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Mis à jour le 12 janvier 2026
Convention collective Boulangerie industrielle - IDCC 3255
Cette page présente un résumé des dispositions générales de la convention collective Activités industrielles de boulangerie et pâtisserie et des professionnels de l'œuf. Le contenu est conçu à partir des conventions collectives des Éditions Tissot.
Sommaire
- Qu'est ce que la convention collective Boulangerie industrielle ?
- Entreprises tenues d'appliquer la CCN Boulangerie industrielle
- Contrat de travail
- Temps de travail
- Rémunération et avantages
- Congés et absences
- Conditions de travail et sécurité
- Maladie et prévoyance
- Fin de contrat
- Avantages sociaux
- Classification des emplois de la CCN Boulangerie industrielle
- Questions fréquentes sur la convention collective Boulangerie industrielle
Qu'est ce que la convention collective Boulangerie industrielle ?
Vous travaillez dans une entreprise qui fabrique du pain, des viennoiseries ou des pâtisseries à grande échelle ? Votre secteur dispose d’un accord spécifique qui encadre vos droits et vos conditions de travail. Ce texte s’applique dès lors que votre employeur produit ces gourmandises de manière industrielle, avec des process mécanisés et une distribution souvent nationale.
Concrètement, cet accord définit votre salaire minimum, vos horaires, vos congés ou encore vos primes. Il prend en compte les particularités de votre métier : le travail de nuit, les cadences, les contraintes liées à la production en continu. Pensez-y comme un guide qui complète le Code du travail en s’adaptant aux réalités de votre profession.
Entreprises tenues d'appliquer la CCN Boulangerie industrielle
| Catégorie d’activité | Code APE (NAF) | Description de l’activité |
| Boulangerie industrielle | 1071A | Fabrication industrielle de pain et de pâtisserie fraîche |
| Boulangerie industrielle | 1071B | Cuisson de produits de boulangerie |
| Plats préparés | 1085Z | Fabrication de plats préparés |
| Produits alimentaires | 1089Z | Fabrication d’autres produits alimentaires n.c.a. |
| Commerce d’œufs | 4633Z | Commerce de gros (commerce interentreprises) de produits laitiers, œufs, huiles et matières grasses comestibles |
| Restauration rapide | 5610C | Restauration de type rapide |
bon à savoir
Contrat de travail
Période d’essai
Lorsque vous intégrez une entreprise relevant de la boulangerie industrielle, la durée de votre période d’essai dépend directement de votre statut professionnel. Cette phase permet à l’employeur d’évaluer vos compétences, tout comme elle vous offre l’opportunité de découvrir votre environnement de travail.
Pour les ouvriers et employés, la période initiale s’étend sur 2 mois, avec possibilité de renouvellement pour atteindre 3 mois maximum. Les agents de maîtrise et techniciens bénéficient d’une durée plus longue : 3 mois initialement, extensible jusqu’à 5 mois. Quant aux cadres, leur période d’essai démarre à 4 mois et peut être prolongée jusqu’à 7 mois.
| Catégorie professionnelle | Durée initiale | Durée maximale avec renouvellement |
| Ouvriers et employés | 2 mois | 3 mois |
| Agents de maîtrise et techniciens | 3 mois | 5 mois |
| Cadres | 4 mois | 7 mois |
bon à savoir
Régimes applicables
La convention collective distingue trois grandes catégories de personnel, chacune bénéficiant de dispositions spécifiques adaptées à son niveau de responsabilité et d’autonomie. Cette classification influence directement votre rémunération, vos avantages sociaux et vos perspectives d’évolution.
Les ouvriers et employés constituent la première catégorie, regroupant les niveaux A à E. Ils assurent les missions opérationnelles de fabrication, conditionnement ou vente. La deuxième catégorie rassemble les techniciens et agents de maîtrise (niveaux F à I), qui coordonnent les équipes et supervisent la production. Enfin, les cadres (niveaux J à M) exercent des fonctions d’encadrement stratégique et de direction.
Chaque catégorie bénéficie d’un régime de prévoyance adapté : les cadres profitent notamment d’une couverture décès plus élevée (180 à 300 % du salaire de référence contre 75 à 110 % pour les non-cadres) et d’indemnités journalières complémentaires majorées en cas d’arrêt maladie (87,5 % contre 72,5 %).
