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Mis à jour le 23 février 2026
Convention collective Agriculture (ETARF) - IDCC 7025
Cette page présente un résumé des dispositions générales de la convention collective Agriculture - Entreprises de travaux et services agricoles, ruraux et forestiers (ETARF). Le contenu est conçu à partir des conventions collectives des Éditions Tissot.
Sommaire
- Qu'est ce que la convention collective Agriculture (ETARF) ?
- Contrat de travail
- Temps de travail
- Rémunération et avantages
- Congés et absences
- Conditions de travail et sécurité
- Maladie et prévoyance
- Fin de contrat
- Avantages sociaux
- Questions fréquentes sur la convention collective Agriculture (ETARF)
Qu'est ce que la convention collective Agriculture (ETARF) ?
Vous travaillez dans une exploitation agricole, un centre équestre ou une entreprise de travaux forestiers ? Cette convention s’applique probablement à votre contrat. Elle encadre les relations professionnelles de milliers de salariés qui œuvrent au contact de la nature et des animaux. Son périmètre couvre un secteur bien précis : les exploitations, les entreprises de travaux agricoles et ruraux, ainsi que les structures forestières.
Concrètement, ce texte définit vos droits et obligations au quotidien. Salaires minimums, congés, temps de travail, classifications : autant d’éléments qui ne relèvent pas uniquement du Code du travail. Cette convention vient compléter et parfois améliorer les règles générales, en tenant compte des spécificités d’un univers professionnel aux rythmes saisonniers marqués et aux métiers variés.
Contrat de travail
Période d’essai
La période d’essai vous permet, à vous comme à votre employeur, de vous assurer que le poste vous convient. Sa durée varie selon votre statut professionnel. Pour les ouvriers et employés, comptez 2 mois maximum. Les agents de maîtrise et techniciens bénéficient de 3 mois, tandis que les cadres disposent de 4 mois. Contrairement à d’autres conventions, aucun renouvellement n’est prévu : la durée initiale constitue donc le délai maximal pour faire vos preuves.
| Catégorie professionnelle | Durée de la période d’essai |
| Ouvriers et employés | 2 mois |
| Agents de maîtrise et techniciens | 3 mois |
| Cadres | 4 mois |
bon à savoir
Temps de travail
Durée du travail
Dans le secteur des travaux et services agricoles, la durée de travail est fixée à 10 heures par jour ou 44 heures par semaine en moyenne, calculées sur une période de 12 mois consécutifs. Cette organisation permet de s’adapter aux variations saisonnières propres à l’activité agricole. Côté repos, vous bénéficiez d’un repos quotidien de 11 heures consécutives et d’un repos hebdomadaire de 24 heures, généralement pris le dimanche.
Aménagements du temps de travail
La convention prévoit une organisation souple pour répondre aux contraintes du secteur. Le travail peut être aménagé sur l’année, permettant ainsi d’absorber les pics d’activité liés aux saisons agricoles. Cette modulation offre une flexibilité précieuse tant pour les employeurs que pour les salariés, tout en garantissant le respect des durées maximales de travail. Les périodes de forte activité sont compensées par des périodes plus calmes, assurant un équilibre sur l’année.
Travail de nuit
Le travail de nuit concerne les salariés qui accomplissent au moins 3 heures de travail nocturne au moins 2 fois par semaine, ou 270 heures sur 12 mois. Si vous avez le statut de travailleur de nuit, vous bénéficiez d’une majoration d’1 heure pour 7 heures de travail nocturne, à prendre sous forme de repos compensateur. Pour un travail de nuit ponctuel (entre 21h et 6h), une majoration de 20% s’applique, pouvant être versée en salaire ou en repos.
bon à savoir
Heures supplémentaires
Les heures supplémentaires sont rémunérées selon un barème progressif :
- 25% de majoration pour les 4 premières heures supplémentaires
- 25% pour les 4 heures suivantes
- 50% au-delà de ces 8 premières heures
Vous pouvez également opter pour un repos compensateur équivalent à un quart d’heure par heure supplémentaire effectuée, mais uniquement pour les 4 premières heures. Cette souplesse vous permet de choisir la contrepartie la plus adaptée à votre situation personnelle.
