Thèse les Grands Événements Sportifs Africains Comme Levier de Développement Territorial Etude Comparative des Impacts Économiques et Touristiques des Can 2021 Cameroun 2023 Côte d'Ivoire et 2026 H/F Doctorat.Gouv.Fr

  • Hauts-de-France
  • CDD
  • Bac +5
  • Service public d'état
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Les missions du poste

Données quantitatives : investissements publics et privés, infrastructures réalisées, flux touristiques, retombées économiques (emplois, recettes), statistiques officielles nationales et locales.
Données qualitatives : entretiens avec responsables publics, organisateurs, collectivités locales, commerçants et habitants ; analyse documentaire (rapports, bilans post-événement) ; observations de terrain (infrastructures, zones d'aménagement).
Comparaison inter-pays : élaboration de tableaux comparatifs des indicateurs économiques et touristiques, analyse des facteurs de succès et limites propres à chaque pays.

Le profil recherché

Formation et profil académique
Master 2 (ou équivalent) en sciences économiques, gestion, management du sport, économie du tourisme ou discipline connexe ;
Solide formation en méthodologie de la recherche (quantitative et qualitative) ;
Une première expérience de recherche (mémoire de Master, stage en laboratoire, publication) constituera un atout.

Compétences disciplinaires
Connaissances en économie du tourisme et/ou en management du sport ;
Maîtrise des cadres théoriques mobilisés dans le projet : économie politique des méga-événements, développement territorial, marketing territorial et soft power ;
Capacité à mobiliser et croiser une littérature scientifique pluridisciplinaire (économie, géographie, science politique, sociologie du sport).

Compétences méthodologiques
Maîtrise des méthodes quantitatives (traitement de données statistiques, indicateurs économiques et touristiques) ;
Maîtrise des méthodes qualitatives (conduite d'entretiens semi-directifs, analyse de contenu, analyse documentaire) ;
Aptitude à la comparaison internationale et à l'analyse multiniveaux ;
Maîtrise d'outils de traitement de données (Excel, logiciels statistiques de type R/SPSS/Stata, et/ou outils de géographie numérique/SIG appréciée).

Bienvenue chez Doctorat.Gouv.Fr

Établissement : Université Polytechnique Hauts de France École doctorale : Ecole Doctorale Polytechnique Hauts-de-France Laboratoire de recherche : Laboratoire de Recherche Sociétés & Humanités - Département Centre de Recherche Interdisciplinaire en Sciences de la Société Direction de la thèse : Sylvain PETIT ORCID 0000000333915285 Début de la thèse : 2026-10-01 Date limite de candidature : 2026-12-31T23:59:59 Ce projet doctoral, dirigé par Sylvain Petit et co-encadré par Guillaume Richard (laboratoire LARSH, département CRISS), porte sur les grands événements sportifs africains comme leviers de développement territorial. Il propose une étude comparative des impacts économiques et touristiques de trois éditions de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) : 2021 au Cameroun, 2023 en Côte d'Ivoire et 2026 au Maroc.
La problématique interroge dans quelle mesure l'organisation de ces compétitions constitue un vecteur de dynamiques territoriales - infrastructures, tourisme, emploi, image territoriale, gouvernance locale - et comment ces dynamiques se reconfigurent selon les contextes nationaux propres à chaque pays hôte.
La recherche s'appuie sur trois ensembles théoriques : l'économie politique des méga-événements (Horne & Manzenreiter, Toohey & Veal), qui souligne promesses de croissance et risques de dérives budgétaires ou d'inégalités territoriales ; le développement territorial, abordant la recomposition des centralités urbaines et de la coordination entre acteurs publics et privés ; et la dimension symbolique du sport, via le soft power (Nye), le capital symbolique (Bourdieu) et le nation branding (Anholt).
L'étude articule trois enjeux. Économiquement, elle examine la nature et la durabilité des retombées des investissements dans le bâtiment, le transport, la sécurité et l'hôtellerie (modèles de Preuss et Crompton). Touristiquement, elle analyse l'évolution des flux et l'impact sur l'image internationale des pays hôtes. Territorialement, elle interroge la répartition des bénéfices entre capitales, villes secondaires et périphéries. L'ensemble converge vers le concept de legacy (Preuss), interrogeant la capacité d'un événement ponctuel à produire des effets durables.
La méthodologie est mixte, combinant données quantitatives (investissements, infrastructures, flux touristiques, statistiques officielles) et qualitatives (entretiens, analyse documentaire, observations de terrain). Une comparaison multiniveaux entre les trois pays révélera des styles de gouvernance et des stratégies d'aménagement distincts.
Les objectifs sont : comparer les stratégies des acteurs nationaux et locaux ; observer les effets territoriaux des trois éditions ; étudier la durabilité des effets au-delà de l'événement ; formuler des recommandations pour maximiser les bénéfices territoriaux et limiter les risques.
Le projet se déploie sur trois ans : revue de littérature et cadre conceptuel (année 1), collecte de données et terrain (année 2), analyse comparative, rédaction et soutenance (année 3). Il vise à éclairer le rôle du sport comme outil de gouvernement, de production territoriale et de diplomatie, au service des décideurs publics impliqués dans la préparation des grandes compétitions africaines. Les méga-événements sportifs sont devenus, depuis plusieurs décennies, de véritables instruments d'aménagement et de rayonnement international pour les territoires (Roche, 2000 ; Hall, 2006 ; Müller, 2015). En Afrique, la CAN s'est imposée comme l'un des principaux événements mobilisateurs, suscitant d'importantes attentes en matière de retombées économiques, touristiques et territoriales. La littérature reste néanmoins traversée par des controverses : certaines analyses soulignent des retombées positives (économie locale, tourisme, équipements), d'autres pointent la faiblesse structurelle ou la temporalité limitée de ces bénéfices, leur répartition inégale et les risques de surinvestissement (Flyvbjerg, 2014 ; Baade & Matheson, 2016). La thèse s'appuie sur trois cadres théoriques complémentaires : l'économie politique des méga-événements (Horne & Manzenreiter, 2006 ; Toohey & Veal, 2007), le développement territorial (Scott, 1998 ; Storper, 2013 ; Pierre & Peters, 2000) et la dimension symbolique et diplomatique du sport (soft power de Nye, capital symbolique de Bourdieu, nation branding d'Anholt), convergeant vers le concept central de legacy (Preuss, 2015). Comparer les stratégies d'aménagement menées par les acteurs nationaux et locaux (État, investisseurs, CAF).
Observer les effets territoriaux des trois éditions de la CAN sélectionnées.
Étudier la durabilité des effets matériels et immatériels au-delà de l'événement.
Formuler des recommandations pour maximiser les bénéfices territoriaux et diminuer les risques. Approche mixte (quantitative et qualitative) et comparative multiniveaux entre les trois pays hôtes.

Publiée le 25/09/2026 - Réf : c9e7c400fcd0acd038f662ab70f2a952

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