La convention prévoit également des dispositifs de formation professionnelle accessibles à tous, avec trois Certificats de Qualification Professionnelle (CQP) spécifiques au secteur : ouvrier qualifié de fabrication, préparateur vendeur, et responsable de magasin en boulangerie-viennoiserie-pâtisserie.
Mobilité
En cas de déménagement lié à une mobilité interne au sein de votre entreprise, vous bénéficiez d’un jour ouvrable de congé exceptionnel. Cette disposition s’applique dans la limite d’un déménagement tous les 5 ans. Ce congé vous permet d’organiser sereinement votre changement de résidence tout en préservant votre rémunération.
Temps de travail
Durée du travail
Dans la boulangerie industrielle, le temps de travail est encadré par des limites précises. La journée ne peut excéder 10 heures de travail effectif. Sur le plan hebdomadaire, la moyenne s’établit à 44 heures maximum, calculée sur 12 semaines consécutives. Concernant le repos, vous bénéficiez de 24 heures continues chaque semaine, auxquelles s’ajoutent 11 heures de repos quotidien obligatoire.
Aménagements du temps de travail
La convention prévoit plusieurs formules d’organisation. Vous pouvez être concerné par une répartition pluri-hebdomadaire sur 12 mois maximum, où les semaines chargées compensent les périodes plus calmes. Le travail intermittent s’adresse notamment aux vendeurs, chauffeurs-livreurs et opérateurs de production. Des forfaits annuels existent également : 218 jours pour les forfaits-jours ou un nombre d’heures défini pour les forfaits horaires, réservés aux salariés autonomes dans leur organisation.
Jours travaillés
Les équipes de suppléance peuvent être mises en place du vendredi au lundi lorsque l’activité l’exige. Ces heures bénéficient d’une majoration de 50 % par rapport au taux normal. Le dimanche fait l’objet d’une majoration spécifique de 15 %, tandis que les jours fériés travaillés donnent droit à une majoration de 25 % plus un repos compensateur, ou 115 % sans repos.
Heures supplémentaires
Les heures accomplies au-delà de la durée légale sont considérées comme supplémentaires et donnent lieu à majoration selon les taux légaux en vigueur. Pour les salariés à temps partiel, les heures complémentaires sont majorées de 10 % dans la limite du dixième de la durée contractuelle, puis de 25 % jusqu’au tiers de cette durée.
Régimes spécifiques
Le travail de nuit, défini entre 21 heures et 7 heures au plus tard, ouvre droit à une compensation particulière. Chaque heure de nuit est majorée de 25 % ou peut être compensée par un repos équivalent sur demande du salarié. Un système de jours de repos supplémentaires s’applique progressivement : de 1 jour pour 270 heures de nuit par an jusqu’à 6 jours pour 1 600 heures annuelles.
bon à savoir
Rémunération et avantages
Salaire
La convention collective des activités industrielles de boulangerie et pâtisserie fixe des salaires minimaux conventionnels selon une grille de classification précise. Cette structure salariale s’articule autour de trois grandes catégories professionnelles : les ouvriers et employés (niveaux A à E), les techniciens et agents de maîtrise (niveaux F à I), ainsi que les cadres (niveaux J à M). Chaque niveau comporte plusieurs échelons qui reflètent l’expérience et les compétences acquises dans le métier.
| Catégorie | Niveau | Échelon | Salaire minimum brut mensuel |
| Ouvriers/Employés | A | 1 | 1 804,80 € |
| Ouvriers/Employés | A | 2 | 1 814,33 € |
| Ouvriers/Employés | E | 3 | 2 074,18 € |
| Techniciens/Agents de maîtrise | F | 1 | 2 201,48 € |
| Techniciens/Agents de maîtrise | I | – | 2 891,30 € |
| Cadres | J | 1 | 3 070,81 € |
| Cadres | M | – | 5 161,52 € |
bon à savoir
Primes et indemnités
Au-delà du salaire de base, la convention prévoit plusieurs compléments de rémunération destinés à valoriser des conditions de travail spécifiques. Le travail dominical ouvre droit à une majoration de 15 % calculée sur le taux horaire habituel, tandis que les heures effectuées durant un jour férié bénéficient d’une bonification de 25 % assortie d’un repos compensateur. Les équipes de suppléance, contraintes de travailler le week-end, reçoivent une majoration substantielle de 50 % pour chaque heure accomplie.
