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Mis à jour le 23 décembre 2025
Convention collective Bâtiment ETAM - IDCC 2609
Cette page présente un résumé des dispositions générales de la convention collective Bâtiment ETAM. Le contenu est conçu à partir des conventions collectives des Éditions Tissot.
Sommaire
- Qu'est ce que la convention collective Bâtiment ETAM ?
- Métiers concernés par cette convention
- Entreprises tenues d'appliquer la CCN Bâtiment ETAM
- Contrat de travail
- Temps de travail
- Rémunération et avantages
- Congés et absences
- Conditions de travail et sécurité
- Maladie et prévoyance
- Fin de contrat
- Avantages sociaux
- Classification des emplois de la CCN Bâtiment ETAM
- Questions fréquentes sur la convention collective Bâtiment ETAM
Qu'est ce que la convention collective Bâtiment ETAM ?
Vous travaillez dans le secteur du bâtiment en tant qu’employé de bureau, dessinateur ou encore chef de chantier ? Cette convention s’adresse spécifiquement à vous. Elle encadre les droits et obligations des salariés non-ouvriers : ceux qu’on appelle ETAM, pour Employés, Techniciens et Agents de Maîtrise.
Concrètement, ce texte définit vos conditions de travail, votre rémunération, vos congés ou encore votre parcours professionnel. Contrairement à la convention dédiée aux ouvriers du BTP, celle-ci concerne les métiers administratifs, techniques et d’encadrement du secteur. Un accord essentiel qui protège plusieurs centaines de milliers de professionnels en France.
Métiers concernés par cette convention
- Dessinateur-projeteur
- Métreur
- Technicien méthodes
- Technicien qualité
- Aide conducteur de travaux
- Assistant chef de chantier
Entreprises tenues d'appliquer la CCN Bâtiment ETAM
| Catégorie d’activité | Code APE (ou NAF) | Description de l’activité |
| Terrassement | 4312A | Travaux de terrassement courants et travaux préparatoires |
| Maçonnerie | 4399C | Travaux de maçonnerie générale et gros œuvre de bâtiment |
| Charpente | 4391A | Travaux de charpente en bois |
| Charpente métallique | 4391B | Travaux de charpente en métal et structures métalliques |
| Couverture | 4391B | Travaux de couverture par éléments |
| Plomberie | 4322A | Travaux d’installation d’eau et de gaz en tous locaux |
| Chauffage | 4322B | Travaux d’installation d’équipements thermiques et de climatisation |
| Ventilation | 4322B | Installation de systèmes de ventilation et de conditionnement d’air |
| Construction | 4120A | Construction de maisons individuelles |
| Construction | 4120B | Construction d’autres bâtiments |
| Ravalement | 4399A | Travaux d’étanchéification et de ravalement de façades |
| Démolition | 4311Z | Travaux de démolition de bâtiments et structures |
| Échafaudages | 4399B | Travaux de montage de structures métalliques et échafaudages |
| Installations diverses | 4329A | Travaux d’isolation thermique et acoustique |
| Installations diverses | 4329B | Autres travaux d’installation n.c.a. |
| Finitions | 4331Z | Travaux de plâtrerie |
| Finitions | 4332A | Travaux de menuiserie bois et PVC |
| Finitions | 4332B | Travaux de menuiserie métallique et serrurerie |
| Finitions | 4332C | Agencement de lieux de vente |
| Finitions | 4333Z | Travaux de revêtement des sols et des murs |
| Finitions | 4334Z | Travaux de peinture et vitrerie |
| Électricité | 4321A | Travaux d’installation électrique dans tous locaux |
| Électricité | 4321B | Travaux d’installation électrique sur la voie publique |
| Fumisterie | 4329A | Travaux de fumisterie et ramonage |
| Installations spécialisées | 4322A | Installation d’équipements sanitaires |
| Installations spécialisées | 4322B | Installation d’équipements de chauffage central |
| Travaux publics | 4211Z | Construction de routes et autoroutes |
| Travaux publics | 4212Z | Construction de voies ferrées de surface et souterraines |
| Travaux publics | 4213A | Construction d’ouvrages d’art |
| Travaux publics | 4213B | Construction et entretien de tunnels |
| Réseaux | 4221Z | Construction de réseaux pour fluides |
| Réseaux | 4222Z | Construction de réseaux électriques et de télécommunications |
| Ouvrages hydrauliques | 4291Z | Construction d’ouvrages maritimes et fluviaux |
| Autres travaux | 4299Z | Construction d’autres ouvrages de génie civil n.c.a. |
Contrat de travail
Période d’essai
Lorsque vous démarrez dans une entreprise du bâtiment en tant qu’ETAM, une phase d’essai permet à l’employeur comme à vous-même de vérifier que le poste convient. La durée initiale varie selon votre statut professionnel. Elle n’est pas identique pour tous : elle reflète le niveau de responsabilité attendu.
