Aller au contenu principal
Panorama des conventions Boulangerie pâtisserie
Convention collective Boulangerie pâtisserie

Mis à jour le 02 février 2026

Convention collective Boulangerie pâtisserie - IDCC 843

Cette page présente un résumé des dispositions générales de la convention collective Boulangerie-pâtisserie (entreprises artisanales). Le contenu est conçu à partir des conventions collectives des Éditions Tissot.

Qu'est ce que la convention collective Boulangerie pâtisserie ?

Vous travaillez dans une boulangerie ou une pâtisserie ? Un texte spécifique encadre vos droits au quotidien. Ce document définit les règles applicables à votre secteur d’activité : salaires minimums, horaires de nuit, jours fériés, congés ou encore primes. Il complète le Code du travail en tenant compte des spécificités de votre métier.

Que vous pétrissiez le pain dès l’aube ou confectionniez des gâteaux toute la journée, ces dispositions s’appliquent automatiquement dès votre embauche. Elles protègent aussi bien les ouvriers que les employés ou les agents de maîtrise et cadres. L’objectif ? Garantir des conditions adaptées à un secteur où les contraintes horaires et physiques sont bien réelles.

Entreprises tenues d'appliquer la CCN Boulangerie pâtisserie

Catégorie d’activitéCode APE (NAF)Description de l’activité
Boulangerie et boulangerie-pâtisserie1071CFabrication artisanale et vente de pain, viennoiserie et pâtisserie principalement au consommateur final

Contrat de travail

Période d’essai

Lorsque vous intégrez une boulangerie-pâtisserie, la période d’essai permet à l’employeur comme au salarié de vérifier que le poste correspond bien aux attentes de chacun. Sa durée varie selon votre statut professionnel.
 

Catégorie professionnelleDurée de la période d’essaiRenouvellement
Personnel non-cadre (fabrication, vente, services)30 joursNon renouvelable
Personnel d’encadrement (cadres)4 mois maximumRenouvelable une fois pour 4 mois supplémentaires

Ces durées conventionnelles doivent être comparées aux dispositions légales en vigueur pour déterminer lesquelles s’appliquent réellement.

Régimes applicables

La convention collective de la boulangerie-pâtisserie distingue plusieurs catégories de salariés, chacune bénéficiant de règles adaptées à la nature de son activité.

Le personnel de fabrication regroupe les boulangers et pâtissiers qui travaillent en laboratoire. Ils sont classés selon leur niveau de qualification, du coefficient 155 (sans CAP) au coefficient 240 (assistant du chef d’entreprise). Le personnel de vente assure l’accueil et le conseil en magasin, avec des coefficients allant de 155 à 190 selon l’expérience et les responsabilités. Quant au personnel de services, il comprend notamment les livreurs et le personnel administratif.

Les cadres se divisent en deux niveaux. Les cadres 1 sont des assistants du chef d’entreprise qui organisent les achats, la fabrication et coordonnent le travail avec une réelle autonomie. Les cadres 2 assurent la direction complète de l’entreprise et supervisent l’ensemble des équipes. Ces derniers ne sont pas soumis aux dispositions légales relatives à la durée du travail.

Chaque catégorie bénéficie de grilles de salaires spécifiques, de modalités d’organisation du temps de travail adaptées et de droits conventionnels qui complètent le cadre légal. Les ouvriers qualifiés titulaires de mentions complémentaires ou de diplômes supérieurs (BP, BTM, BM) accèdent à des coefficients plus élevés, reconnaissant ainsi leur expertise technique.

Temps de travail

Durée du travail

La durée légale du travail s’applique par défaut dans la boulangerie-pâtisserie. Toutefois, la convention prévoit des aménagements selon la taille de votre entreprise. Si vous travaillez dans la vente dans une structure de moins de 10 salariés, votre employeur peut vous proposer un contrat à temps partiel d’une durée minimale de 6 heures par semaine. Pour les entreprises de 10 à 20 salariés, cette durée minimale passe à 16 heures hebdomadaires. Dans tous les cas, votre journée de travail à temps partiel ne peut excéder 10 heures.

Pour le personnel d’encadrement, la convention instaure un forfait annuel en jours plafonné à 218 jours travaillés. Ces cadres autonomes ne suivent pas l’horaire collectif, mais restent soumis à une durée maximale quotidienne de 13 heures. Ils bénéficient également d’un repos quotidien de 11 heures et d’un repos hebdomadaire minimal de 24 heures. Les cadres peuvent, avec l’accord de l’employeur, renoncer à une partie de leurs jours de repos, sans dépasser 282 jours travaillés dans l’année.

