Établissement : Université Paris-Saclay GS Chimie École doctorale : Sciences Chimiques : Molécules, Matériaux, Instrumentation et Biosystèmes Laboratoire de recherche : Institut de Chimie Moléculaire et des Matériaux d'Orsay Direction de la thèse : Jérôme HANNEDOUCHE ORCID 0000000152783906 Début de la thèse : 2026-09-01 Date limite de candidature : 2026-07-31T23:59:59 Le développement de ligands pour stabiliser les complexes de métaux de transition de basse coordinence, qui sont des espèces-clés en catalyse biologique et moléculaire, a toujours suscité l'intérêt de la communauté scientifique. Une des plateformes les plus utilisés est le bêta-di(cét)iminate, en raison de son accès relativement facile, de sa grande modularité électronique et stérique et de sa capacité élevée à stabiliser les métaux dans de multiples états d'oxydation. Outre les avantages en termes d'environnement et de coût, les métaux de transition 3d tardifs ont des propriétés intrinsèques qui peuvent être bénéfiques en catalyse durable en ouvrant de nouvelles voies de réactivité à un ou deux électrons. Le riche paysage d'états rédox et de spin et de géométries de coordination associés à ces complexes a en effet le potentiel d'accéder à des réactivités qui sont en grande partie inaccessibles aux complexes 4d/5d. De plus, l'association de ces métaux à des ligands à champ faible ou intermédiaire tels que le ligand di(cét)iminate, ouvre la porte à une réactivité à deux états qui peut conduire à une accélération de la vitesse de la réaction ou à de la réactivité, mais aussi à une stéréosélectivité nouvelle et unique. Ce projet de thèse vise à exploiter la polyvalence de la plateforme di(cét)iminate et les propriétés inhérentes des complexes de fer de basse coordinence en catalyse durable pour relever les principaux défis associés aux réactions de borylation C(sp3)-H à distance catalysées par les métaux de transition 3d. Le besoin de développer de nouvelles méthodologies plus viables pour la production de molécules d'intérêt n'a jamais été aussi important qu'aujourd'hui et continuera sans aucun doute de croître exponentiellement. Cette tendance incite le secteur académique et industriel à utiliser de plus en plus de matières premières renouvelables, à réduire la production de déchets et à éviter dans la mesure du possible d'employer des réactifs toxiques et/ou dangereux. Dans ce contexte, les procédés catalytiques offrent les meilleures perspectives d'avenir pour le développement de nouvelles méthodologies éco-compatibles. Cette prise de conscience a naturellement conduit le secteur académique et industriel à se détourner des transformations classiques et stoechiométriques pour se concentrer sur des approches catalytiques et économes en atomes. Au cours des dernières décennies, la formation catalytique de liaisons C-E (principalement E = H, C, B, Si et plus récemment E = O, N, P), a été intensivement étudiée, ce qui a conduit à des applications industrielles importantes utilisant des catalyseurs à base de métaux dits nobles tels que le Rhodium, le Palladium, l'Iridium et le Platine. Néanmoins, ces métaux sont relativement coûteux et toxiques, et leurs ressources sont limitées. Le développement de processus catalytiques alternatifs à ceux à base de métaux nobles reste un enjeu majeur de la catalyse métallique moderne.[1] C'est dans ce contexte que s'inscrit ce travail de thèse.