Rémunération et avantages
Salaire
La convention collective ETARF structure la rémunération selon une grille détaillée qui distingue plusieurs catégories professionnelles. Les salaires minima horaires varient en fonction du niveau de qualification et du secteur d’activité : entreprises de travaux et services agricoles et ruraux, exploitation forestière ou sylviculture. Chaque niveau d’emploi, de l’exécutant au cadre, comporte des échelons permettant une progression interne. Cette organisation garantit une reconnaissance salariale adaptée aux compétences mobilisées sur le terrain.
| Classification | Échelon | Salaire horaire (€) |
| Niveau I – Emplois exécutants | 1 | 11,88 |
| Niveau I – Emplois exécutants | 2 | 12,04 |
| Niveau II – Emplois spécialisés | 1 | 12,16 |
| Niveau II – Emplois spécialisés | 2 | 12,29 |
| Niveau III – Emplois qualifiés | 1 | 12,43 |
| Niveau III – Emplois qualifiés | 2 | 12,72 |
| Niveau IV – Emplois hautement qualifiés | 1 | 13,14 |
| Niveau IV – Emplois hautement qualifiés | 2 | 13,69 |
| Niveau V – TAM 1 | 1 | 14,38 |
| Niveau V – TAM 1 | 2 | 15,18 |
| Niveau VI – TAM 2 | 1 | 16,00 |
| Niveau VI – TAM 2 | 2 | 16,80 |
| Niveau VII – Cadre I | – | 18,72 |
| Niveau VIII – Cadre II | – | 22,20 |
Primes et indemnités
Au-delà du salaire de base, la convention prévoit une prime d’ancienneté qui récompense la fidélité des collaborateurs. Son taux évolue progressivement, démarrant à 3 % dès la troisième année pour atteindre 9 % après seize années de présence. Cette reconnaissance financière s’ajoute aux indemnités de licenciement et de départ à la retraite, dont les montants varient selon le statut (personnel d’exécution, ETAM ou cadre) et l’ancienneté accumulée.
bon à savoir
| Ancienneté | Taux de la prime |
| 3 à 4 ans | 3 % |
| 5 à 6 ans | 4 % |
| 7 à 10 ans | 5 % |
| 11 à 15 ans | 7 % |
| 16 ans et plus | 9 % |
Évolutions
La progression salariale repose sur un double mécanisme : le passage d’un échelon à l’autre au sein d’un même niveau, et l’accès à un niveau supérieur grâce à l’acquisition de nouvelles compétences. Les formations professionnelles, certifications (CAPA, baccalauréat professionnel, CQP) et l’expérience terrain constituent autant de leviers pour franchir ces paliers. Cette architecture favorise une montée en qualification continue, particulièrement valorisée dans les métiers techniques comme conducteur d’engins ou mécanicien hautement qualifié. Les perspectives d’évolution s’inscrivent ainsi dans une logique de reconnaissance des savoir-faire développés au fil des années.
Congés et absences
Congés payés
Chaque mois de travail effectif vous ouvre droit à deux jours et demi de repos, avec un plafond annuel fixé à trente jours ouvrables. Cette acquisition progressive permet d’anticiper vos périodes de repos tout au long de l’année. Certaines régions, comme le Gers, prévoient des jours supplémentaires en fonction de votre ancienneté : un jour après vingt ans, deux jours après vingt-cinq ans, et trois jours au-delà de trente ans de présence dans l’entreprise.
Congés spécifiques
La convention prévoit des absences rémunérées pour accompagner les moments importants de votre vie personnelle et familiale. Ces congés exceptionnels s’ajoutent à vos congés annuels et ne peuvent être déduits de votre compteur habituel.
| Événement familial | Durée du congé |
| Mariage ou PACS du salarié | 4 jours |
| Mariage d’un enfant | 1 jour |
| Naissance ou adoption d’un enfant | 3 jours + congé de paternité de 11 jours |
| Décès du conjoint, partenaire de PACS ou concubin avec enfant à charge | 5 jours |
| Décès du conjoint, partenaire de PACS ou concubin sans enfant à charge | 3 jours |
| Décès d’un enfant | 12 jours |
| Décès du père, de la mère, du beau-père, de la belle-mère, d’un frère ou d’une sœur, d’un grand-parent | 3 jours |
| Deuil : décès d’un enfant de moins de 25 ans ou d’une personne à charge de moins de 25 ans | 8 jours supplémentaires |
| Survenue d’un handicap chez l’enfant ou pathologie chronique | 5 jours |
| Journée de défense et citoyenne | 1 jour |
Absences
Toute absence liée à une maladie ou un accident doit être justifiée par un certificat médical transmis rapidement à votre employeur. Vous pouvez percevoir des indemnités journalières complémentaires versées par la MSA ou votre caisse d’assurance maladie, selon votre situation. Ces dispositifs visent à maintenir une partie de votre rémunération durant votre arrêt, sous réserve de respecter les démarches administratives requises. La durée et le montant de ces indemnités varient notamment selon votre ancienneté.