  • Personnel non-cadre : durée légale avec possibilité de temps partiel selon l’effectif
  • Cadres autonomes : forfait de 218 jours maximum par an
  • Temps partiel : entre 6 et 16 heures minimum selon la taille de l’entreprise

Aménagements du temps de travail

La convention collective prévoit plusieurs modalités d’aménagement du temps de travail, héritées du passage aux 35 heures. Ces dispositifs varient selon que votre entreprise compte moins ou plus de 20 salariés. Si vous êtes salarié à temps partiel, sachez qu’un délai de prévenance de 7 jours minimum est obligatoire pour toute modification de vos horaires. Les heures effectuées au-delà de la durée fixée par avenant sont considérées comme des heures complémentaires et majorées de 25 %.

bon à savoir

Le travail de nuit, effectué entre 21 heures et 6 heures, ouvre droit à des compensations spécifiques. Vous êtes considéré comme travailleur de nuit si vous accomplissez au moins 3 heures de travail nocturne, deux fois par semaine minimum, ou si vous totalisez au moins 270 heures de nuit sur l’année civile.

Heures supplémentaires

Les heures supplémentaires donnent lieu à des majorations de salaire. Ce sont les règles légales qui s’appliquent. Les ouvriers en extra bénéficient du même régime de majoration : 25 % pour la 8ème heure et 50 % dès la 9ème heure.

  • Majoration à 25 % : à partir de la 8ème heure
  • Majoration à 50 % : dès la 9ème heure et au-delà
  • Travail de nuit : majoration de 25 % entre 20h et 6h
  • Travail du dimanche : majoration de 20 % minimum (jusqu’à 30 % selon les départements)
  • Jours fériés : rémunération doublée

Régimes spécifiques

Le travail de nuit fait l’objet d’un encadrement particulier dans la boulangerie-pâtisserie. Si vous êtes travailleur de nuit, votre durée maximale quotidienne ne peut excéder 8 heures, portée exceptionnellement à 10 heures. Sur 12 semaines consécutives, vous ne pouvez dépasser 40 heures hebdomadaires en moyenne (44 heures en cas de modulation). Vous bénéficiez d’une pause minimale de 20 minutes après 6 heures de travail effectif.

Au-delà de la majoration salariale de 25 %, vous avez droit à un repos compensateur : 1 journée si vous effectuez 270 heures de nuit dans l’année, et 2 jours au-delà de 600 heures. Ces dispositions visent à compenser la pénibilité du travail nocturne, particulièrement présent dans les métiers de la boulangerie.

bon à savoir

Les cadres en forfait jours peuvent renoncer à leurs jours de repos avec l’accord de leur employeur, mais les jours travaillés supplémentaires sont alors majorés de 10 % entre le 219ème et le 250ème jour, puis de 15 % jusqu’au 282ème jour maximum.

Rémunération et avantages

Salaire

La convention collective de la boulangerie-pâtisserie définit des grilles salariales précises, articulées autour d’un système de coefficients qui reflètent le niveau de qualification et l’expérience de chaque professionnel. Ces barèmes s’appliquent distinctement selon trois grandes familles de métiers : fabrication, vente et services. Chaque coefficient correspond à un salaire horaire minimum qui évolue en fonction des compétences détenues (CAP, BP, BM) et de l’autonomie exercée dans le poste.

bon à savoir

La convention prévoit également des rémunérations spécifiques pour le personnel d’encadrement, avec des montants annuels bruts garantis pour les cadres 1 et cadres 2, ces derniers n’étant pas soumis aux dispositions légales sur la durée du travail.
Personnel de FabricationCoefficientSalaire horaire minimum national (au 1er janvier 2025)
Sans CAP ou titulaire BEP15512,26 €
Titulaire CAP Tourier16012,38 €
Ouvrier qualifié (CAP + 1 an ou BEP + 2 ans)17012,63 €
Ouvrier qualifié (CAP + CQP ou mention complémentaire)17512,76 €
Ouvrier qualifié tous postes (BP, BTM, 2 MC)18513,15 €
Ouvrier bivalent boulangerie/pâtisserie19013,27 €
Ouvrier hautement qualifié (BM, BMS)19513,38 €
Assistant chef d’entreprise24014,42 €

 

Personnel de VenteCoefficientSalaire horaire minimum national (au 1er janvier 2025)
Sans CAP15512,26 €
Titulaire CAP ou 1 an d’ancienneté16012,38 €
Responsable point de vente + CQP vendeur conseil16512,51 €
Responsable point de vente (jusqu’à 2 salariés)17512,76 €
Responsable point de vente (jusqu’à 3 salariés)18513,15 €
Responsable point de vente (au moins 3 salariés19013,27 €

bon à savoir

Des accords salaires régionaux ou départementaux peuvent être négociés. Ils ne sont applicables que s’ils sont plus favorables aux salariés que les accords nationaux.