| Statut | Durée de la période d’essai | Renouvellement possible |
| Employés | 2 mois | Oui, une fois pour 2 mois supplémentaires |
| Techniciens et agents de maîtrise | 3 mois | Oui, une fois pour 3 mois supplémentaires |
Attention, si votre employeur souhaite prolonger cette phase, il doit vous prévenir au moins 8 jours calendaires avant la fin de la période initiale. Durant l’essai, le préavis réciproque est de 2 semaines après le premier mois, ce qui vous laisse le temps de chercher un autre emploi si nécessaire.
Régimes applicables
La convention collective des ETAM du bâtiment distingue plusieurs régimes selon votre fonction. Les employés occupent des postes d’exécution avec des tâches définies et un encadrement rapproché. Les techniciens et agents de maîtrise, quant à eux, assument davantage de responsabilités : animation d’équipe, résolution de problèmes techniques complexes, voire représentation de l’entreprise auprès de partenaires externes.
Ces catégories influencent directement vos droits : salaires minimaux, durée d’essai, prévoyance… Par exemple, les techniciens et agents de maîtrise bénéficient d’un régime de prévoyance spécifique, calqué sur celui des cadres du bâtiment. Vous êtes classé dans l’une des huit positions (de A à H) selon votre autonomie, votre expertise et votre capacité à prendre des initiatives. Plus vous progressez, plus votre périmètre d’action s’élargit.
bon à savoir
Temps de travail
Durée du travail
Dans la convention collective des ETAM du bâtiment, la durée légale de travail est fixée à 35 heures par semaine. Cette organisation peut se déployer sur 4 ou 5 jours selon les besoins de votre entreprise. Une alternative intéressante existe : vous pouvez aussi alterner sur deux semaines consécutives avec 39 heures la première semaine et 31 heures la suivante, réparties sur 4 jours. Dans ce cas précis, les heures effectuées entre la 36? et la 39? ne sont pas considérées comme des heures supplémentaires et ne donnent lieu à aucune majoration.
- Horaire de 36 heures sur 4 jours : vous bénéficiez de 6 jours ouvrés de repos rémunérés par an
- Horaire de 39 heures sur 5 jours : vous profitez de 4 semaines et 4 jours ouvrés de repos rémunérés par an
- Modulation possible : l’horaire peut être modulé jusqu’à 42 heures hebdomadaires sans majoration pour heures supplémentaires dans la limite de ce plafond
Aménagements du temps de travail
Votre entreprise dispose d’une certaine souplesse pour organiser le travail. L’horaire collectif peut être aménagé sur 4 ou 6 jours par semaine, après consultation des représentants du personnel. Cette flexibilité permet de s’adapter aux variations d’activité tout en respectant la durée légale hebdomadaire. La modulation annuelle constitue un autre dispositif majeur : elle plafonne le temps de travail effectif à 1 645 heures par an pour un salarié à temps plein présent toute l’année. Si vous quittez l’entreprise avec un crédit d’heures accumulées, vous recevrez une indemnité compensatrice, sauf en cas de démission ou de licenciement pour faute grave.
Jours de travail et repos
La semaine de travail s’étend sur 5 jours consécutifs pour les ETAM dont l’horaire n’est pas annualisé. Votre repos hebdomadaire dure au minimum 48 heures, soit deux jours consécutifs incluant obligatoirement le dimanche et, en priorité, le samedi ou le lundi. Des exceptions existent toutefois : les travaux urgents, les interventions de sécurité, ou encore les activités de maintenance et de dépannage peuvent justifier une organisation différente. Quant aux jours fériés légaux, ils ne peuvent faire l’objet d’une récupération lorsqu’ils sont chômés et indemnisés.
