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Établissement : Nantes Université École doctorale : École doctorale Biologie Santé Laboratoire de recherche : Center for Research in Transplantation and Translational Immunology Direction de la thèse : Simon VILLE Date limite de candidature : 2026-05-22T00:00:00 Chaque année, des milliers de patients bénéficient d'une greffe de rein. Pourtant, la transplantation n'est pas une solution définitive : pour éviter que leur système immunitaire ne rejette le nouvel organe, ces patients doivent prendre à vie des médicaments immunosuppresseurs. Or, ces traitements ont des limites : leur efficacité varie d'un patient à l'autre et ils exposent à de lourds effets secondaires, augmentant notamment les risques d'infections et de cancers. Trouver une alternative à ces traitements tout en garantissant l'acceptation du greffon est un défi majeur en transplantation. C'est précisément l'objectif de l'essai clinique "Eight Treg Study", mené au CHU de Nantes, qui ouvre une nouvelle voie : celle de la thérapie cellulaire. Son objectif est de remplacer, ou au moins réduire, l'usage des immunosuppresseurs en utilisant une arme bien plus naturelle : les propres cellules immunitaires du patient. Plus précisément, il s'agit des lymphocytes T régulateurs CD8+, des cellules capables de calmer la réponse immunitaire et de favoriser l'acceptation du greffon. Le principe est simple : ces cellules sont prélevées dans le sang du patient, multipliées en laboratoire, puis réinjectées la veille de la greffe. L'espoir est qu'elles induisent une tolérance durable au nouvel organe, évitant ainsi un rejet et réduisant le besoin d'immunosuppresseurs. Cette thèse s'inscrit dans ce projet et vise à comprendre comment ces cellules fonctionnent et interagissent avec les autres acteurs du système immunitaire après la greffe. Le travail repose sur des analyses transcriptomiques des cellules isolées du sang et spatiales des biopsies. Tout d'abord, le/la doctorant.e analysera le comportement des Tregs CD8+ chez des patients transplantés recevant un traitement immunosuppresseur classique. Il/elle cherchera à comprendre leur évolution dans le sang et dans le greffon, leur capacité à persister et à interagir avec d'autres cellules. Ensuite, il/elle étudiera les patients traités par thérapie cellulaire dans l'essai clinique Eight Treg Study. En comparant ces deux groupes, nous espérons démontrer que l'injection de Tregs CD8+ permet d'induire une tolérance immunitaire durable et de limiter le recours aux immunosuppresseurs. Si cette approche s'avère efficace, elle pourrait révolutionner la prise en charge des patients transplantés en leur offrant une alternative plus sûre et mieux tolérée. En clair, au lieu d'imposer un régime de médicaments lourds et contraignants, on apprendrait au système immunitaire à cohabiter pacifiquement avec l'organe greffé. Une véritable révolution en transplantation qui pourrait, à terme, améliorer la qualité de vie de milliers de patients.
Publiée le 05/05/2026 - Réf : 19fad3d0396b4424392c6e3b89b3b941