Primes et avantages

Au-delà du salaire de base, la convention institue plusieurs compléments de rémunération destinés à valoriser l’ancienneté, les conditions particulières de travail ou certains événements de carrière. La prime de fin d’année constitue l’avantage le plus significatif : versée dès un an d’ancienneté, elle représente en 2026  4,75 % du salaire brut annuel et augmentera jusqu’à atteindre 5 % en 2027. Les salariés bénéficient également d’avantages en nature sous forme de pain quotidien.

Les majorations salariales récompensent les contraintes horaires : 25 % pour le travail de nuit (entre 21h et 6h), doublement du salaire les jours fériés travaillés, et majoration de 20 % minimum pour le travail dominical. Une indemnité de fin de carrière est également prévue, variant de 1 à 4 mois de salaire selon l’ancienneté, que le départ soit volontaire ou à l’initiative de l’employeur.
 

Type de primeConditionsMontant
Prime de fin d’année1 an d’ancienneté minimum 4,75 % du salaire brut annuel (évolutif jusqu’à 5 % en 2027)
Majoration travail de nuitHeures effectuées entre 21h et 6h+ 25 % du salaire de base
Majoration dimancheTravail dominical+ 20 % minimum (variable selon départements)
Majoration jours fériésTravail lors des 11 jours fériésSalaire doublé
Prime tutoratExercice fonction tuteur40 € bruts mensuels + 5 points après 36 mois

Évolutions

La progression salariale dans la branche s’articule autour de l’acquisition de qualifications professionnelles et de l’expérience accumulée. Chaque diplôme obtenu (CAP, BP, BM) ou certification reconnue (CQP, mentions complémentaires) ouvre la voie à un changement de coefficient et donc à une revalorisation automatique de la rémunération. Cette logique encourage la formation continue et la montée en compétences tout au long du parcours professionnel.

Les perspectives d’évolution diffèrent selon les métiers : en fabrication, un ouvrier peut progresser du coefficient 155 au coefficient 240 en développant sa polyvalence et ses responsabilités d’encadrement. En vente, la prise de responsabilités managériales (gestion d’équipe, coordination d’un point de vente) constitue le principal levier d’augmentation. Les cadres autonomes bénéficient quant à eux d’un système de forfait jours avec possibilité de rachat de jours de repos, majorés de 10 à 15 % selon le volume.

  • Évolution par les diplômes : chaque certification (CAP, BP, BM, CQP) déclenche un passage au coefficient supérieur
  • Progression par l’ancienneté : certains coefficients sont accessibles après une durée minimale dans le coefficient précédent
  • Valorisation de la polyvalence : les ouvriers maîtrisant boulangerie et pâtisserie accèdent à des coefficients majorés
  • Reconnaissance du tutorat : après 36 mois d’exercice, attribution de 5 points supplémentaires au coefficient
  • Perspectives d’encadrement : passage possible vers les fonctions de cadre 1 puis cadre 2 avec rémunérations annuelles garanties

Congés et absences

Congés payés

La période de référence pour la prise de votre congé principal s’étend du 1er mai au 31 octobre de chaque année. Cette organisation permet une meilleure planification des départs, notamment durant les périodes de forte activité du secteur. Les règles légales s’appliquent pour le calcul des jours de repos, avec une durée minimale garantie de cinq semaines par an pour un temps complet.

Congés spécifiques

Différents événements familiaux vous ouvrent droit à des absences rémunérées. Ces congés exceptionnels varient selon la nature de l’événement et la distance à parcourir.

bon à savoir

Un jour supplémentaire vous est accordé si l’événement se déroule à plus de 300 km de votre domicile (sauf pour le mariage, le Pacs et le congé de deuil). Certains départements comme l’Indre-et-Loire ou la Loire-Atlantique prévoient des dispositions spécifiques plus favorables.
ÉvénementDurée du congé
Mariage du salarié6 jours
Pacs conclu par le salarié6 jours
Naissance d’un enfant ou adoption3 jours
Mariage d’un enfant1 jour
Décès d’un enfant14 jours
Congé de deuil suite au décès d’un enfant8 jours (dans l’année suivant le décès)
Décès du conjoint, partenaire de Pacs, concubin, père, mère, beau-père, belle-mère, sœur ou frère3 jours
Décès d’un grand-parent1 jour
Handicap, pathologie chronique ou cancer chez l’enfant5 jours