Heures supplémentaires
Au-delà de 35 heures hebdomadaires, les heures supplémentaires sont encadrées par un contingent annuel de 145 heures par salarié, augmenté de 35 heures pour les salariés dont l’horaire n’est pas annualisé. Ces heures ouvrent droit à des majorations avantageuses :
- 25 % de majoration pour les 8 premières heures supplémentaires (de la 36? à la 43? heure)
- 50 % de majoration au-delà de la 8? heure supplémentaire
Votre employeur peut également recourir à des heures supplémentaires exceptionnelles au-delà du contingent, après accord de l’inspection du travail. En plus d’être majorées conformément aux dispositions légales, ces heures donnent alors droit à un repos compensateur égal au nombre d’heures effectuées, à prendre dans un délai de 2 mois. Par ailleurs, les durées maximales de travail restent strictement encadrées : 10 heures par jour, 48 heures sur une semaine, 45 heures en moyenne sur 12 semaines consécutives, et 44 heures en moyenne sur un semestre.
Régimes spécifiques
Le travail de nuit, effectué entre 20 heures et 6 heures du matin, relève d’un régime particulier. Il ne peut être instauré que pour des raisons techniques, économiques ou de sécurité. La durée maximale quotidienne pour un travailleur de nuit est de 8 heures, pouvant être portée à 12 heures dans certaines activités. Sa durée hebdomadaire moyenne ne doit pas excéder 40 heures sur 12 semaines consécutives. Si vous êtes exceptionnellement appelé à travailler de nuit, un dimanche ou un jour férié, ces heures bénéficient d’une majoration de 100 %. Cette majoration exceptionnelle ne se cumule pas avec celle des heures supplémentaires : seul le taux le plus favorable vous est appliqué.
Le dispositif d’astreinte mérite également votre attention. Durant cette période, vous n’êtes pas à disposition permanente de l’entreprise, mais vous devez rester joignable à votre domicile ou à proximité pour intervenir si nécessaire. Seul le temps d’intervention effective est considéré comme du travail effectif. Les modalités pratiques (compensations financières, repos, moyens de contact) sont définies par des accords régionaux ou départementaux.
bon à savoir
Rémunération et avantages
Salaire
Les ETAM du bâtiment perçoivent une rémunération mensuelle fixe, indépendante du nombre de jours travaillés sur la période considérée. Cette formule d’appointement garantit une stabilité financière appréciable, notamment lors des mois comportant moins de jours ouvrés. Les barèmes salariaux, négociés chaque année au niveau régional, varient selon votre positionnement dans la grille de classification, structurée en huit niveaux distincts allant de A à H.
| Niveau | Région Ile-de-France (au 14/02/2025) | Région Bretagne (au 01/01/2025) | Région Auvergne-Rhône-Alpes (au 01/01/2024) | Région Bourgogne Franche-Comté (au 01/06/2024) |
| A | 1 823 € | 1 839 € | 1 790 € | 1 816 € |
| B | 1 910 € | 1 924 € | 1 840 € | 1 857 € |
| C | 2 033 € | 2 035 € | 1 957 € | 1 957 € |
| D | 2 211 € | 2 169 € | 2 091 € | 2 138 € |
| E | 2 376 € | 2 345 € | 2 333 € | 2 392 € |
| F | 2 803 € | 2 672 € | 2 672,90 € | 2 664 € |
| G | 3 076 € | 2 980 € | 2 937,70 € | 2 990 € |
| H | 3 309 € | 3 321 € | 3 279,50 € | 3 179 € |
Primes et avantages
Votre rémunération se complète de plusieurs dispositifs incitatifs et compensatoires, à commencer par la prime de vacances qui représente 30 % de l’indemnité liée à vos 24 jours de congés annuels, versée dès six mois d’ancienneté dans le secteur. Les collaborateurs amenés à travailler habituellement en horaires décalés bénéficient d’une indemnité de panier ainsi que d’un accès facilité aux transports pour leurs trajets domicile-travail. Les déplacements professionnels occasionnels ou en continu ouvrent droit à des remboursements forfaitaires ou sur justificatifs, incluant notamment un voyage de détente hebdomadaire vers votre résidence habituelle lorsque vous êtes éloigné de votre famille.
