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Mis à jour le 23 décembre 2025
Convention collective Bâtiment ouvriers moins 10 salariés - IDCC 1596
Cette page présente un résumé des dispositions générales de la convention collective Bâtiment ouvriers jusqu'à 10 salariés. Le contenu est conçu à partir des conventions collectives des Éditions Tissot.
Sommaire
- Qu'est ce que la convention collective Bâtiment ouvriers moins 10 salariés ?
- Métiers concernés par cette convention
- Entreprises tenues d'appliquer la CCN Bâtiment ouvriers moins 10 salariés
- Contrat de travail
- Temps de travail
- Rémunération et avantages
- Congés et absences
- Conditions de travail et sécurité
- Maladie et prévoyance
- Fin de contrat
- Avantages sociaux
- Classification des emplois de la CCN Bâtiment ouvriers moins 10 salariés
- Questions fréquentes sur la convention collective Bâtiment ouvriers moins 10 salariés
Qu'est ce que la convention collective Bâtiment ouvriers moins 10 salariés ?
Si vous travaillez dans une petite structure du secteur de la construction, ce texte encadre probablement vos droits au quotidien. Il s’adresse spécifiquement aux ouvriers employés par des entreprises artisanales qui comptent jusqu’à dix collaborateurs. Ces sociétés, souvent familiales, représentent une part importante du paysage professionnel français.
Ce document fixe les règles du jeu entre employeurs et salariés : rémunération, horaires, congés ou encore formation. Il adapte la législation générale aux réalités concrètes des petites structures. Connaître ses dispositions permet de mieux comprendre votre contrat et les avantages auxquels vous pouvez prétendre dans votre activité.
Métiers concernés par cette convention
- Maçon
- Coffreur-bancheur
- Ferrailleur
- Charpentier
- Couvreur
- Menuisier
- Carreleur
- Electricien
Entreprises tenues d'appliquer la CCN Bâtiment ouvriers moins 10 salariés
| Catégorie d’activité | Code APE (ou NAF) | Description de l’activité |
| Travaux de maçonnerie | 43.99C | Réalisation de fondations, élévation de murs, pose de planchers dans le secteur du bâtiment |
| Travaux de terrassement | 43.12A | Préparation du terrain, excavation, nivellement pour la construction d’ouvrages |
| Installation électrique | 43.21A | Mise en place de réseaux électriques, câblage, installation de tableaux dans les bâtiments |
| Plomberie et chauffage | 43.22A | Installation de tuyauteries, raccordements sanitaires, systèmes de chauffage central |
| Travaux de menuiserie | 43.32A | Pose de menuiseries intérieures et extérieures, agencement en bois sur chantiers |
| Travaux de charpente | 43.91A | Conception et montage de structures en bois, ossatures, fermettes pour toitures |
| Travaux de couverture | 43.91B | Pose de tuiles, ardoises, zinc ou autres matériaux sur les toitures |
| Travaux de peinture | 43.34Z | Application de revêtements muraux, peinture intérieure et extérieure, décoration |
| Travaux de plâtrerie | 43.31Z | Pose de cloisons, doublages, faux-plafonds, enduits plâtre dans les constructions |
| Travaux de serrurerie | 43.32B | Installation de structures métalliques, garde-corps, portails, ferronnerie d’art |
| Climatisation et ventilation | 43.22B | Installation de systèmes de conditionnement d’air, ventilation mécanique contrôlée |
| Travaux d’isolation | 43.32C | Pose d’isolants thermiques et acoustiques dans les murs, toitures, planchers |
| Vitrerie | 43.34Z | Pose de vitrages, miroirs, vérandas, remplacement de carreaux sur chantiers |
| Travaux de démolition | 43.11Z | Déconstruction d’ouvrages, désamiantage, préparation de sites pour nouvelles constructions |
| Aménagement paysager | 81.30Z | Création d’espaces verts, plantation, entretien de parcs et jardins |
| Travaux de voirie | 42.11Z | Construction de routes, autoroutes, pistes d’aérodromes, voies urbaines |
| Travaux de voies ferrées | 42.12Z | Pose de rails, construction de lignes ferroviaires, tramways, métros |
| Construction de réseaux | 42.21Z | Installation de canalisations d’eau, gaz, assainissement, réseaux divers |
| Génie civil | 42.99Z | Ouvrages d’art, ponts, barrages, ouvrages hydrauliques et travaux spécialisés |