| Type de prime | Conditions | Montant |
| Treizième mois | 1 an d’ancienneté + présence au 31 décembre | 1 mois de salaire annuel moyen |
| Travail du dimanche | Heures effectuées le dimanche | + 15 % du taux horaire |
| Jour férié travaillé | Avec repos compensateur | + 25 % du taux horaire |
| Jour férié travaillé | Sans repos compensateur | + 115 % du taux horaire |
| Équipe de suppléance | Travail vendredi-lundi | + 50 % du taux horaire |
| Travail de nuit | Entre 21h et 7h | + 25 % ou repos équivalent |
La convention instaure également un treizième mois pour les collaborateurs justifiant d’une année d’ancienneté, calculé sur la moyenne des douze derniers mois de salaire incluant les heures supplémentaires et majorations légales.
Évolutions
La progression salariale s’organise à travers un système de classification par points qui valorise cinq critères essentiels : les connaissances et compétences, l’initiative et l’autonomie, la technicité et la complexité des tâches, l’animation et la communication, ainsi que l’encadrement et les responsabilités assumées. Cette architecture permet aux salariés de gravir les échelons au fil de leur parcours professionnel, depuis le niveau A (10 points) jusqu’au niveau M (90 points) réservé aux cadres dirigeants. L’indemnité de départ à la retraite illustre cette reconnaissance de la fidélité : elle démarre à un demi-mois de salaire après 5 ans d’ancienneté pour atteindre 5 mois après 30 années de collaboration, dont une partie peut être convertie en temps rémunéré pour préparer sereinement cette transition.
- Classification progressive de 10 à 90 points selon 5 critères professionnels
- Passage d’échelon valorisant l’expérience et les compétences acquises
- Indemnité de départ à la retraite croissante avec l’ancienneté
- Possibilité de conversion partielle de l’indemnité de retraite en temps rémunéré
- Accès aux CQP (Certificats de Qualification Professionnelle) spécifiques au secteur
Congés et absences
Congés payés
Chaque salarié bénéficie des congés annuels légaux, auxquels peuvent s’ajouter des jours supplémentaires selon certaines situations professionnelles. La période de référence pour l’acquisition des droits s’étend généralement sur une année civile. Les dates de départ sont fixées par l’employeur après consultation des représentants du personnel, en tenant compte des souhaits exprimés et des contraintes de l’activité.
bon à savoir
Congés spécifiques
La convention prévoit des absences autorisées pour événements familiaux ou personnels importants. Ces congés sont accordés sur présentation de justificatifs et ne peuvent être refusés par l’employeur. Leur durée varie selon la nature de l’événement concerné et la situation familiale du collaborateur.
| Motifs de l’absence | Durée de l’absence |
| Mariage du salarié ou pacte civil de solidarité | 4 jours ouvrables |
| Naissance (hors salariée bénéficiant du congé maternité) ou adoption d’un enfant | 3 jours ouvrables |
| Mariage ou Pacs d’un enfant | 1 jour ouvrable |
| Décès du conjoint lié par le mariage ou du partenaire lié par un Pacs, du concubin d’un frère, d’une sœur, d’un père, d’une mère, d’un beau-père ou d’une belle-mère | 3 jours ouvrables |
| Décès d’un enfant | 12 jours ouvrables |
| Décès d’un enfant âgé de moins de 25 ans et quel que soit son âge si l’enfant décédé était lui-même parent ou en cas de décès d’une personne âgée de moins de 25 ans à sa charge effective et permanente | 14 jours ouvrables |
| Deuil de son enfant âgé de moins de vingt-cinq ans ou d’une personne âgée de moins de vingt-cinq ans à sa charge effective et permanente | 8 jours ouvrables |
| Journée de défense et de citoyenneté (JDC) | 1 jour ouvrable |
| Décès d’un grand-parent | 2 jours ouvrables |
| Annonce de la survenance d’un handicap chez l’enfant, d’une pathologie chronique nécessitant un apprentissage thérapeutique ou d’un cancer | 5 jours ouvrables |
| Déménagement d’un salarié (y compris en cas de mobilité interne à l’entreprise) dans la limite d’un déménagement tous les 5 ans | 1 jour ouvrable |
Compte épargne-temps
Les entreprises peuvent mettre en œuvre un dispositif permettant aux collaborateurs d’épargner des jours de repos ou des sommes. L’accès à ce système est conditionné par une ancienneté définie au niveau de chaque établissement. Ce mécanisme offre une souplesse appréciable pour gérer son temps et ses projets personnels sur le long terme.
