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Mis à jour le 04 février 2026
Convention collective Abattoirs - IDCC 1938
Cette page présente un résumé des dispositions générales de la convention collective Industries de la transformation des volailles. Le contenu est conçu à partir des conventions collectives des Éditions Tissot.
Sommaire
- Qu'est ce que la convention collective Abattoirs ?
- Entreprises tenues d'appliquer la CCN Abattoirs
- Contrat de travail
- Temps de travail
- Rémunération et avantages
- Congés et absences
- Conditions de travail et sécurité
- Maladie et prévoyance
- Fin de contrat
- Avantages sociaux
- Questions fréquentes sur la convention collective Abattoirs
Qu'est ce que la convention collective Abattoirs ?
Vous travaillez dans le secteur de la transformation des viandes ? Cette convention s’adresse spécifiquement à vous. Elle encadre les relations professionnelles entre employeurs et salariés des établissements dédiés à l’abattage et à la découpe des animaux de boucherie. Son rôle ? Définir vos droits en matière de rémunération, d’horaires, de congés ou encore de conditions de travail.
Ce texte adapte les règles générales du Code du travail aux réalités d’un métier exigeant, physiquement comme mentalement. Il prend en compte les contraintes particulières de cette industrie : cadences soutenues, environnement frigorifique, manipulation d’outils tranchants. Grâce à cet accord, vous bénéficiez de garanties supplémentaires pensées pour votre secteur d’activité.
Entreprises tenues d'appliquer la CCN Abattoirs
| Catégorie d’activité | Code APE (ou NAF) | Description de l’activité |
| Transformation et conservation de viande | 1011Z | Transformation et conservation de la viande de boucherie |
| Transformation et conservation de viande | 1012Z | Transformation et conservation de la viande de volaille |
Contrat de travail
Période d’essai
Lorsque vous rejoignez une entreprise du secteur des abattoirs, la durée de votre période d’essai dépend directement de votre statut professionnel. Cette phase permet à l’employeur comme au salarié de s’assurer que le poste correspond bien aux attentes de chacun.
| Catégorie | Durée initiale | Durée maximale avec renouvellement |
| Ouvriers et employés | 1 mois | 2 mois |
| Techniciens et agents de maîtrise (TAM) | 2 mois | 4 mois |
| Ingénieurs et cadres | 4 mois | 6 mois |
Le renouvellement n’est jamais automatique : il doit faire l’objet d’un accord écrit entre les deux parties avant la fin de la période initiale. Pendant toute cette phase, chacun peut rompre le contrat sans justification particulière, moyennant le respect d’un délai de prévenance qui varie selon l’ancienneté acquise.
bon à savoir
Régimes applicables
La convention collective des abattoirs distingue clairement plusieurs catégories professionnelles, chacune bénéficiant de dispositions spécifiques adaptées à son niveau de responsabilité. Vous trouverez ainsi :
- Les ouvriers et employés : ils occupent des postes d’exécution et de production, avec des coefficients allant de 120 à 195.
- Les techniciens et agents de maîtrise (TAM) : ils assurent l’encadrement intermédiaire et disposent de coefficients entre 200 et 340.
- Les ingénieurs et cadres : ils exercent des fonctions de direction ou d’expertise, avec des coefficients démarrant à 350 et pouvant atteindre 700.
Chaque catégorie bénéficie de règles propres en matière de préavis, d’indemnités de licenciement ou encore de maintien de salaire en cas d’arrêt maladie. La classification repose sur cinq critères : les connaissances requises, la technicité du poste, l’autonomie, l’encadrement éventuel d’une équipe et la dimension relationnelle du travail. Cette grille garantit une rémunération équitable selon les compétences mobilisées.
Temps de travail
Durée du travail
Dans le secteur des abattoirs, la durée hebdomadaire de travail est fixée à 35 heures. Cette durée peut se répartir de plusieurs façons selon l’organisation de votre entreprise : soit 7 heures par jour sur 5 jours ouvrables avec repos le samedi ou le lundi, soit 5h50 par jour sur 6 jours ouvrables, soit encore une répartition inégale sur 35 heures avec un maximum de 8 heures quotidiennes et un repos d’une demi-journée hebdomadaire. La convention prévoit également la possibilité de recourir au travail intermittent pour tous les emplois permanents, avec une durée minimale annuelle de 800 heures de travail effectif.