Absences

En cas de maladie ou d’accident, vous devez prévenir votre employeur sous 48 heures et transmettre votre certificat médical dans les trois jours. Avec deux années d’ancienneté, votre emploi reste garanti pendant six mois si votre incapacité est médicalement constatée. L’indemnisation varie selon l’origine de l’absence : dès le premier jour pour un accident du travail, à partir du huitième jour pour une maladie ordinaire, ou du quatrième jour pour une affection de longue durée reconnue.

RTT

Les cadres autonomes en forfait jours bénéficient de jours de repos annuels calculés en fonction du nombre de jours travaillés. Le forfait annuel ne peut excéder 218 jours, générant ainsi des journées de récupération. Ces jours de repos sont déterminés par la formule suivante : nombre de jours dans l’année moins les congés légaux et conventionnels, moins les repos hebdomadaires, moins les 218 jours travaillés.

Conditions de travail et sécurité


Travailler dans une boulangerie-pâtisserie implique des conditions particulières, notamment en raison des horaires décalés et des contraintes physiques du métier. Les dispositions encadrent plusieurs aspects essentiels pour protéger votre santé et votre bien-être au quotidien.


L’hygiène constitue naturellement une priorité absolue dans ce secteur. Au-delà des normes sanitaires strictes applicables à la manipulation des denrées alimentaires, les employeurs doivent veiller à mettre en place des mesures de prévention adaptées aux risques professionnels. Cela concerne notamment l’exposition à la chaleur des fours, les gestes répétitifs liés à la fabrication, ou encore le port de charges. Les équipements de protection individuelle nécessaires doivent être fournis par l’entreprise, tout comme les vêtements de travail adaptés à l’activité.


Les aménagements des postes de travail jouent également un rôle central dans la préservation de votre santé. L’ergonomie des espaces, qu’il s’agisse du laboratoire de fabrication ou de l’espace de vente, doit permettre d’exercer dans des conditions optimales. Les pauses réglementaires sont respectées : après six heures de travail effectif, vous bénéficiez d’une pause minimale de vingt minutes. Pour les travailleurs de nuit, ces temps de repos prennent une importance encore plus grande.


La durée maximale quotidienne de travail ne peut excéder dix heures pour les salariés à temps partiel, et treize heures pour les cadres autonomes, tout en garantissant un repos quotidien de onze heures consécutives minimum. Ces limites visent à préserver votre équilibre et à prévenir les risques liés à la fatigue.

Maladie et prévoyance

Lorsqu’un arrêt de travail survient, qu’il soit lié à une maladie ou à un accident, vous devez informer votre employeur dans les 48 heures. Un certificat médical doit ensuite être transmis sous trois jours. Cette réactivité permet de garantir vos droits et de faciliter la prise en charge de votre situation.


En cas d’accident du travail, d’accident de trajet ou de maladie professionnelle, l’indemnisation débute dès le premier jour d’arrêt et peut s’étendre jusqu’à 180 jours. Pour un accident de la vie privée ayant entraîné un arrêt de plus de 45 jours, la durée d’indemnisation varie selon que la pathologie est reconnue ou non comme affection de longue durée par la Sécurité sociale. Si elle l’est, le versement commence au quatrième jour ; dans le cas contraire, il débute au huitième jour, toujours pour une durée maximale de 180 jours.


À partir du 181ème jour d’arrêt, les indemnités journalières représentent 60 % du salaire journalier de référence pour les salariés non-cadres, et 70 % pour le personnel d’encadrement. Ces montants sont versés après déduction des prestations de la Sécurité sociale. Si vous justifiez de deux ans d’ancienneté, votre emploi est maintenu pendant six mois, à condition que votre incapacité soit médicalement constatée.
 

Type d’arrêtDélai de carenceDurée d’indemnisation
Accident du travail, trajet ou maladie professionnelleDès le 1er jour180 jours
Accident vie privée (arrêt > 45 jours, affection longue durée reconnue)À partir du 4ème jour180 jours
Accident vie privée (arrêt > 45 jours, affection non reconnue)À partir du 8ème jour180 jours

bon à savoir

Si vous êtes en arrêt maladie pendant la période de référence des congés payés, votre absence n’affecte pas vos droits à congés, à condition de respecter les formalités de déclaration et de justification médicale.