| Installation d’enseignes | 43.99D | Pose de signalétique commerciale, enseignes lumineuses, panneaux publicitaires |
| Ramonage | 43.99C | Nettoyage et entretien de conduits de fumée, cheminées, systèmes d’évacuation |
| Travaux de forage | 43.13Z | Sondages, forages pour puits, fondations spéciales, géothermie |
| Réseaux électriques | 42.22Z | Construction de lignes électriques, postes de transformation, centrales |
| Travaux publics divers | 42.91Z | Ouvrages maritimes, fluviaux, installations portuaires, aménagements hydrauliques |
| Construction industrialisée | 43.99A | Montage de structures préfabriquées, bâtiments modulaires, systèmes constructifs innovants |
| Fumisterie | 43.22A | Installation de conduits de cheminée, poêles, inserts, systèmes de chauffage au bois |
| Hygiène publique | 81.29B | Services de nettoyage spécialisé, désinfection, assainissement de bâtiments |
| Levage et montage | 43.99C | Location avec opérateur de grues, engins de levage pour chantiers du bâtiment |
| Pose de papiers peints | 43.34Z | Application de revêtements muraux décoratifs, tentures, décors intérieurs |
Contrat de travail
Période d’essai
La période d’essai permet à l’employeur et au salarié de s’assurer que le poste correspond bien aux attentes mutuelles. Dans le secteur du bâtiment pour les entreprises employant jusqu’à 10 salariés, la convention collective prévoit une durée maximale de 3 semaines. Toutefois, cette durée étant plus courte que celle fixée par la loi, il convient d’appliquer les dispositions légales en vigueur, soit 2 mois pour les ouvriers. Un point intéressant : avant même la signature du contrat, une épreuve d’une journée maximum peut être demandée, et celle-ci doit impérativement être rémunérée au taux du salaire prévu à l’embauche.
| Ancienneté | Durée de la période d’essai |
| Ouvrier sans qualification | 2 mois maximum (selon le Code du travail) |
| Ouvrier qualifié (CAP, BEP) | 2 mois maximum |
| Ouvrier avec BP, Bac Pro | 2 mois maximum |
Temps de travail
Durée du travail
La semaine de travail dans le secteur du bâtiment est fixée à 5 jours consécutifs maximum. Le repos hebdomadaire s’étend sur une durée minimale de 48 heures, soit 2 jours consécutifs, généralement le samedi et le dimanche, ou le dimanche et le lundi. Cette organisation garantit à chaque ouvrier un équilibre entre vie professionnelle et temps de récupération. Si l’un de ces jours coïncide avec un jour férié, aucun repos supplémentaire n’est accordé en compensation.
Aménagements possibles
Des exceptions à la semaine de 5 jours existent pour répondre aux contraintes du secteur. Les ouvriers peuvent travailler le samedi ou le lundi, totalement ou partiellement, en cas de travaux urgents, continus ou réalisés dans des lieux ouverts au public. Dans ce cas, ils bénéficient d’un repos compensateur équivalent aux heures effectuées au-delà du cinquième jour, dont la moitié est indemnisée. Les entreprises d’installation de stands et d’expositions peuvent même organiser le travail sur 6 jours consécutifs, avec un repos compensateur à prendre dans les 6 mois.
Jours fériés
Le 1er mai est rémunéré conformément à la législation. Les autres jours fériés sont indemnisés si le salarié remplit certaines conditions : avoir effectué au moins 200 heures dans les 2 mois précédents et avoir travaillé la veille et le lendemain du jour férié, sauf absence justifiée. En cas de travail exceptionnel lors d’un jour férié, les heures sont majorées de 100 %, sauf pour les activités de maintenance, dépannage ou travaux de nuit.
Heures supplémentaires
Le contingent annuel d’heures supplémentaires est fixé à 145 heures Pour les salariés bénéficiant d’un horaire annualisé, ce contingent reste à 145 heures. Les heures supplémentaires se répartissent ainsi :
- Majoration de 25 % pour les 8 premières heures supplémentaires
- Majoration de 50 % pour les heures suivantes
Les heures supplémentaires exceptionnelles donnent droit à un repos compensateur indemnisé, d’une durée égale aux heures effectuées, à prendre dans les 2 mois. Ces heures ne doivent jamais dépasser les durées maximales légales : 10 heures par jour, 48 heures par semaine, ou 46 heures en moyenne sur 12 semaines.