| Ancienneté dans le BTP | Jours de congés payés supplémentaires |
| Plus de 5 ans et moins de 10 ans (ou plus de 10 ans mais moins de 20 ans dans le secteur) | 2 jours ouvrables |
| Plus de 10 ans dans l’entreprise (ou plus de 20 ans dans le secteur) | 3 jours ouvrables |
En complément, vous profitez d’un régime de prévoyance obligatoire cofinancé par votre employeur à hauteur de 1,20 % contre 0,60 % à votre charge, couvrant notamment le décès, l’invalidité et les indemnités journalières au-delà de 90 jours d’arrêt.
Congés et absences
Congés payés
Les salariés bénéficient de 2 jours et demi ouvrables de congés par mois de travail effectif, soit 30 jours ouvrables pour une année complète. La période de référence s’étend du 1er mai au 30 avril, et la cinquième semaine doit être prise entre le 1er novembre et le 30 avril. L’ancienneté ouvre droit à des jours supplémentaires : 2 jours ouvrables pour une présence de 5 à 10 ans dans l’entreprise, ou 10 à 20 ans dans le BTP, et 3 jours au-delà de 10 ans dans l’entreprise ou de 20 ans dans le secteur. Ces congés d’ancienneté sont accordés en dehors de la période principale, selon les besoins de l’entreprise.
Congés spécifiques
Des absences rémunérées sont prévues pour accompagner les événements marquants de votre vie familiale. Le tableau ci-dessous récapitule l’ensemble des situations ouvrant droit à un congé exceptionnel. En cas de décès d’un enfant de moins de 25 ans, vous pouvez prétendre à un congé de deuil supplémentaire de 8 jours, en plus des 12 jours initiaux.
| Événement familial | Durée du congé |
| Mariage du salarié | 4 jours |
| PACS du salarié | 3 jours |
| Mariage d’un enfant | 1 jour |
| Naissance ou arrivée d’un enfant en vue d’adoption | 3 jours |
| Décès du conjoint, partenaire de PACS ou d’un enfant | 3 jours (12 jours pour un enfant) |
| Décès des parents, beaux-parents, frères, sœurs ou petits-enfants | 1 à 3 jours selon le lien de parenté |
| Maladie d’un enfant de moins de 16 ans | 3 jours non rémunérés par an (5 jours si l’enfant a moins de 1 an ou si le salarié a 3 enfants ou plus) |
| Survenue d’un handicap chez son enfant | 5 jours |
Absences pour maladie ou maternité
Les absences pour raison médicale n’entraînent pas de réduction des droits à congés si vous totalisez au moins 120 jours ouvrables ou non, continus ou non, de présence effective durant la période de référence. Pour les arrêts maladie, une ancienneté d’un an permet le maintien de salaire pendant 90 jours, puis le relais est pris par le régime de prévoyance. Les salariées enceintes avec un an d’ancienneté bénéficient d’une indemnisation à 100 % de leurs appointements durant 16 semaines maximum, déduction faite des prestations de la sécurité sociale. Le congé paternité, d’une durée de 11 jours calendaires (18 jours en cas de naissances multiples), doit être pris dans les 4 mois suivant la naissance.
Conditions de travail et sécurité
Dans le secteur du bâtiment, la protection de la santé et la prévention des risques occupent une place centrale. Les employés, techniciens et agents de maîtrise évoluent dans des environnements qui nécessitent une vigilance constante et des mesures adaptées à chaque situation.
La démarche prévention constitue un socle incontournable. Elle repose sur une responsabilité partagée : si l’entreprise doit veiller au respect scrupuleux des règles, chaque professionnel a aussi l’obligation de les appliquer au quotidien. Cette exigence se décline à tous les niveaux hiérarchiques, avec une attention particulière portée à l’adaptation et à l’amélioration continues des dispositifs mis en œuvre.