Aménagements du temps de travail
Plusieurs dispositifs permettent d’adapter le temps de travail aux spécificités du secteur. Le travail continu des ouvriers donne droit à un arrêt payé de 30 minutes en cas de travail ininterrompu d’au moins 8 heures, et de 20 minutes pour une durée de 7 à 8 heures. Les cadres et certains techniciens peuvent être soumis à des forfaits annuels : le forfait en heures (compris entre 1607 et 2000 heures) concerne les emplois classés au moins au niveau IV, tandis que le forfait en jours (plafonné à 218 jours par an) s’applique aux emplois de niveau V minimum, hors cadres dirigeants. Ces forfaits offrent une souplesse appréciable dans l’organisation du travail.
Travail de nuit et jours fériés
Le travail de nuit se définit comme toute activité exercée entre 21 heures et 6 heures. Est considéré comme travailleur de nuit tout salarié accomplissant au moins 3 heures de travail nocturne au moins 2 fois par semaine, ou totalisant 270 heures de nuit sur 12 mois. La durée quotidienne ne peut excéder 8 heures en principe, mais peut être portée à 12 heures maximum 3 fois par semaine pour certaines catégories. Les travailleurs de nuit bénéficient d’un repos compensateur : 1 jour payé pour 270 à 500 heures de nuit, et 2 jours au-delà de 500 heures. Concernant les jours fériés, tous sont normalement chômés et payés. En cas de travail exceptionnel un jour férié, vous avez droit soit à un jour de repos compensateur payé, soit à une majoration de 100% du taux horaire.
Heures supplémentaires
Les heures supplémentaires sont rémunérées avec les majorations suivantes :
- De la 36e à la 43e heure : majoration de 25%
- À partir de la 44e heure : majoration de 50%
Le contingent annuel d’heures supplémentaires est fixé à 220 heures par salarié. Au-delà de ce contingent, vous bénéficiez d’une contrepartie obligatoire en repos : 50% pour les entreprises de 20 salariés maximum, et 100% pour celles de plus de 20 salariés. Ce repos peut être pris par journée ou demi-journée dans un délai de 6 mois suivant l’ouverture du droit. La convention autorise également le remplacement du paiement des heures supplémentaires par un repos compensateur équivalent.
bon à savoir
Rémunération et avantages
Salaire
La convention collective des abattoirs fixe des salaires minima mensuels selon un système de coefficients qui s’échelonnent de 120 à 700. Cette grille s’applique pour un temps complet de 35 heures hebdomadaires, soit 151,67 heures mensuelles. Chaque coefficient correspond à un niveau de qualification précis, déterminé par cinq critères cumulatifs : les connaissances requises, la technicité du poste, l’autonomie nécessaire, les responsabilités d’encadrement et les compétences relationnelles. Au 1er février 2025, le salaire minimum démarre à 1 802 € pour le coefficient 120 et peut atteindre 5 345,51 € pour le coefficient 700.
| Coefficient | Salaire minimum mensuel (1er février 2025) |
| 120 | 1 802,00 € |
| 130 | 1 819,68 € |
| 150 | 1 851,90 € |
| 180 | 1 892,32 € |
| 200 | 1 975,60 € |
| 230 | 2 134,09 € |
| 260 | 2 341,07 € |
| 300 | 2 586,92 € |
| 350 | 2 882,84 € |
| 400 | 3 268,01 € |
| 500 | 3 968,26 € |
| 700 | 5 345,51 € |
Primes et indemnités
Plusieurs compléments de rémunération viennent enrichir le salaire de base dans cette branche professionnelle. La prime d’ancienneté débute à 3 % après trois ans de présence et progresse tous les trois ans pour atteindre 15 % au bout de quinze années. Une allocation annuelle équivalente à 100 % du salaire mensuel de base récompense chaque collaborateur comptant au moins un an d’ancienneté. Les conditions de travail spécifiques donnent lieu à des majorations particulières : 4 % à 15 % selon la température pour les postes en ambiance froide, 50 % pour chaque heure effectuée le dimanche, et jusqu’à 40 % pour le travail exceptionnel de nuit.