Travail de nuit et repos compensateurs
Les équipes intervenant durant les plages nocturnes bénéficient de contreparties sous forme de jours de repos supplémentaires. Le nombre de journées accordées augmente proportionnellement au volume d’heures accomplies entre 21 heures et 7 heures. Cette reconnaissance spécifique vise à compenser les contraintes liées aux horaires atypiques.
- 270 heures de nuit par an : 1 jour de repos
- 540 heures de nuit par an : 2 jours de repos
- 800 heures de nuit par an : 3 jours de repos
- 1 075 heures de nuit par an : 4 jours de repos
- 1 350 heures de nuit par an : 5 jours de repos
- 1 600 heures de nuit par an : 6 jours de repos
Conditions de travail et sécurité
Dans le secteur de la boulangerie industrielle, la protection des salariés constitue une priorité. Les entreprises doivent garantir un environnement sain et sécurisé, adapté aux spécificités de la production alimentaire. Plusieurs dispositifs encadrent ces exigences pour préserver la santé de chacun.
L’hygiène occupe une place centrale dans ces activités. Les employeurs fournissent les équipements nécessaires : vêtements de travail adaptés, protections individuelles et matériel conforme aux normes sanitaires. Ces éléments permettent de travailler dans des conditions optimales tout en respectant les règles de sécurité alimentaire. Les locaux font également l’objet d’aménagements spécifiques, pensés pour limiter les risques professionnels liés à la manipulation de produits, aux températures variables ou encore aux équipements de production.
La prévention des accidents repose sur une responsabilité partagée. Les salariés bénéficient d’informations claires sur les dangers potentiels et les gestes à adopter. De leur côté, ils s’engagent à respecter les consignes établies et à utiliser correctement le matériel mis à disposition. Cette collaboration active entre l’entreprise et ses équipes contribue à réduire les incidents et à améliorer durablement les conditions d’exercice.
Les aménagements de postes peuvent être envisagés selon les besoins, notamment pour tenir compte de situations particulières ou d’évolutions ergonomiques. L’objectif reste constant : permettre à chaque collaborateur d’exercer son métier dans un cadre protecteur et respectueux de son intégrité physique.
Maladie et prévoyance
Lorsqu’un arrêt de travail survient, qu’il soit lié à une maladie ordinaire ou à un accident du travail, des dispositifs de protection vous accompagnent. Après une année d’ancienneté dans l’entreprise, vous bénéficiez d’une indemnisation complémentaire pendant trois mois. Cette garantie vous assure 90 % de votre rémunération brute habituelle, en complément des indemnités journalières versées par la Sécurité sociale. Cette protection vous permet de faire face à l’imprévu sans subir une perte de revenus trop importante.
En cas d’accident du travail, les mêmes règles d’indemnisation s’appliquent. Vous devez naturellement informer votre employeur dans les délais légaux et transmettre les documents nécessaires pour activer vos droits. La convention collective prévoit également un régime de prévoyance obligatoire pour l’ensemble des salariés, couvrant des situations plus graves comme l’invalidité ou l’incapacité permanente.
Les garanties varient selon votre statut professionnel. Pour les non-cadres, une invalidité reconnue de première catégorie ouvre droit à une rente complémentaire représentant 43,5 % du salaire de référence, après déduction de la rente de la Sécurité sociale. Ce pourcentage grimpe à 72,5 % pour les invalidités de deuxième ou troisième catégorie. Les cadres bénéficient de taux légèrement supérieurs, atteignant 82,5 % pour les invalidités les plus lourdes. En cas de décès, un capital est versé aux bénéficiaires, dont le montant dépend de la situation familiale du salarié.
bon à savoir
| Type d’arrêt | Délai de carence | Durée d’indemnisation | Taux garanti |
| Maladie ordinaire | Aucun (après 1 an d’ancienneté) | 3 mois | 90 % du salaire brut |
| Accident du travail | Aucun (après 1 an d’ancienneté) | 3 mois | 90 % du salaire brut |
Fin de contrat
Rupture du contrat
La fin d’un contrat de travail peut intervenir de plusieurs façons dans le secteur industriel de la boulangerie et de la pâtisserie. Vous pouvez quitter votre poste par démission, être licencié pour motif personnel ou économique, ou convenir d’une rupture conventionnelle avec votre employeur. Le départ à la retraite constitue également une forme de rupture, qu’il soit volontaire ou à l’initiative de l’entreprise. Chaque mode de séparation obéit à des règles précises en matière de préavis et d’indemnités. La rupture conventionnelle homologuée permet une séparation à l’amiable tout en ouvrant droit aux allocations chômage.