Les métiers du bâtiment impliquent des réalités variées : activités en extérieur, interventions sur chantier, travaux en atelier ou encore missions de maintenance. Selon les contextes, des équipements spécifiques peuvent être fournis pour garantir la sécurité individuelle et collective. L’aménagement des postes, l’organisation des locaux ou encore l’ergonomie font également partie des leviers mobilisés pour préserver la santé des salariés. Lorsque des circonstances particulières l’imposent, comme le travail nocturne, des compensations sont prévues : transport si nécessaire, temps de pause adapté, ou encore mise à disposition d’un panier repas.
Cette attention portée aux conditions d’exercice traduit une volonté commune d’accompagner les professionnels dans la durée, en assurant un cadre de travail sécurisé et respectueux de leur bien-être.
Maladie et prévoyance
Lorsque vous êtes contraint de suspendre votre activité pour raison de santé, votre convention prévoit des garanties protectrices qui sécurisent votre situation financière. Que l’interruption résulte d’une pathologie ordinaire ou d’un incident survenu dans le cadre de vos fonctions, des dispositifs spécifiques s’appliquent pour préserver vos ressources.
En cas d’absence pour maladie ou accident de la vie courante, vous devez justifier d’un an d’ancienneté dans votre entreprise actuelle, ou totaliser cinq années de services dans le secteur du bâtiment. Cette condition d’ancienneté disparaît si votre arrêt fait suite à un accident du travail ou une maladie professionnelle. Dans tous les cas, vous êtes tenu d’informer rapidement votre employeur et de transmettre un certificat médical sous 48 heures, le cachet postal faisant foi.
Pour les 90 premiers jours suivant l’arrêt, votre employeur maintient l’intégralité de vos appointements mensuels. Ce maintien complet constitue une garantie essentielle qui vous permet de traverser cette période sans impact sur votre budget. Au-delà de ce délai, le relais est assuré par le régime de base de prévoyance dont vous bénéficiez automatiquement en tant qu’ETAM.
Le tableau ci-dessous synthétise les modalités d’indemnisation selon la durée de votre arrêt :
| Période | Prise en charge |
| Du 1er au 90e jour | Maintien intégral des appointements par l’employeur |
| À partir du 91e jour | Couverture par le régime de prévoyance ETAM |
Si plusieurs arrêts surviennent au cours de la même année civile, vous conservez vos droits : le total des jours indemnisés à taux plein peut dépasser les trois mois initiaux. Cette souplesse reconnaît la réalité des parcours de santé parfois heurtés.
Concernant la prévoyance collective, toutes les entreprises du secteur adhèrent obligatoirement à BTP-PRÉVOYANCE et y inscrivent leurs salariés ETAM. Ce régime couvre plusieurs risques majeurs : l’incapacité temporaire au-delà de 90 jours, l’invalidité permanente, le décès et ses conséquences pour vos proches. Les cotisations sont réparties entre l’employeur (1,20 %) et vous-même (0,60 %), soit un taux global de 1,80 %. Les garanties décès et rente pour vos ayants droit sont financées exclusivement par votre employeur.
bon à savoir
Fin de contrat
Rupture du contrat
La séparation professionnelle peut emprunter plusieurs chemins. Le licenciement initié par l’employeur, la démission à l’initiative du salarié, ou encore le départ à la retraite constituent les principaux modes de rupture. Chacune de ces modalités obéit à des règles précises qui déterminent vos droits et vos obligations. La convention collective encadre ces situations pour garantir un équilibre entre les parties.
Préavis de licenciement
Lorsque votre employeur met fin à votre contrat sans motif de faute grave, une période de transition s’impose. Cette durée varie selon votre ancienneté dans l’entreprise et votre situation personnelle.
- 1 mois de préavis si vous justifiez de moins de 2 ans d’ancienneté
- 2 mois de préavis à partir de 2 ans d’ancienneté
- 3 mois de préavis pour les salariés cumulant au moins 15 ans d’ancienneté et âgés de plus de 55 ans à la date d’expiration du préavis
Durant cette période, vous bénéficiez d’autorisations d’absence pour rechercher un nouvel emploi : 5 journées ou 10 demi-journées par mois, rémunérées et réparties équitablement entre vos contraintes et celles de l’entreprise. Si vous trouvez un poste avant la fin du préavis, vous pouvez quitter l’entreprise immédiatement, avec une rémunération calculée au prorata de votre présence effective.