bon à savoir
- Prime d’ancienneté progressive de 3 % à 15 %
- Allocation annuelle égale à un mois de salaire
- Prime de froid variant de 4 % à 15 % selon la température
- Majoration dominicale de 50 %
- Prime de transport quotidienne
Évolutions
La progression salariale repose sur une classification détaillée qui distingue trois grandes catégories professionnelles : ouvriers-employés (niveaux I à III, coefficients 120 à 195), techniciens et agents de maîtrise (niveaux IV à VII, coefficients 200 à 340), puis ingénieurs et cadres (niveaux VIII et IX, coefficients 350 à 700). Chaque passage d’un coefficient à un autre traduit une montée en compétences évaluée sur des critères objectifs. Les perspectives d’évolution s’appuient également sur la formation professionnelle continue, avec un dispositif de contrats et périodes de professionnalisation favorisant l’acquisition de nouvelles qualifications. Cette architecture permet à chacun de tracer un parcours cohérent, depuis les postes d’exécution jusqu’aux fonctions d’encadrement supérieur.
Congés et absences
Congés payés
Tout salarié bénéficie des congés payés légaux, auxquels s’ajoutent des jours supplémentaires liés à l’ancienneté. Dès 15 ans de présence, vous gagnez une journée de repos additionnelle, puis deux jours après 20 ans et trois jours après 25 ans. Si vous totalisez au moins six mois d’ancienneté au 1er juin, vous pouvez solliciter un complément non rémunéré pour atteindre la durée normale correspondant à une année complète de présence.
bon à savoir
Congés spécifiques
La convention prévoit plusieurs autorisations d’absence pour événements familiaux ou personnels. Les durées varient selon la nature de l’événement et parfois selon l’ancienneté du salarié. Voici un récapitulatif des principales situations ouvrant droit à un congé exceptionnel :
| Événement | Bénéficiaire | Durée |
| Mariage | Salarié | 4 jours sans condition d’ancienneté, 1 semaine après 1 an |
| Mariage | Enfant | 1 jour |
| Naissance ou adoption | Enfant | 3 jours |
| Décès | Conjoint, enfant, père, mère, beau-parent | 3 jours |
| Décès | Frère, sœur | 1 jour après 3 mois d’ancienneté |
| Décès | Grand-parent, beau-frère, belle-sœur | 1 jour après 1 an d’ancienneté |
| Enfant malade (parents vivant seuls) | Moins de 16 ans | 10 jours par an payés à 50 % |
| Enfant hospitalisé | Moins de 16 ans | 1 jour par an |
| Annonce d’un handicap | Enfant | 3 jours |
Des absences forfaitaires de courte durée, motivées par un cas fortuit et grave (incendie du domicile, accident grave du conjoint), peuvent également être accordées dans la limite de 10 jours sur 12 mois consécutifs.
Conditions de travail et sécurité
Travailler dans le secteur des abattoirs implique d’évoluer dans un environnement exigeant, où les mesures de protection jouent un rôle central. Les dispositions conventionnelles visent à garantir la santé et la sécurité de chacun, en tenant compte des spécificités de cette activité.
L’employeur a l’obligation de fournir les équipements nécessaires pour exercer en toute sécurité. Cela comprend notamment les vêtements de protection adaptés aux températures de travail, particulièrement en chambres froides, ainsi que le matériel requis pour limiter les risques physiques. Les locaux doivent également répondre à des normes strictes d’hygiène, compte tenu de la nature des produits manipulés et des exigences sanitaires du secteur.
Pour les salariés exposés au froid de manière continue, des compensations financières sont prévues selon la température ambiante. Ces primes reconnaissent la pénibilité liée à ces conditions particulières. Par ailleurs, des pauses rémunérées sont accordées en cas de travail ininterrompu prolongé, permettant de préserver la santé des équipes tout au long de la journée.
La prévention des risques professionnels s’inscrit dans une démarche collective, associant direction et représentants du personnel. Les instances dédiées à la santé et à la sécurité doivent être consultées avant toute mise en place d’organisation spécifique, notamment pour le travail de nuit ou les équipes de fin de semaine. Cette vigilance partagée contribue à améliorer continuellement les conditions d’exercice de tous.
Maladie et prévoyance
En cas d’arrêt de travail pour raison de santé, les dispositions varient selon votre statut professionnel et votre ancienneté. Pour les ouvriers et employés, le maintien de salaire dépend de plusieurs critères : nature de l’arrêt (maladie simple ou accident du travail), présence ou non d’une hospitalisation, et années passées dans l’entreprise. Les accidents du travail bénéficient d’une protection renforcée, avec un maintien de rémunération à 90 % pendant 180 jours dès deux mois d’ancienneté, voire sans condition d’ancienneté en cas d’hospitalisation.