Conditions de travail et sécurité
Votre protection au travail repose sur des règles précises qui encadrent votre quotidien professionnel. L’employeur a l’obligation de veiller à votre santé et à votre sécurité, notamment en vous fournissant les équipements adaptés à votre activité. Selon votre métier, vous pouvez recevoir des vêtements de travail, du matériel de protection individuelle ou encore des outils spécifiques pour exercer dans les meilleures conditions.
Les mesures de prévention occupent une place centrale dans ce dispositif. Elles visent à limiter les risques professionnels liés aux activités agricoles, forestières ou rurales, souvent exercées en extérieur ou avec des engins. L’hygiène sur les lieux de travail fait également l’objet d’une attention particulière, avec des installations et des locaux conformes aux normes en vigueur.
En tant que salarié, vous bénéficiez de droits mais aussi de responsabilités : respecter les consignes de sécurité, utiliser correctement les équipements mis à disposition, signaler toute anomalie. Cette démarche partagée entre vous et votre employeur permet de créer un environnement professionnel plus sûr. Des aménagements peuvent aussi être envisagés pour adapter votre poste, notamment en cas de besoin spécifique ou pour améliorer l’ergonomie de vos tâches quotidiennes.
Maladie et prévoyance
Lorsque vous vous trouvez dans l’incapacité de travailler en raison d’une maladie ou d’un accident, plusieurs dispositifs de protection entrent en jeu pour sécuriser votre situation. La convention encadre ces moments délicats avec des garanties adaptées à votre statut professionnel.
Toute absence doit être justifiée par un certificat médical transmis rapidement à votre employeur. En cas d’arrêt maladie, vous bénéficiez des indemnités journalières versées par la MSA ou votre caisse d’assurance maladie. Ces versements interviennent après un délai de carence, période durant laquelle aucune indemnisation n’est perçue. La durée de ce maintien de revenus varie selon votre ancienneté et votre catégorie professionnelle, permettant ainsi de préserver une partie de votre rémunération habituelle.
Concernant les accidents du travail, la prise en charge s’avère plus favorable. Les indemnités démarrent généralement plus rapidement, et le taux de compensation peut être supérieur à celui d’un arrêt maladie classique. Vous devez toutefois respecter vos obligations de déclaration pour que cette couverture s’applique pleinement.
bon à savoir
En matière de prévoyance, des garanties spécifiques protègent votre famille en cas de coup dur. Le régime couvre les situations d’invalidité, qu’elle soit temporaire ou permanente, ainsi que les cas de décès. Pour les salariés non cadres, un dispositif particulier s’applique après six mois d’ancienneté, tandis que les techniciens, agents de maîtrise et cadres relèvent d’un régime distinct, aligné sur l’accord national interprofessionnel. Ces protections incluent également une rente éducation pour vos enfants et une prise en charge des frais d’obsèques.
| Type d’arrêt | Organisme verseur | Particularités |
| Maladie ordinaire | MSA ou caisse d’assurance maladie | Indemnités complémentaires selon ancienneté |
| Accident du travail | MSA ou caisse d’assurance maladie | Prise en charge renforcée et plus rapide |
| Invalidité | Régime de prévoyance | Garanties spécifiques selon statut professionnel |
Le financement de ces dispositifs repose sur des cotisations partagées, avec un fonds de solidarité alimenté à hauteur d’au moins 1 % pour renforcer la protection collective. Cette mutualisation permet d’assurer une couverture équitable, quel que soit votre niveau de rémunération ou votre situation personnelle.
Fin de contrat
Rupture du contrat
Plusieurs situations peuvent conduire à la fin de votre relation de travail. Vous pouvez choisir de partir de votre propre initiative en démissionnant, ou votre employeur peut décider de mettre un terme à votre contrat par un licenciement. La rupture peut également intervenir d’un commun accord dans le cadre d’une rupture conventionnelle. Enfin, le départ à la retraite, qu’il soit volontaire ou imposé par l’employeur, constitue une autre forme de cessation du contrat. Chacune de ces modalités obéit à des règles spécifiques en matière de préavis et d’indemnisation.
Préavis de licenciement
Lorsque votre employeur souhaite rompre votre contrat, il doit respecter un délai avant que la séparation ne devienne effective. Ce temps vous permet de rechercher un nouvel emploi tout en continuant à percevoir votre rémunération. La durée varie selon votre ancienneté et votre statut professionnel.