Indemnités de licenciement
Sauf faute grave, votre départ donne lieu à une compensation financière dès lors que vous comptez au moins 2 ans d’ancienneté et n’avez pas atteint 65 ans révolus. Le montant se calcule en fonction de votre parcours au sein de l’entreprise :
- 2,5 dixièmes de mois de rémunération par année d’ancienneté, de 2 à 15 ans
- 3,5 dixièmes de mois de rémunération par année au-delà de 15 ans
- Plafond fixé à 10 mois de salaire
- Majoration de 10 % si vous avez plus de 55 ans à la date d’expiration du préavis
La base de calcul correspond à votre rémunération du dernier mois avant la notification du licenciement, augmentée, le cas échéant, d’un douzième des sommes variables perçues sur les 12 derniers mois.
bon à savoir
Retraite
La cessation d’activité pour motif de retraite peut être initiée par vous ou par votre employeur, avec des conséquences différentes. Lorsque l’entreprise décide de vous mettre à la retraite avant 65 ans, elle vous verse une indemnité calculée sur la base de 1,5 dixième de mois par année d’ancienneté (de 2 à 10 ans), puis 2,5 dixièmes au-delà de 10 ans, dans la limite de 8 mois. Le préavis s’élève à 3 mois, quel que soit votre âge ou votre ancienneté.
Si vous décidez de partir volontairement après 60 ans et remplissez les conditions pour percevoir une pension à taux plein, vous recevez une indemnité de départ calculée à hauteur de 1 dixième de mois par année d’ancienneté (de 2 à 10 ans), puis 1,5 dixième au-delà de 10 ans, plafonnée à 5 mois. Dans cette hypothèse, le préavis est de 2 mois. Les salariés partant avant 60 ans dans le cadre d’une carrière longue bénéficient des mêmes dispositions.
Démission
Votre souhait de quitter l’entreprise doit être formalisé par écrit. La durée du préavis que vous devez respecter correspond à celle applicable en cas de licenciement, soit 1 mois si vous avez moins de 2 ans d’ancienneté, et 2 mois au-delà. Toutefois, vous pouvez convenir avec votre employeur d’une durée inférieure.
| Ancienneté | Durée du préavis |
| Moins de 2 ans | 1 mois |
| 2 ans et plus | 2 mois |
| Accord entre les parties | Durée réduite possible |
Contrairement au licenciement, la démission ne vous ouvre pas droit aux autorisations d’absence rémunérées pour recherche d’emploi, ni aux indemnités de rupture.
Avantages sociaux
| Avantage | Description |
| Indemnité de panier | Vous bénéficiez d’une indemnité destinée à couvrir vos frais de repas, notamment lorsque vous travaillez habituellement de nuit ou sur des horaires décalés nécessitant une restauration sur place. |
| Prise en charge des frais de transport | Dans le cadre de vos missions nocturnes, votre employeur assure, si nécessaire, votre transport pour vous rendre sur le lieu de travail ou regagner votre domicile, facilitant ainsi votre mobilité. |
| Voyage de détente hebdomadaire | Lorsque vous êtes en déplacement continu pendant plus d’une semaine et éloigné de vos proches, les frais d’un voyage hebdomadaire vers votre résidence déclarée sont remboursés, vous permettant de maintenir un équilibre entre vie professionnelle et personnelle. |
| Remboursement des frais professionnels | Lors de déplacements occasionnels de courte durée effectués à la demande de l’entreprise, vos frais de voyage, de séjour et de représentation sont intégralement remboursés sur présentation de justificatifs. |
| Pause rémunérée | Si votre poste de nuit dure au moins 6 heures, vous disposez d’une pause de 30 minutes pour vous restaurer et vous reposer, moment précieux pour récupérer durant ces horaires particuliers. |
| Priorité de réembauche | En cas de licenciement pour fin de chantier, vous conservez une priorité de réembauchage pendant un an, sous réserve d’en manifester le désir dans les deux mois suivant votre départ, un filet de sécurité apprécié dans ce secteur. |
Classification des emplois de la CCN Bâtiment ETAM
Employés, techniciens et agents de maîtrise
La grille de classification s’articule autour de huit niveaux distincts, allant de A à H. Chaque niveau correspond à des responsabilités, une autonomie et une technicité croissantes. Cette progression vous permet de situer votre poste et d’identifier les perspectives d’évolution au sein de votre entreprise.