Régimes spécifiques
Le travail de nuit habituel, effectué entre 21 heures et 6 heures au moins 2 fois par semaine, donne droit à des jours de repos supplémentaires selon le nombre d’heures accomplies : 1 jour pour 270 à 349 heures annuelles, 2 jours au-delà de 350 heures. En cas d’arrêt de chantier pour intempéries durant au moins 3 mois en montagne, les heures perdues peuvent être récupérées dans la limite de 120 heures par an.
Rémunération et avantages
Salaire
Votre rémunération dépend avant tout de votre niveau de qualification et de votre coefficient hiérarchique. Le secteur organise les emplois selon quatre niveaux distincts, allant de l’ouvrier d’exécution au maître-ouvrier ou chef d’équipe. Chaque position correspond à un coefficient spécifique qui détermine le salaire minimal applicable. Pour connaître les montants précis, il est nécessaire de consulter les accords régionaux, car les grilles varient selon les départements et territoires. Voici quelques exemples pour 151,67 heures :
| Niveau | Position | Salaire Auvergne Rhône-Alpes au 01/01/2024 | Salaire Bretagne au 01/01/2025 | Salaire Ile-de-France au 14/02/2025 |
| Niveau I | Position 1 | 1 780 | 1 844,98 | 1 823 |
| Niveau I | Position 2 | 1 820 | 1 849,67 | 1 835 |
| Niveau II | – | 1 865 | 1 898,71 | 1 876 |
| Niveau III | Position 1 | 2 060 | 2 044,34 | 2 011 |
| Niveau III | Position 2 | 2 235 | 2 212,54 | 2 133 |
| Niveau IV | Position 1 | 2 403,60 | 2 380,73 | 2 260 |
| Niveau IV | Position 2 | 2548,70 | 2 548,92 | 2 475 |
Primes et indemnités
Au-delà du salaire de base, plusieurs compléments de rémunération viennent enrichir votre fiche de paie. La prime de vacances, versée par la Caisse de congés payés du BTP, représente 30 % de l’indemnité calculée sur 24 jours ouvrables, sous réserve d’avoir accompli au moins 1 503 heures dans l’année. Les déplacements professionnels donnent également lieu à des indemnisations spécifiques : repas, transport et trajet pour les petits déplacements, avec des conditions renforcées lorsque vous êtes en grand déplacement et ne pouvez regagner quotidiennement votre domicile.
| Type d’indemnité | Conditions |
| Prime de vacances | 30 % de l’indemnité pour 24 jours ouvrables (minimum 1 503 heures/an) |
| Indemnité de repas | Petit déplacement : prise du déjeuner hors résidence habituelle |
| Indemnité de transport | Frais engagés pour se rendre sur chantier (hors transport gratuit assuré par l’employeur) |
| Indemnité de trajet | Temps de trajet domicile-chantier (sauf logement sur site ou temps rémunéré) |
| Indemnité grand déplacement | Chantier éloigné interdisant le retour quotidien au domicile |
Les maîtres d’apprentissage confirmés perçoivent une indemnité spécifique dont le montant est fixé par accord régional.
Congés et absences
Congés payés
La période de référence s’étale du 1er mai au 30 avril de l’année suivante. Vous cumulez 2,5 jours ouvrables par mois de travail effectif, ce qui vous permet d’atteindre un maximum de 30 jours sur l’année. Le fractionnement de vos vacances s’effectue conformément aux règles légales, avec une période principale d’au moins deux semaines consécutives.
Congés spécifiques
Plusieurs événements familiaux vous ouvrent droit à des congés exceptionnels rémunérés. Ces autorisations d’absence tiennent compte de la nature de l’événement et de votre situation personnelle.
| Événement | Durée du congé |
| Mariage du salarié | 4 jours |
| PACS du salarié | 4 jours |
| Mariage d’un enfant | 1 jour |
| Naissance ou adoption | 3 jours |
| Décès du conjoint, partenaire de PACS ou concubin | 3 jours (4 jours en grand déplacement) |
| Décès d’un enfant | 3 jours (4 jours en grand déplacement) |
| Décès du père ou de la mère | 3 jours (4 jours en grand déplacement) |
| Décès d’un beau-parent, frère ou sœur | 1 jour (3 jours selon dispositions non étendues) |
| Décès d’un grand-parent, petit-enfant, beau-frère ou belle-sœur | 1 jour (4 jours en grand déplacement) |
| Enfant malade de moins de 16 ans | 3 à 5 jours par an (non rémunérés) |
Conditions de travail et sécurité
Travailler dans le secteur du bâtiment implique des contraintes physiques spécifiques que la convention encadre avec attention. Les employeurs doivent veiller à ce que les chantiers et ateliers respectent les normes d’hygiène et de prévention des risques professionnels, en tenant compte des particularités de chaque environnement de travail.