- Moins de 6 mois d’ancienneté : 8 jours pour le personnel d’exécution, 15 jours pour les agents de maîtrise, 1 mois pour le personnel d’encadrement
- Entre 6 mois et 2 ans : 1 mois quel que soit votre statut
- À partir de 2 ans : 2 mois pour l’ensemble des catégories professionnelles
bon à savoir
Indemnités de licenciement
Sauf en cas de faute grave ou lourde, vous avez droit à une compensation financière lors de votre licenciement. Cette somme reconnaît votre contribution à l’entreprise et vous aide dans votre transition professionnelle. Le montant dépend directement de votre ancienneté.
- Pour les 10 premières années : vous percevez un quart de mois de salaire par année de présence
- Au-delà de 10 ans : le calcul passe à un tiers de mois par année, ce qui augmente significativement la compensation
- Le salaire de référence correspond généralement à la moyenne de vos 12 derniers mois ou de vos 3 derniers mois selon ce qui vous est le plus favorable
Retraite
Le passage à la retraite marque une étape importante qui peut être initiée par vous-même ou par votre employeur. Dans les deux cas, une indemnité vous est versée en reconnaissance de votre fidélité. Le montant varie selon votre statut et vos années de service. Les personnels ETAM et cadres bénéficient de conditions plus avantageuses que les autres catégories.
| Ancienneté | Personnel d’exécution | ETAM et cadres |
| 10 ans | 1 mois de salaire | 1,5 mois de salaire |
| 15 ans | 1,5 mois de salaire | 2 mois de salaire |
| 20 ans | 2,5 mois de salaire | 2,5 mois de salaire |
| 25 ans | 2,5 mois de salaire | 3 mois de salaire |
| 30 ans et plus | 2,5 mois de salaire | 3 mois de salaire |
Le préavis en cas de départ volontaire s’établit à 8 jours pour moins de 6 mois d’ancienneté, 1 mois entre 6 mois et 2 ans, puis 2 mois au-delà. Pour une mise à la retraite par l’employeur, les durées sont d’1 mois puis 2 mois selon l’ancienneté.
Démission
Si vous souhaitez quitter volontairement l’entreprise, vous devez en informer votre employeur par écrit et respecter un délai avant votre départ effectif. Cette période permet à votre employeur d’organiser votre remplacement. Les durées applicables suivent les mêmes règles que pour le licenciement, garantissant ainsi une équité entre les parties.
| Ancienneté | Durée du préavis |
| Moins de 6 mois | 8 jours (personnel d’exécution) 15 jours (agents de maîtrise) 1 mois (personnel d’encadrement) |
| De 6 mois à 2 ans | 1 mois |
| Plus de 2 ans | 2 mois |
bon à savoir
Avantages sociaux
| Avantage | Description |
| Compte épargne temps | La mise en place d’un dispositif d’épargne temps permet d’accumuler des droits à congé rémunéré ou de bénéficier d’une rémunération différée. Ce mécanisme offre une certaine souplesse dans l’organisation de votre temps de travail et de vos périodes de repos. |
| Prime d’ancienneté | Votre fidélité à l’entreprise est reconnue par une valorisation progressive de votre rémunération. Dès la troisième année, un pourcentage du salaire conventionnel de base vient s’ajouter à votre bulletin, avec une progression régulière pouvant atteindre 9 % après seize années de présence. |
| Congés supplémentaires d’ancienneté | Dans certaines régions comme le Gers, des jours de repos additionnels sont accordés en fonction de votre parcours professionnel. Après vingt ans de service, vous pouvez ainsi bénéficier de journées de congés complémentaires, qui augmentent progressivement avec les années. |
| Réduction d’horaire pour les femmes enceintes | À partir du cinquième mois de grossesse, une heure de travail en moins par jour est accordée. Cette disposition vise à préserver votre bien-être et celui de votre enfant à naître, tout en maintenant votre activité professionnelle. |
| Indemnités complémentaires maladie et accident | En cas d’arrêt de travail justifié par un certificat médical, des prestations journalières complémentaires peuvent être versées par la MSA ou votre caisse d’assurance maladie. Ce dispositif assure un maintien partiel de revenus durant votre absence. |
| Régime de prévoyance collectif | Une couverture sociale étendue protège l’ensemble des collaborateurs en cas d’aléas de la vie. Elle inclut des garanties décès, incapacité, invalidité et frais d’obsèques, avec une répartition du financement entre l’employeur et le salarié. |
| Complémentaire frais de santé | Un dispositif mutualisé prend en charge une partie de vos dépenses médicales non remboursées par le régime obligatoire. Les garanties respectent le cadre des contrats solidaires et responsables, incluant notamment le panier 100 % Santé. |
Questions fréquentes sur la convention collective Agriculture (ETARF)
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