Détail du poste
Établissement : Université de Toulouse École doctorale : BSB - Biologie, Santé, Biotechnologies Laboratoire de recherche : IRSD - Institut de Recherche en Santé Digestive Direction de la thèse : Priscilla BRANCHU ORCID 0000000281271181 Début de la thèse : 2026-10-01 Date limite de candidature : 2026-06-01T23:59:59 Les biofilms bactériens représentent un enjeu majeur en santé publique, en raison de leur résistance accrue aux antibiotiques et de leur implication dans les infections chroniques, notamment les infections urinaires récurrentes. Chez les Escherichia coli uropathogènes (UPEC), principaux agents des infections du tractus urinaire, la formation de biofilms sur les tissus ou les dispositifs médicaux (comme les cathéters) favorise la persistance bactérienne et l'échec des traitements antimicrobiens.
Dans ce contexte, le gène hlyF, récemment identifié comme un facteur de virulence chez les UPEC, suscite un intérêt particulier. HlyF est impliquée dans la production de vésicules de membrane externe (VME), associées à la virulence, mais aussi potentiellement à la production de biofilm. En effet, des orthologues de hlyF chez d'autres bactéries pathogènes semblent moduler l'architecture des biofilms, suggérant que hlyF pourrait jouer un rôle clé dans la formation, l'organisation et la résistance des biofilms d'UPEC.
Ce projet vise donc à caractériser l'expression de hlyF au sein des biofilms et à évaluer son impact sur leur structure, leur dynamique et leur tolérance aux antibiotiques. Pour cela, des modèles de biofilms in vitro seront développés, combinant des approches de microbiologie moléculaire et d'imagerie. L'effet de peptides antimicrobiens et d'antibiotiques sur ces biofilms sera également étudié, afin de déterminer si la présence de hlyF favorise leur résistance ou leur persistance.
Enfin, des modèles murins d'infections urinaires associées aux cathéters permettront de valider in vivo le rôle de hlyF dans la formation de biofilms et la tolérance aux traitements. Ce travail pourrait ainsi identifier de nouvelles cibles thérapeutiques pour lutter contre les infections chroniques liées aux biofilms, un défi croissant en raison de l'antibiorésistance. Les Escherichia coli uropathogènes (UPEC), principaux agents des infections urinaires, forment des biofilms favorisant leur persistance et leur tolérance aux antibiotiques. Le gène hlyF, impliqué dans la production de vésicules de membrane externe et associé à la virulence, pourrait également jouer un rôle dans la formation et la résistance des biofilms. Mieux comprendre son implication permettrait d'identifier de nouvelles cibles thérapeutiques contre les infections urinaires chroniques et l'antibiorésistance. Les méthodes utilisées seront principalement de la biologie moléculaire, de la microbiologie et de la microscopie.
Le profil recherché
Publiée le 18/05/2026 - Réf : c690c696b82befbb0098c78c1ff031df