Fin de contrat

Rupture du contrat

Plusieurs situations peuvent mettre un terme à votre contrat de travail dans le secteur de la boulangerie-pâtisserie. Vous pouvez décider de partir de votre propre initiative via une démission, ou votre employeur peut engager une procédure de licenciement. La rupture conventionnelle constitue une alternative permettant de convenir ensemble des modalités de séparation. Enfin, le départ à la retraite, qu’il soit volontaire ou à l’initiative de l’employeur, marque également la fin de la relation contractuelle. Chaque mode de rupture obéit à des règles spécifiques qu’il convient de respecter scrupuleusement.

Préavis de licenciement

La durée du préavis varie selon votre statut et votre ancienneté au sein de l’entreprise. Pour le personnel non-cadre, elle s’échelonne progressivement : une semaine suffit si vous comptez moins de six mois de présence, puis un mois entre six mois et deux ans, et deux mois au-delà de deux années. Les cadres bénéficient de délais plus étendus, avec un mois et demi pour moins de deux ans d’ancienneté, puis trois mois une fois ce seuil franchi. Ces durées permettent d’organiser sereinement votre transition professionnelle.

  • Personnel non-cadre avec moins de 6 mois : 1 semaine de préavis
  • Personnel non-cadre entre 6 mois et 2 ans : 1 mois de préavis
  • Personnel non-cadre avec plus de 2 ans : 2 mois de préavis
  • Personnel d’encadrement avec moins de 2 ans : 1 mois et demi de préavis
  • Personnel d’encadrement avec plus de 2 ans : 3 mois de préavis

Indemnités de licenciement

Lorsque votre employeur décide de rompre votre contrat, vous avez droit à une compensation financière. Le montant de cette indemnité respecte les dispositions légales en vigueur, garantissant ainsi une protection minimale. Son calcul prend en compte votre ancienneté et votre salaire de référence.

  • Le calcul s’effectue sur la base du salaire brut moyen des derniers mois
  • L’ancienneté constitue un facteur déterminant dans l’évaluation du montant
  • Les dispositions légales fixent un plancher minimal que l’employeur doit respecter
  • En cas de mise à la retraite, l’indemnité peut être plus avantageuse

Retraite

Le passage à la retraite mérite une attention particulière dans cette branche professionnelle. Si vous décidez de partir volontairement, vous devez respecter un préavis dont la durée dépend de votre ancienneté : une semaine pour moins de six mois, un mois entre six mois et deux ans, et six mois au-delà. L’indemnité de départ progresse également avec les années passées dans l’entreprise, démarrant à un mois de salaire après dix ans pour atteindre quatre mois après quarante ans. Lorsque l’employeur prend l’initiative de votre mise à la retraite, les montants restent identiques, mais ne peuvent être inférieurs à ceux prévus pour un licenciement.

Démission

Vous souhaitez quitter votre poste de votre propre chef ? Les délais de prévenance varient selon votre parcours dans l’établissement. Le tableau ci-dessous récapitule les durées applicables pour faciliter votre organisation et celle de votre employeur.
 

AnciennetéPréavis pour le personnel non-cadrePréavis pour le personnel d’encadrement
Moins de 6 mois1 semaine2 mois
Entre 6 mois et 2 ans2 semaines2 mois
Plus de 2 ans2 semaines2 mois

Avantages sociaux

Prime de fin d’annéeVersée aux collaborateurs justifiant d’au moins un an de présence, cette gratification représente 4,75 % du salaire brut annuel. Son montant évolue progressivement pour atteindre 5 % en 2027, offrant ainsi une reconnaissance concrète de votre engagement tout au long de l’année.
Avantage pain quotidienLes équipes de fabrication et de vente bénéficient chaque jour travaillé d’un pain « restaurant » ou de deux baguettes. Cette attention du quotidien valorise le savoir-faire artisanal et accompagne naturellement votre journée de travail.
Indemnité pour frais professionnelsLes boulangers et pâtissiers non nourris perçoivent une compensation journalière équivalente à une fois et demie le minimum garanti. Ce soutien financier reconnaît les contraintes spécifiques liées aux horaires décalés du métier.
Indemnité de départ à la retraiteAprès dix années de collaboration, vous pouvez prétendre à une gratification allant d’un à quatre mois de salaire selon votre ancienneté. Cette reconnaissance financière valorise votre parcours professionnel et facilite votre transition vers une nouvelle étape de vie.
Prime de tutoratLes tuteurs accompagnant les apprentis reçoivent 40 € bruts mensuels. Après 36 mois d’exercice de cette mission, leur coefficient professionnel augmente de 5 points, soulignant ainsi l’importance de la transmission des savoir-faire.