Lorsque vous accomplissez des tâches à caractère pénible, vous bénéficiez d’un droit essentiel : des interruptions quotidiennes de travail représentant 10 % du temps passé sur ces activités éprouvantes. Ces pauses sont rémunérées et permettent de préserver votre santé sur la durée. Les femmes enceintes disposent également de garanties particulières dès le troisième mois de grossesse, avec des temps de repos aménagés et payés.
Les mesures conventionnelles visent à protéger l’ensemble des salariés face aux aléas du métier. Que ce soit en extérieur, sur chantier ou en atelier, les règles de sécurité doivent être appliquées rigoureusement. L’employeur et les salariés partagent une responsabilité commune : respecter les consignes, utiliser les équipements adaptés et signaler toute situation dangereuse. Cette vigilance collective constitue le socle d’un environnement professionnel plus sûr et respectueux de votre intégrité physique.
Maladie et prévoyance
Lorsque vous êtes contraint de suspendre votre activité pour raison de santé, votre contrat de travail n’est pas rompu. L’absence pour maladie ou accident reste sans incidence sur la relation contractuelle qui vous lie à votre employeur. Toutefois, en cas d’arrêt prolongé dépassant 90 jours au cours d’une même année, l’employeur peut procéder à votre remplacement définitif, sauf si votre indisponibilité fait suite à un accident du travail ou à une maladie professionnelle.
Pour bénéficier du maintien de votre rémunération, certaines conditions d’ancienneté doivent être réunies. Si vous avez moins de 25 ans ou êtes apprenti sous contrat, un mois d’ancienneté dans l’entreprise suffit. Au-delà de 25 ans, trois mois d’ancienneté sont requis, ou simplement un mois si vous totalisez au moins 750 points de retraite CNRO sur les dix dernières années.
Les modalités d’indemnisation varient selon la nature de l’arrêt. En cas de maladie ou d’accident non professionnel, un délai de carence de trois jours s’applique. Votre salaire est maintenu à 100 % du 4ème au 48ème jour d’absence, puis à 75 % du 49ème au 90ème jour. Pour un accident du travail ou une maladie professionnelle, la prise en charge est plus favorable : vous percevez 90 % de votre rémunération du 1er au 15ème jour, puis 100 % du 16ème au 30ème jour. Au-delà de 30 jours d’arrêt, l’indemnisation est portée à 100 % dès le premier jour et ce, jusqu’au 90ème jour inclus.
| Nature de l’arrêt | Durée | Taux d’indemnisation | Délai de carence |
| Maladie / Accident non professionnel | 4ème au 48ème jour | 100 % | 3 jours |
| Maladie / Accident non professionnel | 49ème au 90ème jour | 75 % | – |
| Accident du travail / Maladie professionnelle | 1er au 15ème jour | 90 % | Aucun |
| Accident du travail / Maladie professionnelle | 16ème au 30ème jour | 100 % | – |
| Accident du travail / Maladie professionnelle (+ de 30 jours) | 1er au 90ème jour | 100 % | Aucun |
| Accident de trajet (= 30 jours) | 4ème au 30ème jour | 100 % | 3 jours |
| Accident de trajet (+ de 30 jours) | 1er au 90ème jour | 100 % | Aucun |
Les accidents de trajet couverts par la législation sur les accidents du travail bénéficient également d’une protection spécifique. Si votre arrêt n’excède pas 30 jours, vous êtes indemnisé à 100 % du 4ème au 30ème jour, avec application d’un délai de carence de trois jours. En revanche, si l’arrêt dépasse 30 jours, l’indemnisation démarre dès le premier jour et se maintient à 100 % jusqu’au 90ème jour.
