Détail du poste
Établissement : Université Bretagne Sud École doctorale : École doctorale Mathématiques & Sciences et Technologies de l'Information et de la Communication en Bretagne Océane Laboratoire de recherche : Laboratoire des Sciences et Techniques de l'Information, de la Communication et de la Connaissance Direction de la thèse : Erwan BOCHER ORCID 0000-0002-4936-7079 Date limite de candidature : 2026-05-15T00:00:00 Le dérèglement climatique augmente l'intensité et la fréquence des vagues de chaleur. En ville, les vagues de chaleur sont accentuées par les formes et les types d'occupation des sols et notamment les matériaux urbains qui selon leurs propriétés thermophysiques, leurs agencements vont absorber puis restituer plus ou moins de chaleur. Pour appréhender ces variations micro-climatiques, les chercheurs utilisent le concept de Zones Climatiques Locales (ZCL), qui permet d'étudier le climat urbain à différentes échelles, en fonction de la morphologie des quartiers et de leur occupation des sols.
Parallèlement, les études sur la vulnérabilité des populations aux fortes chaleurs se sont multipliées ces dernières années, s'appuyant sur des indices de vulnérabilité (HVIs) qui combinent des données démographiques, socio-économiques, climatiques et topographiques. Cependant, ces indices souffrent de plusieurs limites : les données utilisées sont souvent hétérogènes, les méthodes de calcul manquent de standardisation, les variables explicatives ne sont pas toujours justifiées, et les unités spatiales choisies ne reflètent pas toujours la réalité du phénomène. De plus, la disponibilité et la qualité des données varient fortement selon les territoires, ce qui complique les comparaisons et la généralisation des résultats.
C'est dans ce contexte que s'inscrit cette thèse, qui vise à repenser les HVIs pour proposer un indice de vulnérabilité plus robuste, reproductible et généralisable. La méthode sera d'abord appliquée en Bretagne, où une base de données géo-climatiques et socio-économiques est déjà disponible à fine échelle, puis étendue à plusieurs villes de France métropolitaine et aux territoires ultra-marins, qui présentent des spécificités climatiques et démographiques, ainsi qu'une moindre disponibilité des données.
Le sujet de thèse porte sur des questions d'analyse spatiale et de climat urbain ainsi que des enjeux socio-économiques, ce qui le positionne à l'interface de la géographie, de l'informatique et de la climatologie.
Le·a doctorant·e sera intégré·e dans une équipe interdisciplinaire, du fait du profil des collègues qui la compose : géographes, climatologues, statisticiens, informaticiens.
L'équipe est localisée à Vannes.
La thèse s'articulera autour de trois axes principaux : (1) un état de l'art des définitions de la vulnérabilité et des méthodes existantes, (2) une consolidation de la méthodologie des ZCL pour mieux intégrer les effets de voisinage et la structure spatiale, et enfin, (3) le développement d'un modèle géostatistique combinant les ZCL et les données socio-économiques pour identifier les populations les plus vulnérables.
L'objectif final de cette thèse est de développer un cadre méthodologique robuste et transférable, reposant sur des données géo-climatiques et socio-économiques à haute résolution, afin de fournir aux décideurs publics et aux gestionnaires territoriaux un outil d'aide à la décision. Cet outil permettra non seulement d'identifier les zones et les populations les plus vulnérables aux vagues de chaleur, mais aussi d'anticiper les ressources utiles pour des actions de prévention et d'adaptation ciblées.
Publiée le 05/05/2026 - Réf : 74ceecc1a86a957e85d463ba1f621072