Classification des emplois de la CCN Boulangerie pâtisserie

Personnel de fabrication

 

CoefficientDéfinition de l’emploi
155Personnel de fabrication sans CAP ou titulaire du BEP
160Personnel de fabrication titulaire d’un CAP « Tourier »
170Personnel de fabrication titulaire d’un CAP ou d’un CQP « Tourier » après 1 an au coefficient 160, ou titulaire du BEP après 2 ans au coefficient 155, ou personnel ne tenant pas tous les postes ou travaillant sous contrôle
175Personnel de fabrication titulaire d’un CAP et d’un CQP « Tourier », ou d’une mention complémentaire, ou d’un Bac professionnel (2 ans maximum dans cette catégorie)
185Ouvrier qualifié pouvant tenir tous les postes et assurer l’ensemble de la fabrication boulangerie ou pâtisserie, ou titulaire de 2 mentions complémentaires, du BP, du BTM ou du Bac professionnel après 2 années au coefficient 175
190Ouvrier titulaire de 2 mentions complémentaires après 2 années au coefficient 185, ou ouvrier qualifié maîtrisant alternativement ou simultanément la boulangerie et la pâtisserie, ou titulaire du BP après 2 années au coefficient 185
195Ouvrier hautement qualifié titulaire d’un BM, d’un BMS ou d’un BTM après 2 années au coefficient 185, ou coordonnant le travail d’autres ouvriers
240Assistant du chef d’entreprise qui organise les achats, la fabrication et coordonne le travail d’autres ouvriers

Personnel de vente

 

CoefficientDéfinition de l’emploi
155Personnel de vente sans CAP
160Personnel de vente titulaire du CAP, ou après un an au coefficient 155, ou personnel de vente ambulante
165Responsable d’un point de vente, ou personnel de vente au coefficient 160 titulaire du CQP « vendeur(euse) conseil en boulangerie-pâtisserie »
170Responsable d’un point de vente titulaire du CQP « vendeur(euse) conseil en boulangerie-pâtisserie »
175Responsable d’un point de vente occupant jusqu’à 2 salariés
180Responsable d’un point de vente occupant jusqu’à 2 salariés titulaire du CQP « vendeur(euse) conseil en boulangerie-pâtisserie »
185Responsable d’un point de vente occupant jusqu’à 3 salariés
190Responsable d’un point de vente occupant jusqu’à 3 salariés titulaire du CQP « vendeur(euse) conseil en boulangerie-pâtisserie »

Personnel de services

 

CoefficientDéfinition de l’emploi
155Personnel sans qualification avec possibilité d’assurer occasionnellement des livraisons
160Personnel avec qualification ou chauffeur livreur
170Personnel administratif

Personnel de direction (Île-de-France)

 

CoefficientDéfinition de l’emploi
320Attaché de direction demeurant sous la subordination du chef d’entreprise ou d’un directeur d’exploitation, organisant son travail de manière autonome, gérant un établissement et supervisant le travail de l’ensemble des salariés, ou gérant un service administratif
500Directeur d’exploitation qui gère le ou les établissements et supervise le travail de l’ensemble des salariés de l’entreprise

Personnel d’encadrement

 

PositionDéfinition de l’emploi
Cadre 1Assistant du chef d’entreprise qui organise les achats, la fabrication et la vente, coordonne le travail de l’ensemble du personnel et jouit d’une réelle autonomie dans l’organisation de son travail
Cadre 2Responsable d’entreprise qui assure la direction et la gestion de l’ensemble de l’entreprise et organise et supervise le travail de l’ensemble des salariés
Logo des Éditions Tissot Éditions Tissot
Vous êtes RH ? Découvrez la Convention collective Boulangerie pâtisserie mise à jour en continu par les Editions Tissot.

Questions fréquentes sur la convention collective Boulangerie pâtisserie

Les sites
L'emploi
  • Offres d'emploi par métier
  • Offres d'emploi par ville
  • Offres d'emploi par entreprise
  • Offres d'emploi par mots clés
L'entreprise
  • Qui sommes-nous ?
  • On recrute
  • Accès client
Les apps
Nous suivre sur :
Informations légales CGU Politique de confidentialité Gérer les traceurs Accessibilité : non conforme Aide et contact