissance financière valorise votre parcours professionnel et facilite votre transition vers une nouvelle étape de vie. |
| Prime de tutorat | Les tuteurs accompagnant les apprentis reçoivent 40 € bruts mensuels. Après 36 mois d’exercice de cette mission, leur coefficient professionnel augmente de 5 points, soulignant ainsi l’importance de la transmission des savoir-faire. |
Classification des emplois de la CCN Boulangerie pâtisserie
Personnel de fabrication
| Coefficient | Définition de l’emploi |
| 155 | Personnel de fabrication sans CAP ou titulaire du BEP |
| 160 | Personnel de fabrication titulaire d’un CAP « Tourier » |
| 170 | Personnel de fabrication titulaire d’un CAP ou d’un CQP « Tourier » après 1 an au coefficient 160, ou titulaire du BEP après 2 ans au coefficient 155, ou personnel ne tenant pas tous les postes ou travaillant sous contrôle |
| 175 | Personnel de fabrication titulaire d’un CAP et d’un CQP « Tourier », ou d’une mention complémentaire, ou d’un Bac professionnel (2 ans maximum dans cette catégorie) |
| 185 | Ouvrier qualifié pouvant tenir tous les postes et assurer l’ensemble de la fabrication boulangerie ou pâtisserie, ou titulaire de 2 mentions complémentaires, du BP, du BTM ou du Bac professionnel après 2 années au coefficient 175 |
| 190 | Ouvrier titulaire de 2 mentions complémentaires après 2 années au coefficient 185, ou ouvrier qualifié maîtrisant alternativement ou simultanément la boulangerie et la pâtisserie, ou titulaire du BP après 2 années au coefficient 185 |
| 195 | Ouvrier hautement qualifié titulaire d’un BM, d’un BMS ou d’un BTM après 2 années au coefficient 185, ou coordonnant le travail d’autres ouvriers |
| 240 | Assistant du chef d’entreprise qui organise les achats, la fabrication et coordonne le travail d’autres ouvriers |
Personnel de vente
| Coefficient | Définition de l’emploi |
| 155 | Personnel de vente sans CAP |
| 160 | Personnel de vente titulaire du CAP, ou après un an au coefficient 155, ou personnel de vente ambulante |
| 165 | Responsable d’un point de vente, ou personnel de vente au coefficient 160 titulaire du CQP « vendeur(euse) conseil en boulangerie-pâtisserie » |
| 170 | Responsable d’un point de vente titulaire du CQP « vendeur(euse) conseil en boulangerie-pâtisserie » |
| 175 | Responsable d’un point de vente occupant jusqu’à 2 salariés |
| 180 | Responsable d’un point de vente occupant jusqu’à 2 salariés titulaire du CQP « vendeur(euse) conseil en boulangerie-pâtisserie » |
| 185 | Responsable d’un point de vente occupant jusqu’à 3 salariés |
| 190 | Responsable d’un point de vente occupant jusqu’à 3 salariés titulaire du CQP « vendeur(euse) conseil en boulangerie-pâtisserie » |
Personnel de services
| Coefficient | Définition de l’emploi |
| 155 | Personnel sans qualification avec possibilité d’assurer occasionnellement des livraisons |
| 160 | Personnel avec qualification ou chauffeur livreur |
| 170 | Personnel administratif |
Personnel de direction (Île-de-France)
| Coefficient | Définition de l’emploi |
| 320 | Attaché de direction demeurant sous la subordination du chef d’entreprise ou d’un directeur d’exploitation, organisant son travail de manière autonome, gérant un établissement et supervisant le travail de l’ensemble des salariés, ou gérant un service administratif |
| 500 | Directeur d’exploitation qui gère le ou les établissements et supervise le travail de l’ensemble des salariés de l’entreprise |
Personnel d’encadrement
| Position | Définition de l’emploi |
| Cadre 1 | Assistant du chef d’entreprise qui organise les achats, la fabrication et la vente, coordonne le travail de l’ensemble du personnel et jouit d’une réelle autonomie dans l’organisation de son travail |
| Cadre 2 | Responsable d’entreprise qui assure la direction et la gestion de l’ensemble de l’entreprise et organise et supervise le travail de l’ensemble des salariés |
Éditions Tissot
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