Pour une maladie ordinaire sans hospitalisation, l’indemnisation débute après un an de présence. Elle s’échelonne de 45 jours à 90 % du salaire brut, complétés par 105 jours à 75 %, jusqu’à atteindre 90 jours à 90 % et 60 jours à 75 % après 33 ans d’ancienneté. L’hospitalisation améliore ces conditions, prolongeant notamment la période indemnisée à 75 %. Les techniciens et agents de maîtrise perçoivent 100 % de leur rémunération le premier mois, puis 50 % le mois suivant, après un an d’ancienneté. Les cadres bénéficient d’une durée progressive, démarrant à trois mois à plein salaire après deux ans, augmentée d’un mois tous les cinq ans.
| Catégorie | Ancienneté minimale | Maintien à 100% | Maintien à 50% |
| TAM | 1 an | 1 mois | 1 mois |
| Cadres (2 ans) | 2 ans | 3 mois | 3 mois |
| Cadres (15 ans) | 15 ans | 6 mois | 6 mois |
Votre emploi reste protégé pendant la durée de l’arrêt, avec une garantie allant de cinq mois après un an d’ancienneté jusqu’à douze mois au-delà de quinze ans. Cette sécurité vous assure de retrouver votre poste une fois rétabli. Les indemnités versées incluent la déduction des prestations de la Sécurité sociale et du régime de prévoyance, évitant ainsi tout double versement.
bon à savoir
Le régime de prévoyance complète ces dispositifs pour les salariés non-cadres, sans condition d’ancienneté. En cas de décès ou d’invalidité absolue, un capital égal à 100 % du salaire annuel brut est versé, majoré de 20 % par personne à charge. Les enfants perçoivent également une rente d’éducation, variant de 4 % à 8 % du salaire selon leur âge, avec un minimum garanti. Les cotisations se répartissent à parts égales entre vous et votre employeur.
Fin de contrat
Rupture du contrat
Plusieurs options s’offrent à vous lorsque votre collaboration arrive à son terme. Le licenciement, qu’il soit pour motif personnel ou économique, constitue une rupture à l’initiative de l’employeur. La démission, à l’inverse, émane de votre propre décision. La rupture conventionnelle permet de convenir d’un commun accord des modalités de séparation. Enfin, le départ à la retraite, volontaire ou imposé par l’employeur, marque la fin de votre carrière professionnelle. Chaque forme de rupture obéit à des règles spécifiques et ouvre des droits différents.
Préavis de licenciement
La durée du préavis varie selon votre catégorie professionnelle et votre ancienneté dans l’entreprise. Ces délais permettent d’organiser votre départ dans de bonnes conditions. Pour les ouvriers, le préavis s’étend d’une semaine à deux mois selon l’ancienneté. Les employés bénéficient d’un à deux mois de préavis après deux ans de présence. Les techniciens et agents de maîtrise disposent de un à trois mois selon leur catégorie. Les ingénieurs et cadres profitent systématiquement de trois mois.
- Ouvriers : 1 semaine (moins de 6 mois), 1 mois (6 mois à 2 ans), 2 mois (à partir de 2 ans)
- Employés : 1 mois (jusqu’à 2 ans), 2 mois (au-delà de 2 ans)
- TAM catégorie IV : 1 mois (moins de 2 ans), 2 mois (à partir de 2 ans)
- TAM catégories V et VI : 2 mois sans condition d’ancienneté
- TAM catégorie VII : 3 mois sans condition d’ancienneté
- Ingénieurs et cadres : 3 mois sans condition d’ancienneté
bon à savoir
Indemnités de licenciement
Le montant de votre indemnité dépend de votre statut et de votre ancienneté. Ces compensations financières visent à accompagner votre transition professionnelle. Les dispositions conventionnelles s’appliquent sous réserve que les règles légales ne soient pas plus avantageuses pour vous.