| Niveau | Profil | Responsabilités | Autonomie | Technicité requise |
| A | Employé débutant | Exécute des travaux simples et répétitifs nécessitant un apprentissage de courte durée. Responsable de la qualité du travail fourni sous l’autorité de sa hiérarchie. | Agit dans le cadre d’instructions permanentes et de consignes précises dans un domaine d’activités strictement défini. | Pas de connaissances spécifiques requises. Initiation professionnelle ou adaptation préalable. |
| B | Employé qualifié | Effectue des travaux d’exécution sans difficulté particulière ou assiste un ETAM d’une position supérieure. Responsable de la qualité et des échéances indiquées. | Agit dans le cadre d’instructions permanentes et reçoit des instructions précises. | Première qualification. Expérience acquise en niveau A ou diplôme de type CAP, BEP. |
| C | Employé confirmé | Réalise des travaux courants, variés et diversifiés. Résout des problèmes simples. Responsable de la qualité et du respect des échéances en intégrant la notion d’objectifs. | Agit par délégation dans le cadre d’instructions définies. Peut prendre des initiatives dans le choix des modes d’exécution. | Technicité courante. Expérience acquise en niveau B ou diplôme de type BP, BT, bac professionnel, bac technologique. |
| D | Technicien | Effectue des travaux courants, variés et diversifiés. Maîtrise la résolution de problèmes courants. Responsable de ses résultats sous l’autorité de sa hiérarchie. | Agit par délégation dans le cadre de directives précises. Reçoit des instructions constantes. | Technicité courante affirmée. Expérience acquise en niveau C ou formation générale, technologique ou professionnelle. |
| E | Technicien qualifié ou agent de maîtrise | Réalise des travaux d’exécution, de contrôle, d’organisation, d’études ou exerce un commandement sur des salariés. Résout des problèmes à partir de méthodes préétablies. Peut transmettre ses connaissances. | Amené à prendre une part d’initiatives, de responsabilités et d’animation. Effectue des démarches courantes. | Connaissance des principaux aspects techniques et savoir-faire de sa spécialité. Bonne technicité. Expérience acquise en niveau D ou diplôme de type BTS, DUT, DEUG, licence professionnelle. |
| F | Technicien supérieur ou agent de maîtrise confirmé | Réalise des travaux portant sur des projets plus techniques ou exerce un commandement sur un ensemble de salariés affectés à un projet. Résout des problèmes avec choix de la solution la plus adaptée. Transmet ses connaissances. | Amené à prendre des initiatives et des responsabilités. A un rôle d’animation. Conduit des relations ponctuelles avec des interlocuteurs externes. | Connaissance structurée des diverses techniques de sa spécialité et de leurs applications. Haute technicité. Se tient à jour dans sa spécialité. |
| G | Agent de maîtrise supérieur ou technicien expert | Réalise des travaux portant sur un projet important ou complexe ou sur plusieurs projets, ou exerce un commandement sur plusieurs équipes. Résout des problèmes variés en tenant compte des contraintes économiques, techniques, administratives et commerciales. Doit transmettre ses connaissances. | A un rôle d’animation. Sait faire passer l’information et conduit des relations régulières avec des interlocuteurs externes. Représente l’entreprise dans le cadre de ses instructions et délégations. | Connaissance approfondie des techniques de sa spécialité et connaissances de base de techniques connexes. Haute technicité dans sa spécialité et technicité de base de domaines connexes. Tient à jour l’ensemble de ses connaissances. |
| H | Agent de maîtrise principal ou technicien expert confirmé | Exerce les fonctions de niveau G avec une expérience confirmée qui lui en donne la complète maîtrise. | Communique et assure le relais entre le personnel et la hiérarchie. Conduit des relations fréquentes avec des interlocuteurs externes. Représente l’entreprise dans le cadre de ses directives et délégations. | Connaissance parfaitement maîtrisée des techniques de sa spécialité et connaissances courantes des techniques connexes. Très haute technicité dans sa spécialité et technicité courante de domaines connexes. Tient à jour l’ensemble de ses connaissances. |
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