Préavis de licenciement
Lorsque votre employeur décide de rompre votre contrat, un délai de préavis doit être respecté pour vous permettre d’organiser votre transition professionnelle. Ce délai varie selon votre niveau de classification et votre ancienneté dans l’entreprise. Pendant cette période, vous continuez à percevoir votre rémunération habituelle et à exercer vos fonctions normalement.
- Pour les niveaux A à I avec moins de 2 ans d’ancienneté : 1 mois de préavis
- Pour les niveaux A à I avec au moins 2 ans d’ancienneté : 2 mois de préavis
- Pour les cadres (niveaux J, K, L et M), quelle que soit l’ancienneté : 3 mois de préavis
- En cas de licenciement pour faute grave ou lourde, aucun préavis n’est dû
Indemnités de licenciement
Au-delà du préavis, vous avez droit à une indemnité de licenciement dès lors que vous justifiez d’au moins 8 mois d’ancienneté ininterrompue. Cette compensation financière vise à reconnaître votre contribution à l’entreprise et à faciliter votre recherche d’emploi. Le montant se calcule en fonction de votre ancienneté et de votre salaire de référence. Les dispositions légales fixent un minimum, mais la convention collective peut prévoir des conditions plus avantageuses.
- Le salaire de référence correspond à la moyenne des 12 derniers mois ou des 3 derniers mois selon la formule la plus favorable
- L’indemnité légale s’élève à 1/4 de mois par année d’ancienneté jusqu’à 10 ans, puis 1/3 au-delà
- En cas de licenciement économique, des indemnités supplémentaires peuvent s’appliquer
- Les indemnités de licenciement bénéficient d’un régime social et fiscal avantageux dans certaines limites
bon à savoir
Retraite
Le départ à la retraite marque la fin naturelle de votre carrière professionnelle. Vous pouvez choisir de partir volontairement dès que vous remplissez les conditions d’âge et de cotisation, ou votre employeur peut vous mettre à la retraite d’office à partir d’un certain âge. Dans le premier cas, vous bénéficiez d’une indemnité de départ calculée selon votre ancienneté. Cette indemnité conventionnelle est souvent plus favorable que le minimum légal et peut inclure une partie versée sous forme de temps rémunéré pour faciliter votre transition.
Les montants évoluent progressivement : 1/2 mois après 5 ans, 1 mois et demi après 10 ans, jusqu’à 5 mois de salaire après 30 ans d’ancienneté. Une partie de cette somme peut être prise en congés payés selon les paliers d’ancienneté. Si c’est l’employeur qui initie la mise à la retraite, les conditions diffèrent et nécessitent votre accord dans certains cas.
Démission
Lorsque vous décidez de quitter volontairement votre poste, vous devez respecter un préavis dont la durée dépend de votre classification et de votre ancienneté. Cette démarche doit être clairement manifestée, de préférence par écrit, pour éviter toute ambiguïté. Contrairement au licenciement, la démission n’ouvre généralement pas droit aux allocations chômage, sauf exceptions prévues par la réglementation. Le tableau ci-dessous récapitule les durées applicables.