- Ouvriers, employés et TAM : calcul selon le barème légal – 1/4 de mois par année jusqu’à 10 ans, puis 1/3 de mois par année au-delà
- Ingénieurs et cadres : 1/10 de mois par année de 1 à 3 ans, 4/10 de mois par année de 3 à 15 ans, 6/10 de mois par année au-delà de 15 ans (plafond de 12 mois)
- Salaire de référence : formule la plus favorable entre la moyenne des 12 derniers mois ou le tiers des 3 derniers mois (24 mois pour les cadres)
- Condition d’ancienneté : minimum 1 an de présence dans l’entreprise
- Exclusions : aucune indemnité en cas de faute grave ou lourde
Retraite
Le passage à la retraite s’accompagne également d’une compensation financière. Que vous décidiez de partir ou que votre employeur vous mette à la retraite, des indemnités vous sont versées. Pour les ouvriers, employés et techniciens, l’indemnité s’échelonne de 1/10 de mois par année (1 à 4 ans d’ancienneté) à 1/5 de mois par année (à partir de 5 ans), dans la limite de 5 mois. Les ingénieurs et cadres reçoivent 1/10 de mois par année pour les 10 premières années, puis la moitié de l’indemnité conventionnelle de licenciement au-delà, plafonnée à 6 mois. Ces montants s’appliquent sous réserve de dispositions légales plus favorables.
Démission
Lorsque vous prenez l’initiative de quitter l’entreprise, vous devez respecter un délai de préavis dont la durée varie selon votre fonction. Ce tableau récapitule les durées applicables pour chaque catégorie professionnelle.
| Catégorie professionnelle | Durée du préavis |
| Ouvriers | 1 semaine |
| Employés | 1 mois |
| TAM catégorie IV | 1 mois |
| TAM catégories V et VI | 2 mois |
| TAM catégorie VII | 3 mois |
| Ingénieurs et cadres | 3 mois |
Contrairement au licenciement, la démission ne vous ouvre pas droit aux 2 heures quotidiennes rémunérées pour rechercher un emploi. Aucune indemnité de rupture n’est versée dans ce cas de figure, sauf disposition contractuelle particulière.
Clauses spécifiques
La convention prévoit des situations particulières méritant votre attention. En cas d’absences de courte durée pour événements graves (décès, maladie sérieuse du conjoint, incendie), vous ne pouvez cumuler plus de 10 jours sur une période de 12 mois. Si vous comptez au moins 6 mois de présence au 1er juin, vous pouvez demander un complément de congé non payé pour atteindre la durée correspondant à une année complète. Les cadres bénéficiant d’une promotion conservent leurs droits acquis : en cas de licenciement dans les 3 mois suivant un changement de poste leur faisant perdre leur statut, l’indemnité sera calculée sur la base de leur ancienne fonction.
Avantages sociaux
| Avantage | Description |
| Prime annuelle | Versée aux salariés justifiant d’au moins un an d’ancienneté, cette allocation représente 100 % du salaire de base correspondant au coefficient appliqué. Elle est calculée au prorata temporis en cas de départ en cours d’année. |
| Prime d’ancienneté | Dès trois années de présence, vous bénéficiez d’une majoration progressive de votre rémunération : 3 % après trois ans, puis 6 % après six ans, jusqu’à atteindre 15 % au-delà de quinze années d’ancienneté. |
| Prime de froid | Les travaux effectués en continu dans des environnements réfrigérés donnent droit à une compensation financière. Celle-ci varie selon la température : 15 % du salaire minimum conventionnel en dessous de -5°, 8 % entre -5° et 3°, et 4 % entre 3° et 8°. |
| Prime de transport | Chaque jour travaillé ouvre droit à une participation de 0,50 euro, versée mensuellement, pour faciliter vos déplacements domicile-travail. |
| Indemnité réservée aux travailleurs de nuit | Lorsque vous accomplissez au moins quatre heures entre 21 heures et 6 heures du matin, vous percevez une indemnité équivalente à une fois et demie le taux horaire minimum conventionnel. |
| Congés supplémentaires pour ancienneté | Au-delà de quinze ans de présence, vous gagnez un jour de congé additionnel, puis deux jours après vingt ans et trois jours après vingt-cinq ans. Ces journées s’ajoutent à vos droits habituels. |
| Repos compensateur pour travail de nuit | Les travailleurs de nuit bénéficient d’un jour payé pour 270 à 500 heures effectuées dans cette plage horaire, et de deux jours au-delà de 500 heures annuelles. |
Questions fréquentes sur la convention collective Abattoirs
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