Au-delà de ces garanties liées aux arrêts de travail, un régime de prévoyance obligatoire couvre l’ensemble des ouvriers. Ce dispositif inclut des garanties en cas d’invalidité, le versement de capitaux ou rentes décès pour vos proches, ainsi qu’une indemnité de fin de carrière au moment de votre départ à la retraite. Des régimes supplémentaires facultatifs peuvent également être souscrits par votre employeur pour renforcer cette protection, notamment en matière de frais de santé ou de prévoyance complémentaire.
Fin de contrat
Rupture du contrat
Plusieurs situations peuvent entraîner la séparation entre vous et votre employeur. Le licenciement figure parmi les modes de rupture les plus courants, qu’il s’agisse d’un motif économique, personnel ou d’une fin de chantier. La démission constitue une autre voie, à votre initiative cette fois. Vous pouvez également convenir d’une rupture conventionnelle, qui suppose un accord mutuel. Enfin, le départ ou la mise à la retraite marque la conclusion naturelle de votre parcours professionnel. Chacune de ces modalités répond à des règles précises et génère des droits différents.
Préavis de licenciement
La durée de votre engagement avant le départ conditionne le temps que vous devrez respecter avant de quitter définitivement l’entreprise. Ce délai offre à chacun l’opportunité de s’organiser sereinement. Voici les périodes à observer selon votre ancienneté :
- De la fin de période d’essai à 3 mois : 2 jours
- Entre 3 et 6 mois : 2 semaines
- De 6 mois à 2 ans : 1 mois
- Au-delà de 2 ans : 2 mois
Dans le cadre spécifique d’un licenciement pour fin de chantier, votre employeur consulte les représentants du personnel 15 jours avant l’envoi des courriers de notification. La lettre doit préciser votre priorité de réembauchage pendant 1 an, à condition que vous manifestiez ce souhait dans les 2 mois suivant votre départ.
Indemnités de licenciement
Dès lors que vous totalisez au moins 2 ans dans l’entreprise, une compensation financière vous est versée, sauf en cas de faute grave. Le montant varie en fonction de votre parcours dans la structure :
- Jusqu’à 5 ans : 1/10 de mois par année accomplie
- De 5 à 15 ans : 3/20 de mois pour chaque année à compter de la 1re année
- Plus de 15 ans : 3/20 de mois par année à compter de la 1re année, complétés par 1/20 de mois supplémentaire pour chaque année au-delà de 15 ans
Retraite
Lorsque sonne l’heure du départ définitif, un préavis réciproque de 2 mois s’applique, que la décision émane de vous ou de votre employeur. Par ailleurs, une indemnité de fin de carrière vous est versée par BTP-Prévoyance. Son montant dépend de votre durée d’affiliation et de votre âge lors de certaines périodes. Si vous comptez 20 ans ou plus d’affiliation, avec au moins une période après vos 50 ans, vous percevez entre 700 et 1 400 fois le salaire de référence selon votre carrière totale. En cas d’affiliation continue de 10 ans juste avant votre cessation d’activité, 300 fois le salaire de référence vous sont attribués. Cette compensation symbolise la reconnaissance de votre engagement tout au long de votre vie professionnelle.
Démission
Si vous décidez de quitter volontairement l’entreprise, un délai doit également être respecté. Ce temps permet à votre employeur de s’organiser et de pourvoir à votre remplacement. Le tableau ci-dessous récapitule les durées applicables :
| Ancienneté | Durée du préavis |
| De la fin de période d’essai à 3 mois | 2 jours |
| Au-delà de 3 mois | 2 semaines |
Contrairement au licenciement, la démission ne génère généralement pas d’indemnité, sauf dispositions spécifiques prévues dans votre contrat ou un accord d’entreprise. Votre décision doit être claire et non équivoque pour produire ses effets.