| Niveau de classification | Ancienneté | Durée du préavis |
| A, B, C, D, E, F, G, H et I | Moins de 2 ans | 1 mois |
| A, B, C, D, E, F, G, H et I | 2 ans et plus | 2 mois |
| J, K, L et M (cadres) | Quelle que soit l’ancienneté | 3 mois |
Clauses spécifiques
Votre contrat de travail peut contenir des clauses particulières qui continuent à produire leurs effets après votre départ. La clause de non-concurrence vous interdit d’exercer une activité similaire chez un concurrent pendant une durée déterminée, en échange d’une contrepartie financière. La clause de dédit-formation vous engage à rembourser les frais de formation si vous quittez l’entreprise avant un certain délai. Ces dispositions doivent être proportionnées et limitées dans le temps et l’espace pour être valables. Vérifiez attentivement leur présence dans votre contrat et leurs conditions d’application avant toute rupture
Avantages sociaux
| Compte épargne-temps | Dispositif facultatif ouvert aux collaborateurs justifiant d’une ancienneté définie par l’entreprise. Il permet d’accumuler des droits à congé ou de bénéficier d’une rémunération différée, offrant ainsi une souplesse dans la gestion du temps de travail. |
| Prime de treizième mois | Versement d’un mois de salaire supplémentaire pour les personnes ayant au moins un an d’ancienneté et présentes au 31 décembre. Le montant se calcule sur la base du salaire annuel moyen, incluant les heures supplémentaires et majorations. |
| Majoration pour travail dominical | Rémunération bonifiée de 15 % pour toute heure effectuée le dimanche, calculée sur le taux horaire de base. Cette compensation valorise la disponibilité en fin de semaine. |
| Majoration pour travail de nuit | Augmentation de 25 % du salaire pour les heures réalisées entre 21 heures et 7 heures, avec possibilité de conversion en temps de repos équivalent à la demande expresse du collaborateur. |
| Indemnité de départ à la retraite | Versement échelonné selon l’ancienneté, allant d’un demi-mois après 5 ans jusqu’à 5 mois après 30 ans. Une partie peut être prise sous forme de temps rémunéré pour faciliter la transition. |
| Jours de repos pour travail nocturne | Attribution de jours de repos supplémentaires proportionnels au nombre d’heures nocturnes effectuées dans l’année, pouvant atteindre jusqu’à 6 jours pour 1 600 heures de nuit. |
Ces dispositifs témoignent d’une attention particulière portée au bien-être et à la reconnaissance des salariés du secteur. Qu’il s’agisse de compenser des contraintes horaires spécifiques ou d’accompagner les moments clés d’une carrière, ces mesures contribuent à un équilibre professionnel durable.
bon à savoir
Classification des emplois de la CCN Boulangerie industrielle
Ouvriers et Employés
| Niveau | Échelon | Nombre de points |
| A | 1 | 10 |
| A | 2 | 14 |
| B | 1 | 16 |
| B | 2 | 20 |
| C | 1 | 22 |
| C | 2 | 24 |
| C | 3 | 26 |
| D | 1 | 28 |
| D | 2 | 30 |
| D | 3 | 32 |
| E | 1 | 34 |
| E | 2 | 38 |
| E | 3 | 40 |
Cette première catégorie regroupe les postes opérationnels de la production et de la vente. Les niveaux A et B correspondent généralement aux fonctions d’exécution simples, tandis que les niveaux C, D et E intègrent progressivement davantage de technicité et d’autonomie dans les tâches quotidiennes.
Techniciens et Agents de Maîtrise
| Niveau | Échelon | Nombre de points |
| F | 1 | 42 |
| F | 2 | 44 |
| F | 3 | 46 |
| G | 1 | 48 |
| G | 2 | 50 |
| G | 3 | 52 |
| H | 1 | 54 |
| H | 2 | 56 |
| H | 3 | 58 |
| I | – | 60 à 66 |
Les techniciens et agents de maîtrise occupent des fonctions intermédiaires. Ils assurent la coordination des équipes, apportent leur expertise technique et veillent au bon déroulement des opérations. Le niveau I représente le sommet de cette catégorie, avec des responsabilités accrues en matière d’encadrement et d’animation.
Cadres
| Niveau | Échelon | Nombre de points |
| J | 1 | 68 |
| J | 2 | 70 |
| J | 3 | 72 |
| K | 1 | 74 |
| K | 2 | 78 |
| K | 3 | 80 |
| L | 1 | 82 |
| L | 2 | 86 |
| L | 3 | 88 |
| M | – | 90 |
La catégorie des cadres regroupe les fonctions de management et de direction. Les niveaux J et K correspondent aux cadres opérationnels et fonctionnels, tandis que le niveau L s’adresse aux cadres confirmés assumant des responsabilités stratégiques. Le niveau M, quant à lui, est réservé aux cadres dirigeants qui participent activement à la définition des orientations de l’entreprise. Cette classification repose sur cinq critères essentiels : les connaissances et compétences requises, le degré d’initiative et d’autonomie, la technicité et la complexité des missions, les capacités d’animation et de communication, ainsi que le niveau d’encadrement et de responsabilité assumé.
Questions fréquentes sur la convention collective Boulangerie industrielle
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