Avantages sociaux
| Avantage | Description |
| Indemnités de déplacement | En situation de petits ou grands déplacements, vous bénéficiez d’indemnités couvrant vos repas, transports et trajets, ainsi qu’un hébergement pris en charge dans certains cas. Ces compensations financières tiennent compte de l’éloignement du chantier et des contraintes liées à votre mobilité professionnelle. |
| Prime de vacances | Une gratification de 30 % de l’indemnité de congés payés vous est versée par la Caisse de congés payés du BTP, sous réserve d’avoir effectué au minimum 1 503 heures dans l’année. Ce complément de revenus valorise votre engagement tout au long de la période de référence. |
| Rémunération majorée des heures de nuit | Les heures de travail accomplies la nuit font l’objet d’une compensation financière déterminée au niveau de l’entreprise, après consultation des représentants du personnel, s’il en existe. |
| Indemnisation des travaux pénibles | Lorsque vous réalisez des tâches à caractère de pénibilité, des pauses rémunérées équivalant à 10 % du temps de travail pénible vous sont accordées. Cette mesure vise à préserver votre santé tout en maintenant votre rémunération. |
| Indemnité de maître d’apprentissage | Si vous encadrez un apprenti de manière confirmée, une indemnité spécifique prévue par accord régional vous est attribuée. Ce dispositif valorise votre rôle dans la transmission des savoirs et l’accompagnement des nouvelles générations. |
| Action sociale et prévoyance | Un fonds d’action sociale, financé par les cotisations patronales et salariales, soutient diverses prestations en fonction de vos besoins personnels ou familiaux. Ces aides complètent les dispositifs de prévoyance et renforcent la solidarité professionnelle. |
Classification des emplois de la CCN Bâtiment ouvriers moins 10 salariés
Ouvriers d’exécution – Niveau I
| Position 1 – Coefficient 150 | Cette première position accueille les personnes qui débutent dans le secteur, sans formation ni expérience particulière. Vous réalisez des tâches simples, en suivant des consignes précises. Votre travail fait l’objet d’un contrôle constant pour vous accompagner dans votre prise de fonction. |
| Position 2 – Coefficient 170 | Vous évoluez vers des missions plus variées, sans grandes difficultés techniques. Votre autonomie grandit progressivement : vous êtes responsable de la bonne exécution de vos tâches et pouvez prendre quelques initiatives élémentaires. Une première spécialisation commence à se dessiner dans votre parcours professionnel. |
Ouvriers professionnels – Niveau II
| Coefficient 185 | À ce stade, vous maîtrisez les travaux courants de votre métier. Vous travaillez à partir de directives générales et bénéficiez d’une certaine liberté dans le choix des moyens pour accomplir vos missions. Vos connaissances techniques de base vous permettent de respecter les règles de l’art. Ce niveau correspond généralement aux titulaires d’un CAP, d’un BEP ou d’un diplôme équivalent. |
Compagnons professionnels – Niveau III
| Position 1 – Coefficient 210 | Vous réalisez les travaux de votre métier de manière autonome, avec un contrôle limité au résultat final. Vous pouvez être amené à encadrer d’autres collaborateurs et à transmettre votre savoir-faire, notamment aux apprentis ou aux nouveaux arrivants. Vos compétences reposent sur une solide formation professionnelle ou une expérience significative. Ce niveau est accessible aux titulaires d’un brevet professionnel, d’un bac professionnel ou d’un diplôme équivalent. |
| Position 2 – Coefficient 230 | Vous prenez en charge les travaux délicats de votre spécialité, en toute autonomie. Votre expertise vous permet de prendre des initiatives pertinentes et d’adapter vos méthodes aux situations rencontrées. Vous jouez également un rôle de formateur auprès des plus jeunes, en assurant leur tutorat si nécessaire. |
Maîtres-ouvriers ou chefs d’équipe – Niveau IV
| Position 1 – Coefficient 250 | Vous exercez des missions de haute technicité ou dirigez habituellement une équipe dans votre domaine de spécialité. Vous organisez le travail des collaborateurs qui vous assistent et veillez à la bonne réalisation des tâches. Votre parfaite maîtrise technique vous permet de vous adapter aux évolutions du secteur et de diversifier vos compétences. Vous transmettez activement votre expérience aux nouveaux venus. |
| Position 2 – Coefficient 270 | Vous réalisez les travaux les plus complexes et les plus exigeants de votre métier, ou assurez de façon permanente la conduite et l’animation d’une équipe. Vous pouvez également représenter l’entreprise auprès de tiers dans le cadre de vos missions. Votre expertise reconnue et votre capacité à vous adapter aux nouvelles technologies font de vous un référent incontournable au sein de la structure. |
Reconnaissance de la polyvalence
| Majoration de 10 % | Si vous détenez deux diplômes professionnels du bâtiment de spécialités différentes ou connexes (ou des compétences équivalentes acquises par l’expérience), et que vous mettez en œuvre ces savoir-faire de manière habituelle dans votre emploi, vous bénéficiez d’une rémunération majorée. Celle-ci s’élève au minimum à 110 % du salaire conventionnel correspondant à votre coefficient. |
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